Voici les chroniques de Visa 34 (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) avec qui Envie à Béziers est partenaire, consacrées à la vie locale biterroise d'Août 2020.

1er août Le journal municipal de Robert Ménard est un véritable outil de propagande et d’illusion. On croit rêver lorsqu’on lit « Béziers est étonnante. Béziers est surprenante… Béziers nous ébahit et nous rend fiers, en sortant chaque mois ou presque des champions dans toutes les catégories. Cette fois-ci, ce sont de jeunes danseuses de chez nous qui réalisent un incroyable parcours, de l'Opéra de Paris au Bolchoï ! Béziers est, osons le dire, un autre monde, voire le « monde d'après » que les habitants des grandes villes ont besoin de redécouvrir. ».

Dans cette même veine, après le label « ville d’art et d’histoire » (sic), Béziers a obtenu le Label "Ville active et sportive" qui récompense les villes pour leur politique sportive ! (resic !) Même chose pour la mini Féria du 14 au 16 août qui malgré la pandémie « sera quand même une belle fête populaire autour de notre Sud. » (sans bodéga) « avec ses valeurs de convivialité, avec du rugby, des toros, des chevaux et de la musique ». Elle ne sera pas si populaire que ça car les spectacles équestres d’Alexis Grüss s’ils sont gratuits (pour une fois) ne commenceront qu’à 22h, et que le prix des places pour une corrida se situe entre 25 euros (les moins chères) et 109 euros (les mieux placées). Mais le journal municipal annonce fièrement qu’il y aura quand même « une messe sublime avec des chanteurs à la cathédrale de St Nazaire ». À noter encore dans ses pages le photomontage d’un dessin de la vierge Marie au dos de l’habit d’un toréador. En revanche, un seul quart de page dévolu à l’opposition municipale. Et dire que le maire défendait la liberté de la presse…

5 août L’Agglo que depuis quelques jours maintenant dirige Robert Ménard a un nouveau logo. Nicolas Cossange (élu PCF) dénonce cette décision prise « sans aucun débat et sans procédure de marché public ». Pourtant, dans le journal municipal de Béziers, le rédacteur en chef du journal (Robert Ménard) interviewe sur 5 pages le nouveau président de l’Agglo (Robert Ménard lui-même). Et explique que l’Agglo doit être « au service des communes et à l’écoute des citoyens »... Il ose dire qu’« il fallait en finir avec les disputes entre notre Ville et l’Agglo (alors que c’est lui qui a toujours attaqué l’ancien président Frédéric Lacas) et lance avec cynisme « Je ferai en sorte d’oublier le passé et ses querelles ». .. En revanche, il affirme qu'« il va falloir qu’on se serre la ceinture, qu’on diminue notre train de vie » et qu’il ne veut pas devenir « un super-maire mais un fédérateur, un facilitateur et un porte-parole. ». Une question reste posée : est-ce que les vice-présidents de l’Agglo (les 8 maires soutenant Robert Ménard) ont été informés de ce nouveau logo discuté très, très démocratiquement ?

