Chers amis antiracistes, chers amis antifascistes, chers amoureux des rebonds capricieux du ballon ovale . . . Bonjour !

Avis aux biterrois qui étaient confinés dans le reste du monde cet été, Béziers, en votre absence, a fait la une de l’actualité, Béziers et plus particulièrement son célèbre club de rugby : l’ASBH.

Au départ comme dans Dallas et son univers impitoyable un magnat du pétrole veut investir ses pétrodollars dans la vigne, l’immobilier et le rugby. Mais pourquoi Béziers ? ? ? ? ? ? . . .s’interroge la presse locale, nationale et internationale, pendant les mois de juin, juillet et août ? ‘’Parce que c’est la plus belle ville du monde’’ répondent la main sur le cœur les investisseurs ! Avec une telle déclaration d’intention les magnats du pétrole ont immédiatement conquis le cœur de la population, Franchement ‘’ des estrangers’’ qui viennent chez vous et qui vous disent que vous êtes les plus beaux, ça ne peut que plaire !

Pourtant le baron noir et les dirigeants du club sont réticents . . .Pourquoi ? Parce que les investisseurs étaient arabes peut être. En Biterre, Samir ça sonne moins bien que JR. Mais pas que . . . Essentiellement parce que nous avons un maire qui est autant farci de contradictions qu’un calamar :

  • Il se réclame partisan inconditionnel de l’union des droites, du capitalisme, de l’économie de marché libre et non faussée,
  • Il veut gentrifier sa ville en virant les pauvres, les gitans et les arabes,
  • Il veut que Béziers redevienne la capitale mondiale de la viticulture,
  • Mais il refuse un investisseur attiré par des vignes à acheter, des appartements à rénover et un club de rugby qui est en vente au prix d’un euro symbolique.

Pour ceux et celles qui ne l’avaient pas remarqué le baron noir est une girouette. Dans cette saga du rachat, il aura successivement :

  • Défendu une solution Biterro / Biterroise sans les émiratis,
  • Se sera esbaudi en compagnie des stars du ballon ovale qui soutenaient le projet de rachat,
  • Joué les entremetteurs entre non-vendeurs et possibles acheteurs,
  • Admonesté publiquement les anciens dirigeant du club,
  • Admonesté publiquement les nouveaux éventuels acheteurs,

En 3 mois c’est difficile de faire mieux au niveau de l’inconstance.            

Et pourtant côté fric c’est pire ! Pour les biterrois distraits qui ne savent pas où partent leurs impôts :

  • La mairie donnait déjà près d’un million d’euros au club avant le rachat,
  • Pour faire pression sur le rachat elle menace de couper les vivres.
  • Suite au non-rachat elle rallonge sa participation de 400 000 euros,

En clair avant le projet de rachat l’ASBH coûtait 1 million d’euros aux contribuables biterrois. Après le projet de rachat l’ASBH coûte 1 million 400 000 euros aux mêmes contribuables. Il nous reste à souhaiter que des investisseurs ne veuillent pas racheter le club de foot local ou le club de volley féminin. Dans cette saga estivale le baron noir aura confirmé qu’il était un piètre négociateur et un piètre gestionnaire. Ça promet pour l’agglo !

Eh oui, chers habitants de Béziers et du monde entier, le baron noir a encore voulu surfer sur le populisme et il vient de se vautrer dans une vague, un rouleau. Il revient piteusement sur la plage, sa planche à la main, du sable et des algues plein les cheveux.  Du statut de maire qui allait redonner ses lettres de noblesses à l’ASBH, il risque de passer au statut de maire qui aura précipité l’ASBH dans les profondeurs du rugby amateur. C’est pas bon pour les élections ça ! Pour ce qui est des inconditionnels qui après cette série de trahisons en tout genre, restent fans, iIls devraient se méfier d’un lider Maximo capable :

  • D’hurler au loup avec son copain Éric Zemmour sur le grand remplacement des français de souche,
  • Puis de promouvoir dans sa ville un consortium des émirats arabes unis !

Au fond le baron noir a une fiabilité à géométrie variable dont la boussole reste son intérêt immédiat. Les dernières victimes :

  • Les dirigeants débarqués de l’ASBH,

 peuvent sûrement en dire quelque chose.

Tour à tour courtisés, encensés, lapidés, ils ont été livrés en pâture à la vindicte populaire par le maire de Béziers. Le but était de ne pas être atteint par l’éclaboussement. C’est pas sûr que ça marche . . . Au final  le baron noir risque de passer pour ce qu’il est : un opportuniste !

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant par exemple de réaliser des statistiques de visites.