Trumpinou en a marre d’être remorqué politiquement par les femmes. Après ses déboires électoraux avec Brigitte, Marion et Marine, il broie du noir. Pas le noir de son mouvement politique, les chemises noires, le noir de la déprime.

Trumpinette a bien tenté de le dérider en faisant une blague raciste à deux balles : « Broyer du noir pour quelqu’un d’extrême droite, c’est normal mon Tinou », mais elle a essuyé un galimatias grognon. Trumpinette s’en rend compte : son double est au plus bas. D’un côté elle se félicite que Trumpinou relativise sa quête éperdue de l’idéal politique féminin, d’un autre elle ne supporte pas de le voir triste, amorphe, abattu. Elle sait que leur relation est basée sur la conquête du pouvoir. Si elle ne l’aide pas dans cette conquête, cette relation disparaîtra. Cette disparition, elle n’en veut pas. Cette quête spirituelle et matérielle du pouvoir est devenue leur carburant. Elle sait intuitivement que si elle / il ne remplissent pas le réservoir, c’est la panne sèche. Qu’ils resteront seuls au bord de la route, abandonnés. Qu’ils regarderont avec horreur les chars de la victoire défiler le 14 juillet et le jour de la nouvelle fête nationale la sainte Jeanne. Trumpinette tourne et retourne cette équation dans sa tête : comment redonner le goût de l’engagement à son Tinou sans l’envoyer dans les bras d’une autre ? Elle connaît son aversion pour les mâles dominants, il les repère à trois kilomètres et s’engueule inévitablement avec eux. La faute à son père, un vieil activiste de l’OAS qui lui a fait jurer le jour de sa mort qu’il renierait ses engagements passés. La solution existe, elle le sait, mais comment avec qui ? Qui peut être assez couillon pour servir de marche pied, d’ascenseur, de sherpa ? Elle cherche à composer ce portrait-robot : un homme de préférence, bête, imbu de lui-même, facilement manipulable, orgueilleux, qui pourra être facilement débarqué le moment venu. Une sorte de leurre, d’avatar, de clone, qui sera mis en avant pour être finalement évincé. Une sorte de Gabrielle d’Annunzio pour Benito Mussolini. Qui, mais qui, pourrait jouer en France le rôle de rabatteur joué dans les années 1920 en Italie par d’Annunzio ? Trumpinette cherche, elle veut sauver son couple, elle sait qu’elle est obligée de trouver pour prétendre continuer à jouer le rôle d’égérie. Sinon une autre viendra et lui prendra sa place. Elle désespérait lorsque la révélation de l’idiot de service lui apparut enfin. Une chanson passait à la radio, elle connaissait le refrain : « mon doux, mon tendre, mon incroyable amour ». Elle ne se rappelait plus du chanteur, qu’elle n’appréciait d’ailleurs pas outre mesure. En plus ce ton déprimé lui rappelait trop la situation de son Trumpinou. Mais au lieu d’"amour" elle avait entendu "Zemmour". Le Seigneur, son Sauveur lui faisait une nouvelle fois un signe. Le petit Goebbels de CNEWS était le pantin qu’elle cherchait !

Trumpinou va-t-il sortir de son marasme post électoral ? Trumpinette a-t-elle trouvé l’idiot de service qui va servir de marchepied ? Zemmour est-il assez bête pour ne pas comprendre la supercherie qui se trame ? Trumpinou peut-il composer avec un homme ? Est-il condamné à être remorqué politiquement par les femmes ? Le goût du pouvoir et la politique peuvent-ils faire répéter autre chose que des archaïsmes enfantins ? les ‘’duce ‘’ en gestation répètent-ils à l’infini les manques de leur vie ?


Vous le saurez dans les prochains épisodes de notre web série : l’union des droites, en accès libre sur notre site EVAB, tous les lundis.

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