J’aime beaucoup lors de mes balades en campagne longer les quelques haies résiduelles d’arbres entre les champs ou les vignes. Elles dispensent de la fraicheur et les oiseaux y babillent, piaillent, roucoulent pour mon plus grand bonheur. Ce matin, surprise, je ne les ai pas entendus, sauf in extremis dans les derniers mètres de la haie.

Je commençais à penser au livre de Rachel Carlson, Printemps silencieux (1). Certes, nous sommes en automne, mais il y a des bourgeons sur tous les arbres, et je portais un teeshirt.

M’est revenue la fin du bulletin d’info de 8 heures à la radio : « et, pour finir, quelques nouvelles du temps. Il fera au plus chaud 23° dans le Sud ». Nous sommes le 5 novembre. Puis le jingle et on a oublié bien vite, c’est entré dans les habitudes…

Certes, on a perdu 75 % des insectes et 25 % des oiseaux de la Terre mais, bof, on a internet et bientôt la 5G.

Ah tiens, quand même, il y a un peu la pandémie et elle est un peu en rapport avec ce désordre. Insistons surtout sur le confinement, les morts, les attentats terroristes (6 morts en France en octobre, certes 6 de trop), saoulons-nous de dérivatifs.

Combien de millions de morts de famine liées au dérèglement climatique ? Combien de migrants de la faim noyés en tentant de se sauver ? Combien de pauvres en plus en France ? : +1 million à la fin du 1° confinement. Tablons sur la même augmentation à la fin de l’année.

Plus tard, sur la même station de radio, était interrogée la secrétaire exécutive du groupe IPBES, groupe intergouvernemental d’études sur la biodiversité. On sait à quelle vitesse l’homme s’attache à la détruire. Elle fut reçue par le Pdt Macron qui l’assura de son implication et de sa détermination à lutter contre cette destruction. Il en fut comme pour les préconisations de la conférence citoyenne pour le climat qui devaient être appliquées cash. On a vu comme elles furent balayées par Jupiter sans aucune discussion.

Ne pas penser, ne pas prévoir, ne pas planifier, être gouvernés par des ectoplasmes planant dans leur « richosphère », si j’ose, et laisser les pauvres se dém...brouiller et nos enfants vivre l’enfer qui s’annonce, mais, « magnéto, Serge ! »

Le fond de l’air est très chaud !

(1) Printemps silencieux est un livre écrit par la biologiste marine et militante écologiste Rachel Carson en 1962 qui provoqua une prise de conscience de la pollution liée aux pesticides et contribua à l'interdiction du DTT aux USA en 1972.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant par exemple de réaliser des statistiques de visites.