1er avril 2021. Avec beaucoup de retard puisque les extraits qui suivent sont écrits par Robert Ménard en octobre dernier dans le journal de l’ultra droite Causeur. Cette fois-ci, le maire de Béziers s’en prend aux maires écologistes (EELV) qui seraient selon lui des malades.

Extraits : « Comment les électeurs ont-ils pu signer ce pacte avec l’hôpital psychiatrique ? Ou alors il y a eu lobotomie ? Selon moi, malgré ce vent en poupe électoral, l’écologie est en phase terminale. Hurmic (maire de Bordeaux) et ses collègues n’en sont que les métastases aux sourires tristes. Ça ronge depuis longtemps le corps de la nation… Le réchauffement climatique a tapé sur le ciboulot de pas mal de monde… Ils disent des conneries monumentales en prenant l’air sérieux. En réalité, ce qu’ils veulent, c’est mettre fin à la France que nous aimons. Foutre dans une benne, sans tri pour le coup, la France du Tour et des belles jeunes filles qui embrassent les coureurs, les écoliers genrés, Noël, la Marseillaise, le pays de Gabin, de Bardot, de Jean- Pierre Marielle et de Platini. Et même jusqu’à l’écriture de notre langue ! Ils sont les nouveaux inquisiteurs. Nous sommes dans leurs futurs bûchers… Tout ce qui rassemble – à Béziers, chrétiens, musulmans, juifs et athées sont côte à côte devant la crèche de Noël – les débecte. Tout ce qui fait plaisir au peuple. Ils sont contre le bonheur. Le bonheur, c’est facho. Nous savons qu’ils sont l’extrême gauche haineuse, anti-française, anti-humaine qui s’est grossièrement badigeonnée de vert… À la place des circuits courts, ils auront les migrants des circuits longs, l’insécurité et un fatras d’interdictions sur le dos. Derrière le drapeau vert et le yaourt bio, une secte extrémiste s’installe et va pourrir la vie des Français… » etc etc…

2 avril. Selon le journal La Pieuvre du Midi, l’une des principales victimes du budget 2021 de l’agglomération Béziers-Méditerranée, voté le 27 mars dernier, est sans conteste la médiathèque André-Malraux (MAM). Cette année, son budget est de 301 000 € contre 456 550 € l’année dernière, soit une baisse de 34 %. Sachant que les acquisitions de livres, DVD et CD, représentent la part la plus importante du budget avec 306 000 € en 2020 et 206 800 en 2021. Cela veut dire que les usagers ne trouveront plus les livres et les documents publiés récemment, ni les revues qu'ils venaient lire ou consulter. Cette baisse pourrait également avoir de graves conséquences sur les emplois et au final sur la fréquentation de la MAM… De son côté Robert Ménard a précisé : « Nous essayons de faire des économies ».

4 avril. L’arrestation de 5 femmes d’une même famille pour tentative d’attentat terroriste a été effectuée dans la nuit par le RAID de Montpellier et la DGSI dans le quartier de la Dévèze, à Béziers. L’émotion dans ce quartier populaire a été très grande car les titres des journaux dès le lendemain étaient très alarmistes : « Opération antiterroriste à la Devèze », « L’action semblait imminente », « Des engins explosifs utilisés dans les attentats parisiens ont été découverts », « Un sabre, un couteau et une réplique d'arme de poing ont été saisis», « L’attentat devait avoir lieu dans une église, le lundi de Pâques ». Même des médias marocains ont relayé l’information en expliquant que la principale suspecte « voulait décapiter des fidèles dans une église… ». Sans minimiser ces faits très graves, on sait aujourd’hui que seule Leila B., une jeune française de 18 ans, a été inculpée. Elle se serait, en effet, radicalisée ces derniers mois à travers les vidéos diffusées par Daesch. Pour autant, les autres membres de la famille (la mère et ses trois autres filles) ont été relâchées sans aucune poursuite. On sait aussi que cette famille vit dans une grande précarité mais n’a aucune pratique religieuse. On est donc loin de ce fanatisme sanguinaire avancé par l’extrême droite et Robert Ménard. Du côté du matériel, là aussi, il semblerait que l’arsenal était plutôt artisanal, puisque la perquisition révèle que Leila B. avait « dans sa chambre une photo de la décapitation de Samuel Paty, des images de djihadistes armés, des bouteilles d’acétone, d’acide sulfurique et d’eau oxygénée, et des dispositifs pouvant constituer des explosifs. » Elle avait par ailleurs, un carnet où « elle avait recopié une recette de fabrication d’explosifs, des notes évoquant plusieurs projets d’action violente, d’autres écrits faisant référence à l’État islamique mais également certains symboles du nazisme ». Évidemment, Robert Ménard s’est déclaré surpris par l’événement. Mais les positions islamophobes qu’il développe régulièrement alimentent cette dérive et font le jeu du terrorisme. Au demeurant, on sait que parmi les radicalisés de ces dernières années, on trouve des français qui n’avaient au départ rien à voir avec l’islam. Une chose est sûre, cette affaire va malheureusement conforter certains dans l’amalgame qu’ils font entre musulmans et terroristes et dégrader, encore un peu plus l’image des habitants de ce quartier qui y sont attachés et vivent ensemble.