6 août Interview dans le journal Regards (et dans l’anti K) d’une membre du comité « Justice pour Mohamed » qui explique qu’au « début de la soirée du 8 avril Mohamed Gabsi, sa femme et leurs trois enfants avaient eu un problème de dégâts des eaux à leur domicile. Ils étaient allés chez la mère de sa compagne, mais l’appartement était trop petit pour que tous y dorment, donc Mohamed partait dormir chez un copain. Il avait donc son attestation lorsqu’il est sorti vers 22h, mais nous avions en plus un couvre-feu. L’arrestation a été très musclée. Beaucoup de témoignages concordent en ce sens. Il hurlait parce qu’il avait déjà eu des problèmes avec la police – un arrêt cardiaque lors d’une arrestation – et avait peur. Ils s’y sont mis à tous les trois pour le menotter et le mettre dans la voiture à plat ventre. Ils s’y sont repris à trois fois pour fermer la porte, alors que sa tête dépassait. Un policier est monté derrière pour le maintenir. Mohamed avait la trace de deux genoux sur son cou. Il est mort d’une rupture de la corne thyroïdienne. Deux autopsies confirment cela. Quand Mohamed est arrivé au commissariat, il était bleu, il bavait. ». Après la plainte déposée par la famille, elle précise : « Tout de suite après la mort de Mohamed, il y a eu des articles de presse le diffamant, notamment en le faisant passer pour un SDF, comme si c’était une raison pour le tuer. Robert Ménard a embrayé dessus en disant que Mohamed avait absorbé une dose létale de cocaïne – il était cocaïnomane et se faisait soigner pour ça –, ce qui est totalement faux. Depuis qu’il est maire, c’est très tendu entre la police et la population. Et Mohamed n’est pas le premier… ». Aujourd’hui, en effet, le comité recense plusieurs autres histoires impliquant les « cow-boys » de la police municipale de Béziers.

8 août Après la marche blanche du 20 juin, puis un rassemblement le 8 juillet dernier, le comité "Justice pour Mohamed" a de nouveau appelé à un rassemblement pour honorer la mémoire de Mohamed Gabsi. 70 à 80 personnes ont défilé en ce début d’août, depuis la place Garibaldi jusqu'à l'avenue du 22 Août, là où il a été interpellé par la police municipale de Béziers avant de décéder, le 8 avril, L’objectif de la famille, des amis et des soutiens de Mohamed Gabsi est de défiler ainsi tous les 8 du mois en attendant les compléments de l'autopsie, la mise en examen et la suspension des policiers municipaux liés à la mort de Mohamed. Comme c’est souvent le cas, le lendemain, les propos haineux et indignes de certains lecteurs du Midi Libre ont été publiés sur internet. Extraits :
- Comment feriez-vous si un jour de couvre-feu, un énergumène est interpellé, lequel énergumène se rebelle en donnant des coups de pieds au véhicule de police, fait preuve d'une violence inouïe face aux forces de l'ordre ? Comment arriveriez-vous à le maîtriser ? En lui donnant des bonbons ou des images ? Ça suffit toutes ces histoires. Nous sommes en France, et dans ce pays il y a des lois à respecter ; si on ne les respecte pas, on sait à quoi on s'attend.
- Il avait enfreint la loi. Où est le problème ? Un couvre-feu ça se respecte, sauf à avoir quelques affaires louches à traiter.
- Les forces de l'ordre interviennent pour faire respecter la loi ce qui est indispensable en démocratie n'en déplaise à ceux qui pensent que tout est permis pour imposer ses idées
- Ils manifestent pour des causes perdues alors que la police n’a rien à voir avec sa mort ! Par contre aucune manifestation sur ces derniers temps avec des dizaines de morts très violentes commises par cette communauté. Dans leurs pays d’origine ils ne sortiraient plus de prison. Et si ceux-là veulent rentrer pas de soucis, on garde ceux qui ne font jamais parler d’eux.
- Vous voulez la justice !!! Pour moi, elle a rendu son verdict, affaire classée ........
- Houda contre Assa. Laquelle récupérera le plus gros chèque ?
- Quand une communauté est solidaire de ses membres qui ont un comportement déviant par réflexe ethnique, elle ne doit pas s'étonner de rencontrer des réactions de rejet !
- Moi je demande justice pour toutes les victimes des Mohamed
- Manif pour après demander des tunes au tribunal. Ils savent y faire, t’inquiète...
- Béziers n'a aucun problème avec sa police ! Béziers n'a aucun problème avec son maire qui vient d'être réélu. Béziers, comme d'autres villes, a malheureusement DES problèmes avec qui vous savez..`
- Je ne comprends pas. Avant ils se battaient pour que les femmes, euh, pardon, femelles (comme ils disent) puissent sortir masquées et maintenant où est le masque ????
- Qu'ils aillent faire leur loi dans leurs contrées lointaines d'où ils sont originaires.
-Ici on leur donne tout et ça vient frapper sur nos FDO (force de l’ordre), sur nos enfants, sur nos parents, et ça ose se plaindre quand un des leurs reçoit le juste retour de manivelle.
- Et oui ! La loi est faite pour tout le monde. Dommage pour lui mais il a bien cherché.
- On est dans un pays qui a besoin d'un très grand ménage...
- Il faut interdire toutes ces manifestations qui ne servent qu'à incriminer les personnes faisant respecter les lois. À les écouter c'est toujours la faute des autres !!!!
- Ils nous emm.....avec leur Momo!
Heureusement que deux ou trois lecteurs très minoritaires ont pu s’exprimer « Bravo aux fachos pour leur solidarité: c'est très fort d'arriver à défendre des policiers municipaux qui, face à une personne non violente, l'ont tuée en lui provoquant des fractures au niveau du cou. Vous pouvez toujours dire qu'il avait un casier judiciaire, ou même l'accuser d'être toxicomane, peu importe que ce soit vrai ou faux, ce n'est pas la cause de l'étranglement et des fractures qui ont provoqué sa mort ».

