Face au projet de loi gouvernemental « Asile et immigration » présenté lors du conseil des ministres du 21 février, plus de 400 organisations nationales s'engagent pour le dénoncer.

Par Emma

Leur objectif : construire une politique migratoire alternative. Au début mars à Grande-Synthe, un manifeste, issu d'une convention nationale, portant sur « l'accueil et les migrations » appelle à « débattre, proposer et militer sur les droits des exilés au-delà de leur statut ». A Béziers, un collectif regroupant les organisations locales, s'organise également et a invité, le 5 mars dans les locaux de la Cimade, tous les citoyens et la presse à une conférence.Il s'agit d'alerter la société civile et de créer un vaste courant d'opinion. Commençant par des témoignages d'exilés exprimés par des comédiens, les responsables des associations nous ont présenté les aspects les plus significatifs du projet de loi. Tout est fait dans cette nouvelle loi pour, d'une part durcir les possibilités des demandeurs et leur accueil et d'autre part accentuer encore la perception de l'étranger comme personne à refuser. Il est question à la fois de la réduction du temps de recours après un refus, de cantonner les demandeurs d'asile dans les régions (empêchant ainsi leur libre circulation), de décider de points de passage avec horaires pour entrer en France ! Concernant la rétention des demandeurs dans les centres qui existent dans notre région à Sète et à Nîmes : la durée de celle-ci passe de 45 jours à 90 voire 135 ; l'intervention d'un juge des libertés sera retardée ; la garde à vue passera de 16H à 24H ; l'assignation à résidence obligera la personne à rester enfermée chez elle etc...


Par conséquent, cette loi remet en cause les principes même d'une société pour tous. C'est un combat de l'information contre de la désinformation qu'il est très difficile d'expliquer avec des arguments rationnels. Afin de montrer qu'il y a d'autres choix possibles, les organisateurs proposent tout un pannel d'initiatives dont vous trouverez le programme sur l'agenda du journal.

A22EGMRsistonsAA la fin de la conférence de presse, Mathieu Gabard, écrivain, nous a lu avec des collègues un texte qu'il a intitulé « Pour un État Généreux de la migration » et qui décrit ce que pourrait être un État « solidaire, aimant, humain...digne de confiance, confortable, accompagnant...un État que aide tout un chacun, qui que ce soit, où qu'il soit, à travers le monde, à se construire le plus beau des possibles ». (texte à retrouver dans notre dossier)

Pour plus d'informations : https://eg-migrations.org/