6 avril. Le Conseil municipal de Béziers a voté à l’unanimité « un barème d’évaluation du patrimoine arbre » après l’abattage par un promoteur immobilier d’une trentaine d’arbres, dont certains étaient protégés, dans le parc du château de la Devèze. Avec ce barème, le maire tente de rattraper le coup, à la suite des critiques des riverains et d’associations parues dans la presse. Ce barème évaluera les dommages causés sur les arbres pour fixer le montant des indemnités à payer, mais ce n’est qu’un document technique. Le promoteur pourra intégrer ces dérisoires milliers d’euros de pénalités dans les frais généraux de la construction.
La seule mesure efficace serait la suspension du permis de construire et l’arrêt des travaux… D’ailleurs l’élu d’opposition EELV, Thierry Antoine, a précisé : « Il ne faudrait pas que cela se transforme en droit à couper des arbres en payant. » Et d’imaginer un promoteur immobilier calculant que le paiement des compensations lui reviendrait moins cher que l’arrêt du chantier.
Le Conseil municipal a aussi lancé un système de bons d’achat « Francs biterrois » pour soutenir les commerçants de la ville. Ils sont délivrés aux seuls employés municipaux par l’intermédiaire du Groupement des œuvres sociales (Gos) de la mairie. Ces bons ne devrait pas être dupliqués ou copiés, leur fabrication a donc été complexe et onéreuse. Pour Robert Ménard c’est « un clin d’œil à tous ceux qui sont nostalgiques par rapport au franc ». En attendant, les comptes administratifs 2020 pointent une dégradation du ratio de solvabilité entre l’encours de la dette et l’épargne brute.

6 avril. Ce même soir, au Conseil municipal de Frontignan, les élus RN de l’opposition, Gilles Ardinat et Gérard Prato, ont dénoncé certaines subventions accordées par la municipalité en 2021 comme celle destinée au syndicat CGT de seulement 400 € (sur un montant total des subventions de 491 000 €) mais aussi vis à vis de deux autres associations : la FCPE (Parents d’élèves) et No Pasaran (association de descendants des exilés de la Guerre civile espagnole et de leurs amis). Les élus RN ont expliqué : « Ces associations ne nous conviennent pas… Elles ont un devoir de neutralité politique, or il s’agit d’officines ultra politisées… » L’élu communiste Jean-Louis Bonneric a donc expliqué : « Au sein du Conseil régional où siège Monsieur Ardinat, il a, au mois de février dernier, voté contre des subventions versées à certaines associations comme la prévention routière, l’office HLM de Perpignan pour des logements sociaux, le musée des jardins du canal du midi, le mémorial de Rivesaltes, le théâtre de l’Archipel, la réalisation de films de courts et longs métrages, à l’association SOS Jeunes (éducation à la citoyenneté), à la FCPE de l’Hérault, à l’association Occitanie Livre et culture, au réseau pour le compostage et les bio-déchets, à la commune Portet-sur-Garonne pour des installations photovoltaïques, à la communauté de communes dans le Lot, pour la construction d’une maison de la nature (éducation de l’environnement), à une association rencontre tout couleur, au centre d’informations du droit des femmes et des familles du Gard, à l’association pour l’aide à l’insertion, au mouvement HF Occitanie Toulouse contre les violences sexistes et sexuelles dans les arts et la culture, à l’association SOS Méditerranée ». Il a ajouté ne pas les avoir toutes citées. L’élu RN a affirmé alors : « On assume tous nos votes. Chaque demande de subvention est étudiée par le groupe RN de la Région et on vote contre les associations qui sont politisées ». Effectivement cette liste de rejet du tissu associatif et visiblement très surveillée révèle l’idéologie de ce parti, : anti-sociale, anti-syndicaliste, anti-féministe, anti-écologiste, anti-immigré, anti-culturel, anti-solidaire et anti-fraternelle.