11 août Encore un débat sur C-News où Robert Ménard était l’invité. Il s’agissait de l’émission "L’heure des pros" animée par Julien Pasquet (en remplacement de Pascal Praud) autour du thème « les agressions des maires ». Bien entendu Robert Ménard a commencé par se poser en victime… en reparlant de son "agression"de 2018 à Saint-André-de-Cubzac. Or on se souvient qu’il avait été invité à titre privé pour essayer de structurer un mouvement "d’union des droites", qu'il s'était fait chahuter (pas casser la figure comme il le prétend) et qu’il était tombé à terre. Il a effectivement eu 4 jours d'ITT mais le lendemain de son soi-disant « cassage de gueule », il dansait en accueillant à la mairie de Béziers l'équipe féminine de Volley qui venait de gagner le championnat de France... Il a aussi perdu un procès contre deux élus socialistes de la région qu’il accusait d'avoir appelé à la violence alors qu’il s’agissait d’un appel à protester contre sa venue. Bref, Robert Ménard, toujours au top dans les mensonges… Cela dit dans ce « talk show » était également invité Rost (producteur, artiste et président de Banlieues actives) qui lui a répliqué : « Non mais Ménard il faut qu’il arrête de se faire passer pour une victime." Et d’attaquer sur sa police municipale : « Je vais lui rappeler le nom d’un jeune homme qui s’appelle Mohamed Gabsi. Je pense qu’il y a un moment où il faut aussi avoir un minimum d’humilité et d’arrêter de se faire passer pour une victime", a-t-il clairement revendiqué. « On va essayer de ne pas sortir non plus trop du sujet" s’est inquiété le présentateur. "C’est exactement ce discours que je dénonce", a commencé Robert Ménard. "Vous pouvez le dénoncer", lui a rétorqué Rost. Et le maire de Béziers, d’enchaîner contre "ces associations qui justifient tout. Moi je n’ai pas besoin de soutien psychologique, j’ai juste besoin qu’un certain nombre de voyous aillent en prison". "Qui a justifié quoi, là ? » a soupiré Rost. « Et je crois que vous avez une affaire aussi ! Vous avez aussi une affaire judiciaire. J’espère que vous irez aussi en prison !" a-t’il poursuivi. Julien Pasquet est une nouvelle fois intervenu : «"S’il vous plaît Rost, on laisse finir Robert Ménard. Les attaques personnelles...", "J’ai juste besoin qu’un certain nombre de gens soient à l’endroit où ils doivent être c’est à dire en prison", a continué Robert Ménard. "Comme vous aussi", a répété Rost. L’insistance de Robert Ménard à attaquer les associations (au lieu de répondre sur le fond) est inquiétante. En effet, à plusieurs reprises il a affirmé que le problème venait surtout « des associations qui trouvaient des excuses à tout le monde et aux délinquants». Pour lui « cette politique constante qui fait qu’on trouve des excuses à des gens qui se comportent mal est insupportable ». Il a été heureusement repris par Julien Pasquet. « Mais ce n’est absolument pas ce qu’il s’est passé sur le plateau. Tout le monde a condamné cette délinquance »… Bref, avec sa vision du monde, imaginons deux secondes, le maire de Béziers, ministre de l’intérieur…

