Dès juin 2017, 470 associations et collectifs citoyens appelaient le nouveau chef de l'État et son gouvernement à organiser une Conférence nationale sur la politique migratoire de la France. Pour seule réponse, les pouvoirs publics ont développé un discours alliant « humanité et fermeté » et, sur le terrain, des politiques qui ne répondent pas, voire aggravent, la situation des personnes migrantes.

Par JF Gaudoneix 

Début septembre, le Président Macron a annoncé la préparation et le débat prochain d'un projet de loi « sur l'immigration », dont les maîtres-mots devraient être la sélection accrue entre « bonnes » et « mauvaises » personnes migrantes, l'accélération des reconduites aux frontières et l'externalisation renforcée de la politique de contrôle migratoire, en Libye, au Tchad ou au Niger. Le 21 novembre 2017 à Paris, une délégation d'associations annonce par conférence de presse le lancement d'États Généraux des migrations.

Le constat

- Un accueil en France absolument pas à la hauteur des enjeux : même pas le respect des quotas décidés au niveau de l'UE.
- Une politique dans le prolongement des précédentes, en accentuant davantage la dissuasion, le contrôle, le tri et les expulsions.
- Une politique menée au mépris du respect des droits fondamentaux des personnes migrantes, au mépris des décisions de justice et au prix du harcèlement des personnes leur venant en aide.
- L'État refoule à la frontière des migrants sans qu'ils puissent faire valoir leur droit à la demande d'asile.
- Des mineurs isolés laissés sans protection sur le territoire français.

Emmaüs propose

- De construire un contre-pouvoir pour dénoncer les situations inacceptables.
- De démontrer qu'une autre politique migratoire est possible.
- De construire un mouvement d'opinion s'opposant à la vision xénophobe des migrations.

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Les EGM veulent donc

- Dénoncer l'inacceptable.
- Exiger en urgence le respect des droits fondamentaux et l'inconditionnalité d'un accueil digne des migrants.
- Organiser des consultations sur le territoire et faire remonter les propositions pour une autre politique plus humaine respectant la dignité des personnes.


Principales associations nationales (parmi plus de 500 associations ou collectifs) :
Cimade, GISTI, LDH, Médecins du Monde, Secours catholique, Amnesty International, Emmaüs, APPEL - Accompagnement pour parler, écrire et lire - Amis de la Terre - Aides Migrants Solidarité – Amoureux au ban public - Association AIDER - Association Vivons ensemble - ATD Quart Monde – Attac - Ballon Rouge - Centre Primo Levi - Confédération Syndicale des familles - Fondation Abbé Pierre – FSU - Immigration Développement Démocratie - Le Mouvement de la Paix – MRAP - Mouvement Utopia - Solidarité Laïque - SOS Racisme - Syndicat de la Magistrature - Union juive française pour la paix - Fédération SUD éducation – etc...