7 avril. Dans le dernier envoi de ces brèves, nous avions parlé de la réquisition d’une salle de l’école Jean Jaurès au profit d’une association de billard, au prétexte que cette salle n’était quasiment jamais utilisée par l’école… Aujourd’hui, il semblerait que l’adjointe au maire, Alberte Frey, révise son point de vue. Elle suggère d’installer les enfants dans les locaux de la maison de quartier « bien plus confortable… chauffée et équipée de divers matériels », « Je suis persuadée que les enfants y seront bien mieux pour pratiquer les activités énoncées [danse, sport, théâtre]. » Et d’expliquer que de toute façon, la salle où le Billard club va s’installer est « insalubre » et que « le club de billard va la remettre aux normes » tandis que « la Ville s’occupera des travaux de sécurisation ». Le Billard club confirme que ses membres mettront la main à la pâte, mais l’association « n’a pas les moyens de financer la mise aux normes des portes, de l’électricité et des sanitaires ». C’est donc bien la collectivité qui prendra à sa charge l’essentiel des travaux. La question est : pourquoi ne pas l’avoir fait alors qu’elle était utilisée par des enfants ? Certains enseignants précisent également que le projet du Billard Club était « réfléchi depuis plus de deux ans ». De toute façon, le conseil de l’école Jean Jaurès a rejeté la proposition de la ville : si cette salle de quartier « est belle et pas comparable » avec celui de la vétuste salle du Patronage, elle a un inconvénient : « Pour accéder à cette salle, il faudrait emprunter un escalier, ce qui n’est pas idéal, en particulier pour la classe Ulis, avec des enfants en situation de handicap… D’autre part, cette salle est occupée par plusieurs associations… Accepter cette proposition nous mettrait en porte-à-faux vis-à-vis de ces gens que l’on délogerait ! »
Du côté de la mairie, on évoque « les caprices de certains enseignants » et la « mauvaise volonté » du conseil d’école : « Tous les créneaux ne sont pas utilisés à la maison de quartier et il est évident que la solution proposée ne léserait personne. » Or cette affirmation est contredite par une animatrice de la maison de quartier : « En plus des associations, les accueils de loisirs et les seniors fréquentent nos locaux, indique-t-elle. Donc trouver des créneaux libres ponctuellement, c’est possible, mais pas toutes les semaines. Et la grande salle est très demandée, encore plus en cette période car avec la distanciation, nos petites salles ne peuvent accueillir que quatre personnes ! » Ce à quoi la mairie rétorque que « les agents n’ont pas vocation à répondre à la presse car ils ne disposent pas de tous les éléments ». Ambiance municipale !! Pour l’instant la directrice de l’école envisage plutôt de « partager la salle du Patronage ». Histoire à suivre donc.

8 avril. Un médecin qui exerce en Lozère mais habite à Béziers a été jugé pour des propos racistes et antisémites tenus sur le réseau social russe VK. Au cours de l’audience, le président du tribunal a cité quelques exemples de sa « prose ». Par exemple, sur la polémique autour de l’hydroxychloroquine, il a écrit : « Cette saloperie juive qui gère la France pour quelques schekels s’est ridiculisée une fois de plus. Tout mensonge et manipulation chez eux, arrêtons le massacre. » Ou encore à la suite de la publication d’une photo d’Olivier Véran et d’Agnès Buzin : « Cette racaille juive ne risque rien, les magistrats sont leurs esclaves serviles ». Ou bien en parlant du montant des amendes perçu pendant le confinement, à la question « Où ira cet argent ? », le médecin répond : « Pour les bougnouls » ou encore : « Le juif s’enrichit sur nos morts, comme toujours, et avec la complicité de ceux qui nous gouvernent ».
Évidemment le médecin a tenté d’expliquer : « j’étais malade à ce moment-là, je n’ai pas réfléchi du tout… C’est un effet de la fièvre, j’ai dit des choses qui dépassent ma pensée… » et sans rire il a affirmé : « En tant que médecin, je n’ai aucune notion de la loi ». Ben voyons !! Il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis et de 8 000 € d’amende.