13 août. Michel Bousquet, l’ancien colistier de Robert Ménard, (élu le 15 mars dernier) est finalement condamné à 4 mois de prison avec sursis pour ses propos racistes et orduriers envers la député LREM Laetitia Avia. De plus, il a également été condamné à faire publier à ses frais le jugement dans deux quotidiens, un national et un régional, ainsi qu’à effectuer, toujours à ses frais, un stage de citoyenneté. L’ex-élu, qui n’était pas présent au tribunal, devra en outre payer 8 000 euros de dommages et intérêts aux associations anti-racistes (Licra et SOS Racisme) pour avoir écrit sur sa page Facebook : « Elle s’exprime comme une merde, dont elle a la couleur ! Comment on peut foutre ça, ministre ? Mystère !" Évidemment, devant le tribunal, le 16 juillet, il avait assuré ne pas être raciste, seulement un peu « maladroit… Mais quand je l’ai écrit, je vivais une phase difficile de ma vie. Je sortais d’une anesthésie. Je n’ai fait que répondre à une amie. Mon intention n’était pas de m’attaquer à sa couleur, mais à son texte de loi.» Ben voyons, il ne voit même pas que c’est de la haine raciale.

14-16 août Mini Féria à Béziers… Cela commence le 14 avec le match de rugby. ASBH (Béziers contre Toulouse. Ce dernier l’emporte aisément (43 à 21). Il y avait à peine 3500 spectateurs dans le stade Raoul Barrière car celui-ci avait été boycotté par les 3 clubs de supporters de la ville qui veulent notamment des changements à la tête des actionnaires et des vice-présidents du club.…Le lendemain, il y a eu la messe de l’Assomption à la Cathédrale de St Nazaire avec masque obligatoire, une présentation des cercles Taurins de la ville avec la présence de Mr et Mme Ménard (sans masque) mais aussi avec Michel Bousquet (l’ancien président), lui aussi sans masque. Pendant ce temps-là, à l’initiative du Colbac (comité de liaison biterrois pour l’abolition de la corrida) une manifestation de 200 personnes s’est déroulée dans les rues de Béziers. Ils ont rencontré le maire et son épouse sur le parvis du théâtre pour un débat plutôt houleux. La présidente, Sophie Maffre-Baugé qui avait demandé à ses troupes de garder leur sang-froid et de ne pas insulter qui que ce soit, a alors lu une lettre ouverte à l'édile, lui demandant notamment "d'utiliser le pouvoir qui est entre vos mains pour ne plus autoriser les corridas à Béziers". Robert Ménard a ensuite pris la parole mais n'a pu aller au bout de son discours, invectivé et sifflé par certains manifestants, ces discussions étant à sens unique entre un maire expliquant que la tauromachie fait partie intégrante de la culture biterroise et des anti-taurins affirmant le contraire.

