25 raisons de ne plus voter Robert Ménard

Par Clo et M.R.V.,

Envie à Béziers, Evab pour nos lecteurs, fidèle à son engagement, vous propose 25 raisons de ne plus voter Robert Ménard comme maire de Béziers, sous forme de dessins légendés. Vous pourrez découvrir et partager ces dessins au fur et à mesure des semaines qui nous séparent des élections municipales.

 18ème raison : le Midi Libre du 4 février 2020 annonçait une baisse de la délinquance générale importante à Agde (20%) et dans une moindre proportion à Béziers comme à Sète, alors qu’elle est plutôt en augmentation dans l’ensemble de l’Hérault et en particulier à Montpellier.   

 Or la plupart des villes héraultaises ont une police municipale armée et pour certaines depuis de nombreuses années : Nîmes, Lunel, Bagnols- sur-Cèze, Lodève sont les plus anciennes depuis plus de 20 ans ; puis Perpignan et Beaucaire qui s’arment dans les années 90 ; Montpellier, Sète, Agde, Carcassonne font partie de la vague des années 2000, rejointes par Narbonne et Frontignan en 2012 et petite dernière Béziers en 2015. Montpellier était en 2016 6ème au classement des grandes villes en nombre de policiers municipaux pour un ratio de 6,65 policiers par 10 000 habitants, ce qui la plaçait en 3ème position après Nice et Toulouse. Les policiers de la capitale héraultaise sont passés au 9 mm en 2016. A contrario la ville d’Alès est connue pour avoir refusé jusqu’à présent cet armement, considérant que la police municipale n’avait pas à se substituer à la police nationale, ce qui n’a pas empêché le responsable de la sécurité depuis 24 ans de recevoir la médaille bronze de la sécurité intérieure.

On le sait Robert Ménard a beaucoup mis en scène cet armement de la police municipale. C’est Raymond Couderc qui avait recruté une police municipale classique, comme le rappelait le Point dans un article du 20 février 2014, tout en refusant de l’armer car pour lui la situation ne le justifiait pas : 2013 avait connu une baisse de plus de 9% de la délinquance grâce au travail de la police nationale et une collaboration efficace avec la police municipale.  

Et on le voit sur l’ensemble du département, la présence parfois ancienne d’une police municipale armée n’a pas forcément d’impact sur la délinquance. Ce qui peut être considéré comme un élément moteur de la lutte contre la délinquance en terme policier, ce serait plutôt une pratique de terrain et une collaboration entre les services.

Mais sur ce dernier point on ne peut s’empêcher de penser que les différents textes de loi récents qui ont favorisé l’armement municipal entérinent le désengagement de l’État sur ces questions. On en a une preuve par la mise en place par le gouvernement actuel à coup de communication de la police de proximité qui ne s’est pas traduite à Béziers par exemple par une augmentation des effectifs, mais des tâches dévolues aux policiers nationaux.  

Robert Ménard de ce point de vue tient un double discours : d’un côté il reproche à l’État de se désengager, de l’autre il participe à ce désengagement en développant la police municipale et son armement. L’État et les mairies qui sont partie prenante vont dans le même sens.

C’est d’autant plus inquiétant que la vague terroriste aidant, on ne semble plus percevoir le pouvoir qui est confié ainsi à un élu municipal. Elle l'est d'autant plus que par ailleurs la police nationale est utilisée de son côté à des stratégies d’affrontement dans le cadre des mouvements sociaux de protestation contre les inégalités sociales en ayant recours à des LBD ou des gaz nocifs. Le gouvernement mène des campagnes de recrutement auprès des jeunes et vient de mettre en place le service mational universel.Quand on sait que le nombre de policiers, gendarmes et militaires votant pour le RN est en forte augmentation, on comprend que son armement constitue également un enjeu électoral, mais dessine aussi un type de société.

Sur Béziers le renforcement de la police municipale s’est accompagné d’une diminution du nombre du rôle des médiateurs ou des ASVP. Une des critiques faites à Robert Ménard, auxquelles il essaie de répondre dans la présentation de son programme, a été le désengagement de la mairie sur la sécurisation des sorties d’écoles. Que propose-t-il : l’installation d’un visiophone et dédier une équipe de médiateurs à la prévention de la violence aux abords des écoles. En clair pas de présence humaine permanente. À l’image du délitement du lien social que nous connaissons dans un contexte économique inégalitaire et qui a toute sa part dans la problématique et mériterait d’être développé. 

Et qui ne se souviendra du maire actuel accompagné en 2015 de policiers municipaux armés se filmant en train de vilipender des réfugiés syriens, les accusant d’occuper illégalement un appartement de la Devèze ? De quoi évoquer de sombres images de notre histoire dans un contexte de montée du vote d'extrême droite.

18 Policiers   


   

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant par exemple de réaliser des statistiques de visites.
Plus d'informations Ok