9 avril. L’élu d’opposition de droite de Béziers, Pascal Resplandy, a démissionné de son mandat d’élu au sein du Conseil municipal. Il est remplacé par Anne-Marie Rasseguié… À la question : Pourquoi avoir décidé de démissionner un an après le scrutin des municipales, Pascal Resplandy répond : « Le travail d’opposition ne peut pas servir positivement dans une assemblée menée par un clown qui fait du spectacle et qui est suivi d’une majorité de godillots sans caractère… ». Il a quand même souhaité « bonne chance » aux membres de son groupe. Ambiance !

9 avril. En poste depuis moins de 3 mois, le directeur de l’Office du Tourisme de l’agglomération, Jean-Jacques Micoud, vient d’être remercié. Très surpris par cette décision, il explique : « Quand je suis allé au rendez-vous que Robert Ménard m’avait fixé, j’étais confiant, je pensais qu’il allait me donner de nouvelles missions. Or il m’a expliqué que ma vision de mon poste de directeur était trop conceptuelle, trop théorique, trop intellectuelle. Bref, je ne correspondais pas à celle qu’il en avait. Pas plus. Notre collaboration s’arrêtait là ». Il détaille dans le journal La Pieuvre du Midi : « Le fait que Robert Ménard soit président de l’Office du Tourisme cela ne me gênait pas. J’avais bien compris qu’il souhaitait une équipe très réduite autour de lui afin que les décisions soient prises en temps réel ». Mais « Quand on a travaillé sur le dossier « Béziers-sur-Mer » avec son service communication, j’ai trouvé que nous étions dans la « sur-promotion » et la « sur-promesse ». En fait à l’intérieur de la plaquette il y avait ce montage où l’on voyait que la mer arrivait jusqu’à Béziers (ce qui est très loin d’être le cas). » Cela plaisait beaucoup au maire mais pas à Jean-Jacques Micoud : « Cela faisait trop « Côte Vermeille » mais ce n’était pas du tout Béziers. On était clairement dans la « sur-promesse ». Et puis, il ajoute : « Je voulais mettre de l’humain et du social dans notre communication. Avec la crise sanitaire, je pensais que les gens avaient besoin d’être plus conseillés, accompagnés, chouchoutés… Aussi j’avais préparé plein de guides sur le territoire pour aiguiller les vacanciers qui arriveraient ». Visiblement cela n’a pas été une bonne idée pour Robert Ménard : « Il avait une idée fixe, celle de muscler la communication de l’Office du Tourisme au profit exclusif de la notoriété de Béziers » en oubliant que l’agglomération regroupe 16 autres communes. Impossible de le faire changer : « Si on ne va pas dans son sens, il se braque… Bref, si on n’est pas d’accord avec lui, c’est que l’on est contre ! » D’ailleurs Jean-Jacques Micoud a vécu cette situation comme une profonde injustice : « Pour tout vous dire, à la suite de ce rendez-vous, j’étais tellement sous le choc de mon licenciement qu’avec mon épouse, nous avons pris notre voiture et sommes rentrés à Saumur, là où j’étais en poste avant. »

10 avril. Malgré une pluie battante, marche de soutien à la famille de Mohamed Gabsi, tué à Béziers il y a un an (le 8 avril), suite à un contrôle de la police municipale. Une centaine de personnes ont défilé ce jour-là, pour rendre hommage à ce père d’un enfant de 3 ans. En tête de cortège se tenait la famille de Mohamed avec ce slogan scandé tout au long du défilé et toujours d’actualité « Justice pour Mohamed ». Sa sœur Houda Gabsi a expliqué : « Il pleut mais il fallait absolument marquer ce triste anniversaire. Il faut tenir le coup, on n’a pas le choix. Cette date est importante, pour moi, pour la famille, pour le comité. Je vais enfin être entendue par le juge d’instruction le 18 mai. Je vais enfin pouvoir parler de Mohamed, de ce qu’il s’est passé, de l’acharnement des policiers. J’ai des photos que je pourrai montrer. Il faut que justice soit rendue, que plus jamais une interpellation se termine par un décès. C'est arrivé à Mohamed, mais ça aurait pu être n'importe qui ! » Il faut savoir que dans cette affaire, trois policiers municipaux sont mis en examen. Aujourd’hui ils sont libres et travaillent toujours dans les services municipaux de la ville (sauf ceux de la police) en attendant leur procès. Évidemment, le maire de Béziers a toujours défendu « sa » police municipale.