21 août Beaucoup de monde sur la promenade à Puissalicon pour assister à une réunion contre le projet d’installation de 4 éoliennes non loin de la ville. Plusieurs élus étaient présents dont évidemment un Robert Ménard fidèle à ses déclarations très anti-écolo : « il faut mettre une bombe et faire péter toutes ces éoliennes». Même si le village en question ne fait pas partie de l’Agglo qu’il dirige, Robert Ménard cherche à supplanter le conseiller départemental RN Franck Manorgil qui avait déjà commencé à mobiliser les gens contre ce projet simplement pour l’instant au stade d’enquête publique. Pour le président de l’Agglo, ces éoliennes de 150 mètres de haut dénaturent le paysage avant d’ajouter : « Quel pays peut accepter un projet quand tout le monde y est opposé »… Il prendra des délibérations contre cette installation alors que le village de Puissalicon ne fait pas partie de son agglomération… (on sent bien, les appétits de grandeur du maire de Béziers). De plus, afin d’utiliser un langage de plus en plus vulgaire à la manière de Trump (qu’il admire), il ajoute sans sourciller : « il faut être abruti et vivre à Paris pour imaginer des choses pareilles. Je tiens à mon pays, je tiens à ma ville et à mes paysages. Les écolos qui veulent me donner des leçons de morale, qu’ils aillent se faire foutre ! » Et, pour encourager encore un peu plus les élus et la population à s’opposer à ce projet, Robert Ménard n’hésite pas à mentir en parlant d’un projet de 30 éoliennes et un début des travaux en septembre. Sauf que le responsable de la société qui doit procéder à ces installation affirme au contraire que « ce projet n’a pas vocation à s’étendre et qu’aucun travaux ne commencera sans autorisation ». Pour autant, la question sur le choix des ressources énergétiques non polluantes n’a jamais été discuté sur le fond…

30 août. Tiens, revoilà Elie Aboud et en compagnie de Robert Ménard pour une remise de deux chèques à l’association Cèdre de France que dirige l’ancien député LR de l’Hérault. Le but est de financer des dispositifs médicaux pour les victimes blessées lors de l’énorme explosion du 4 août à Beyrouth. Pour Robert Ménard, le Liban est pour moi la petite France. Il pleure ses morts, on ne pouvait pas rester indifférent ». Lorsqu’il s’agit d’autres pays, Syrie, Irak, Liban, Soudan, Yemen, Arménie ou Georgie, la maire de la ville est nettement plus indifférent. Les deux chèques sont d’un montant de 13 500 euros de la part de l’agglo (ont-ils été discuté au sein du conseil communautaire ? Pas sûr ?) et 8000 euros pour la ville. Ses dons aideront des Libanais qui n’ont pas de moyens, notamment pour les besoin de prothèses.

31 août Le conseiller départemental RN Franck Manogil a déposé un recours devant le tribunal administratif de Montpellier pour demander l’annulation d’une subvention de 20 000 euros accordée par le Conseil départemental de l’Hérault à l’association SOS Méditerranée qui avec son bateau participe au sauvetage de migrants en Méditerranée. Pour le conseiller RN « cette subvention est celle de trop ». C’est une décision « idéologique qui signifie que l’Hérault veut encore plus d’immigration » et cela « ne fait qu’encourager les migrants à prendre des risques… sachant qu’ils seront sauvés par un navire de SOS Méditerranée ». Pour cet élu « les associations de type SOS Méditerranée, permettent finalement à ces passeurs de s’enrichir". Ignoble !!

31 août. Ce même jour, une nouvelle affiche encore provocatrice de la municipalité s’installe dans les rues de Béziers « Biterrois Lives Matter » (La vie des Biterrois compte). Comme une réponse au mouvement antiraciste “Black Lives Matter”, (La vie des Noirs compte) des États-Unis, sans parler de la vie de Mohamed Gabsi, toujours niée par le maire.…Pour un internaute, cette nouvelle campagne de pub abjecte ose « comparer ce qui se passe aux États-Unis avec Béziers, c’est cracher, encore sur la République et déverser, consciemment, méticuleusement, des litres d’inflammables dans les esprits ». Heureusement que quelques militants de la France insoumise de Béziers ont remplacé le titre de cette affiche par « Mohamed Gabsi Lives Matter »

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