Ainsi titrait le dernier JDB montrant le maire et son équipe (surtout le maire) se démultipliant pour être partout à la fois au secours des malheureux Biterrois envahis en quelques heures par un déluge. C'est un vrai problème en effet pour les villes et villages situés sous la trombe... Et ça va se reproduire de plus en plus souvent et fort avec le réchauffement climatique.Peut-être pourrait-on envisager enfin une autre gestion de la ville, un urbanisme plus adapté, moins de pavage, bétonnage, suppression de terrains drainants plutôt que "l'embellissement" de nos places.


A Couderc, nous devons le pavage complet de la place dite "du 14 juillet" à la place de la terre et des arbres qui en faisaient la grâce romantique. Et la gestion du "forum" d'où on a éradiqué les arbres, recouvert les vestiges romains, démoli sans autorisation la Poste Art Déco qu'on aurait pu conserver avec un petit espace vert autour, le pavage de la place de la Madeleine pour construire le parking souterrain.

Ménard a recouvert les fouilles de l'ilot des Chaudronniers, bof, c'est pas aussi futuriste que la grande roue, jointoyé les pavés de l'entièreté de la place de la Madeleine, refait Jean Jaurès sur le parking, donc pas d'infiltration possible, et minéralisé complètement la place du Marché au Bois. Des arbres nous sont promis, on y croit fort après avoir vu le sauvage tronçonnage des 8 marronniers cinquantenaires qui en faisaient le charme. Et il va s'attaquer à la place Saint Jacques populaire, conviviale, avec sa super-vue, au Capnau avec ses gitans, ses pauvres, ses ruelles moyenâgeuses, son charme. Que va-t-il se passer ?

La voirie, qui a du être l'objet entre autres des coupes de « dégraissage » supprimant 150 fonctionnaires est dans sa majorité dévolue à la sculpture des crottes de chiens dans le « rectangle d'or » : allées Paul Riquet, Clémenceau, Foch, République, Halles, Mairie.

Certains quartiers ne sont plus entretenus, ajoutant aux conséquences dévastatrices des pluies diluviennes.

Les périphéries des villes sont occupées par des ZAC et entrepôts qui artificialisent encore plus les sols, les fossés ne sont plus entretenus, les buses se bouchent (cf celle du Four à Chaux qui a inondé le quartier.

Nous attendons de nos édiles enfin une réflexion intelligente sur l'aménagement urbain, à laquelle les habitants seraient associés et qui est d'une urgence autrement plus dramatique que les pansements ridicules de "l'embellissement".

 

 

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant par exemple de réaliser des statistiques de visites.