25 raisons de ne plus voter Robert Ménard

Par Clo et M.R.V.,

Envie à Béziers, Evab pour nos lecteurs, fidèle à son engagement, vous propose 25 raisons de ne plus voter Robert Ménard comme maire de Béziers, sous forme de dessins légendés. Vous pourrez découvrir et partager ces dessins au fur et à mesure des semaines qui nous séparent des élections municipales.

17ème raison : plus un biterrois ne peut désormais se mentir sur l’appartenance de Robert Ménard à l’extrême droite comme cela pouvait être le cas au début de sa mandature. Plus un biterrois ne peut se mentir sur son utilisation de la cité biterroise pour participer à la montée de ce courant idéologique conservateur et identitaire. Voter pour le maire actuel c’est porter la responsabilité de favoriser la prise de pouvoir de l’extrême droite dans la région et en France. Quelques rues et façades rénovées valent-elles de porter cette responsabilité ?

Robert Ménard mène depuis plusieurs années campagne pour une union des droites. S’il a travaillé à rassembler les courants les plus en marge, en s’appuyant sur des personnalités hautement médiatisées comme Eric Zemmour, plus ou moins alliés à Marion Maréchal Le Pen, sa position en marge du RN, avec lequel il fait un pas de deux, fait partie de cette stratégie. Cette stratégie est efficace, puisque d’un côté on voit des politiques les plus à droite s’allier au RN comme à Sète, ou des politiques RN demander le soutien de Robert Ménard comme Louis Alliot à Perpignan. La présence de Marine Le Pen ce samedi 15 février à Sète est de ce point de vue révélatrice et inquiétante. Elle est en effet venue y soutenir Sébastien Pacull, ancien LR, tête de liste d’une liste soutenue par le RN. Elle a parlé à cette occasion de « révolution culturelle » du RN à propos de… l’union des droites. Robert Ménard était venu lui aussi soutenir Sébastien Pacull le soir de son lancement de campagne. Il a apporté également son soutien à la liste RN agathoise de Louis Cousin. De plus il manœuvre dans les villes de l’agglomération Béziers Méditerranée pour asseoir son influence en vue de l’élection à sa présidence.  

La stratégie de l’union des droites a ceci de redoutable qu’elle renforce les politiques de droite menées. Car c’est bien une politique de droite que mène Robert Ménard pour prendre l’exemple biterrois. Se vanter de l’augmentation du prix de l’immobilier sur Béziers en est la démonstration : qui a intérêt à cette augmentation ? Qui ne sait que l’augmentation de la valeur du logement en France depuis 30 ans est un des facteurs les plus importants de la baisse du pouvoir d’achat général des français ? Au profit de qui ? La stratégie de l’union des droites met en évidence leurs intérêts et fondements communs. Soit l’extrême droite sert d’épouvantail et favorise le vote pour la politique de droite macronienne ultra libérale et autoritaire, soit la politique macronienne sert d’épouvantail et favorise le vote pour la politique de l’extrême-droite libérale, autoritaire, conservatrice et identitaire, le LR servant de courroie de transmission. Dans tous les cas les perdants sont les mêmes. Et ils sont nombreux, beaucoup plus nombreux qu’ils ne se l’imaginent eux-mêmes. Ne nous laissons pas enfermer dans la quadrature du cercle.         

17 saintvalentin copie

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant par exemple de réaliser des statistiques de visites.
Plus d'informations Ok