10 avril. Pendant près d’une heure, une fuite d’eau venant du toit dans la Halle des sports du Four à Chaux de Béziers a interrompu le match de championnat de Volley entre Béziers et Mulhouse. Il s’agit des deux meilleures équipes féminines de volleyeuses du championnat de France. Pour beaucoup, cela n’aurait jamais eu lieu si Robert Ménard n’avait pas torpillé le projet du Palais des sports de Frédéric Lacas, son prédécesseur comme président de la Communauté de communes. Nicolas Cossange, élu d’opposition commente les choses ainsi : « Dire que les Béziers Angels joueraient déjà dans leur nouvelle salle flambant neuve si Robert Ménard n’avait pas retardé sa construction pour que son prédécesseur à l’agglomération ne l’inaugure pas. Que dire aussi de l’entretien de ce gymnase qu’utilisent les scolaires. Dernière la poudre aux yeux et le trompe l’œil, le Béziers de Robert Ménard tombe en décrépitude. »

14 avril. Après les odeurs qui incommodaient sérieusement les habitants de Saint-Jean-de-Libron, il semblerait que la décharge de Montimas pollue les eaux souterraines du quartier. Une situation potentiellement problématique pour l’environnement. En revanche, Henri-Pierre Fabre, en charge des déchets à l’Agglo, constate : « en l’état, aucun risque, ni dégradation notable, ne sont avérés ». Histoire à suivre.

15 avril. Le journal du Biterrois (JDB) est un véritable outil de propagande de Robert Ménard au service du maire de Béziers et très peu au service des 17 villes de l’Agglo. Par exemple, le journal annonce fièrement et en gros titre : « Aide de 1000 euros pour chaque étudiant biterrois… le maire de Béziers a décidé de leur octroyer une aide, via le CCAS… » Mais lorsque l’on détaille, ce n’est pas tout à fait cela. Pour recevoir les 1 000 euros, il faut être étudiant à Béziers ou avoir des parents résidant à Béziers, avoir entre 18 et 26 ans, et être bénéficiaire d’une bourse d’État. Et enfin faire en contrepartie 15h de travaux dans des associations caritatives. Pour 2020-2021, seuls 72 élèves en ont bénéficié. Autre exemple de propagande dans le numéro du 1er avril, Robert Ménard s’interviewe lui-même sur 4 pages pour faire le bilan de l’Agglo. Dans le genre : « je prends à cœur mon rôle d’élu. Il occupe tout mon temps, toutes mes pensées. Il irrigue ma vie… Je me définis comme populiste. Ce que je veux : être au service du peuple et de lui seul. Et ne pas lui mentir..». Evidemment, il dénonce tous les opposants dans ces termes : « Ils aiment les logements sociaux mais n’en veulent pas chez eux. Ils aiment la « mixité sociale » mais ne veulent pas inscrire leurs enfants dans une école « mal fréquentée ». Ils aiment les mineurs non accompagnés - entrés clandestinement en France et dont beaucoup ne sont pas vraiment mineurs - mais n’en veulent pas sur leurs communes… ». Vis à vis des journalistes, il balaie les critiques ainsi : « certains journalistes qui s’offusquent de ma manière d’agir me laissent penser que je suis sur la bonne voie ». Et puis sur l’ancienne direction de l’Agglo, il ajoute : « Nous avons fini de tergiverser, de louvoyer avec le Palais des sports », alors que c’était surtout lui qui bloquait les décisions ou encore : « Nous avons mis en place des aides aux communes, qui ne ressemblent pas, comme dans le passé, à une véritable course d’obstacles. À croire que nos prédécesseurs adoraient la paperasse… ». Dans ce même numéro, il y a aussi une rétro sur « Un an de pandémie » où le journal est heureux d’annoncer qu’il y a eu 40 000 contrôles effectués par la police municipale de Béziers et bien entendu pas un mot sur Mohamed Gabsi tué suite à un contrôle par cette même police municipale… Heureusement que certains habitants commencent à afficher un « Pas de JDB », sur leur boite aux lettres.

 

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