Trumpinette savoure avec délectation sa victoire. Sa dernière ennemie en date, la mairesse de Montauban, est à deux doigts d’être incarcérée. Qu’est ce qu’elle croyait celle-là avec ses faux airs et son prénom de femme de président ? Elle pensait qu’elle allait se laisser faire, subir un affront médiatique ? C’était bien mal la connaître ! Brigitte n’était pas la première.

Elle connaissait depuis le début les penchants de Trumpinou pour les femmes. Elle savait que tout commençait par une amitié politique, exclusivement féminine bien entendu. Au début elle avait trouvé ça univoque, bizarre, intriguant. Son Trumpinou était incapable d’amitiés masculines politiques. Quand il était en relation avec un homme, c’était pour le dominer, le contrôler. Au fond elle n’était pas sûre que ce ne soit pas la même chose avec les femmes, mais elle préférait se le cacher. Cette hypothèse soulevait trop d’incertitudes.

Sa certitude à elle, c’était qu’elle pouvait contrôler ses rivales. Bêtement, à chaque fois, il lui parlait, d’une telle, de ses talents pour servir leur cause politique. Comme par hasard toutes ces femmes étaient des maitresses femmes, comme par hasard elles le fascinaient au-delà de leurs fonctions politiques. Une des dernières dont elle se rappelait était cette Marion. Celle-là avec ses airs de sainte Nitouche et de Vierge Marie lui avait donné du fil à retordre. Il lui avait quasiment couru après! Heureusement une différence d’âge plus que conséquente les séparait. Il aurait pu être son grand père! Mais question grand père cette Marion en avait un d’encombrant, comme une tante d’ailleurs. Rien n’est simple dans les familles de nos jours! Marion il l’avait poursuivie dans toute la France, à Carpentras, en PACA, à Lyon. Il l’avait même invitée dans leur base dans le sud de la Gaule. Pour l’attirer il avait grossièrement monté une opération séduction qu’il avait appelé "Oz ta droite". Ce qu’il avait envie d’oser, elle le savait c’était de la séduire. Il voulait lui montrer ses talents d’organisateur, de rassembleur, se faire mousser. Ça avait été un fiasco, une injure publique, la Marion était partie en plein débat sur l’union des droites, avec ses lieutenants. D’un seul coup la salle s’était vidée de moitié de ses plus grands invités. Elle s’en rappelle comme si c’était hier. Elle se revoit chantonner l’air de rien "Marions-les, Marions-les, ils vont très bien ensemble". Il n’avait pas compris ou fait mine de ne pas comprendre.
Est-ce qu’il est très catholique de vouloir séduire toutes les femmes politiques de son camp ? L’action politique de Trumpinou est-elle uniquement genrée ? Trumpinette a-t-elle une âme de killeuse ? La religion cathodique a-t-elle supplanté la religion catholique ? Les femmes politiques grugées par Trumpinou lui réservent-elles un chien de leur chienne ?
Vous le saurez dans les prochains épisodes de notre web série : l’union des droites. Tous les lundis en accès libre et en exclusivité, découvrez sur notre site la vie la vie trépidante des aventures de Trumpinette et Trumpinou

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