Extrême droite

16 novembre. Emmanuel Macron a visité l’entreprise Genvia de Béziers qui doit produire des électrolyseurs pour la filière hydrogène. Bien entendu les Ménard sont allés le saluer lors de sa visite. Mais dans le journal du Biterrois ils s’approprient cette rencontre par ses mots : « Le maire de Béziers et président de l’Agglo, Robert Ménard, et la députée de la 6ème circonscription de l'Hérault, Emmanuelle Ménard ont reçu le chef de l’État sur le site de la Cameron ». Même l’aide de l’État de 200 millions d’euros à cette entreprise, ce journal veut nous faire croire que c’est le maire qui a « arraché ce contrat ».

Trumpinette et Trumpinou continuent de visiter leurs cousins germains de la droite extrême. Dans les 50 nuances de brun actuellement disponibles sur le marché patriote, Xavier Bertrand incarne pour eux une tendance sadomasochiste jésuitique.

1er novembre. Comme le dit Richard Vassakos, professeur agrégé d’histoire à Sérignan, dans son livre La croisade de Robert Ménard, le maire de Béziers mène un combat idéologique et cela passe notamment par le Journal du Biterrois (payé par les contribuables).

Pour Aurélien Bernier, auteur de « L’illusion localiste » (éditions Utopia, 2020), le ‘’localisme’’ qu’il traduit par le fait de valoriser l’action locale et cette entité floue qu’est le territoire, peut être progressiste, libéral ou identitaire.
A Béziers, le localisme pratiqué par Robert Ménard n’est certainement pas progressiste mais il est assurément libéral et identitaire.

Hallelujah ! jouez hautbois ! sonnez crécelles ! Aujourd’hui est un jour de fête ! Trumpinette et Trumpinou vont visiter la vainqueur de la primaire L.R : Valérie Pécresse. Avant les préparatifs fiévreux de cette rencontre au sommet de fin d’année, les Dupont et Dupond de l’extrême droite parisienne et biterroise sont partagés.

Chers amis antiracistes, chers amis antifascistes, chers amis amoureux du cirque et de ses numéros de haute voltige,
Bonjour !
Au siècle dernier dans le cirque nationaliste il n’y avait qu’un seul numéro, un truc simple, basique, au ras du sol, qu’on pourrait nommer l’homme fort.

Après avoir fait le tour des candidats à l’élection présidentielle de leur famille politique : l’extrême droite, Trumpinette et Trumpinou vont maintenant visiter leurs cousins germains de la droite extrême. Il faudrait bien sûr entendre cousins germains au sens familial et pas au sens politique ou géographique. Mais, idéologiquement, les frontières chères à l’extrême droite sont poreuses. Le meilleur exemple en est Éric Ciotti.

Dans ma dernière chronique j’avais passé aux rayons X l’intervention d’Éric Zemmour à Béziers et sa promotion d’une école raciste et anti écologique. Or les sondages montrent que les femmes ont bien moins l’intention de voter pour sa candidature. À une époque où un mouvement international se lève contre les violences faites aux femmes, c’est rassurant. Cet identitaire légitime en effet les rapports de domination qu’exercent les hommes sur les femmes, y compris sexuels, dans nos sociétés capitalistes.

16 octobre. Après un passage rapide à la promenade du Peyrou à Montpellier pour contempler la statue de Louis XIV, Eric Zemmour était reçu à l’hôtel de ville de Béziers par Robert Ménard. En fait, après avoir soutenu Eric contre Marine, puis Marine contre Eric, et voyant les sondages évoluer en faveur de ce dernier, il explique maintenant qu’il soutiendra le candidat le mieux placé, car «  je suis l'un des rares à parler aux deux. Je veux être une passerelle entre l'un et l'autre" et les ré-inviter d’ici février ». On reconnaît là l'homme qui chercheseulement à se placer.

Comme d’habitude Trumpinou commence son adresse à ses amis de l’extrême droite et de la droite par sa sempiternelle formule qu’il garde identique pour réaliser l’union des droites : « Cher François, je t’adresse cette lettre au sujet de l’élection présidentielle. Ne prends pas mal ces quelques lignes, elles sont peut-être rudes mais sincères . . . ». À vrai dire François Asselineau n’est pas vraiment un ami de Trumpinou et Trumpinette, trop de différences les séparent.

Où s'arrête l'humanité et où commence le dégoût ? Ci-dessous, des propos à vomir !

"Il ne faut certainement pas ouvrir cette frontière; il ne faut certainement pas accueillir ces migrants dont beaucoup sont potentiellement dangereux.

Journaliste : Donc on les laisse mourir de froid derrière les barbelés ?

- Mais bien sûr que oui !"

Chers amis antiracistes, chers amis antifascistes, chers amis amoureux des arbres, des racines et des branches, Bonjour !
Les arbres biterrois et les arbres hexagonaux ont donc leurs défenseurs : le GNSA (Groupe National de Surveillance des Arbres).
Il était temps ! pendant des décennies les arbres ont été les Indiens de la conquête de l’ouest urbaine. Des élus de tous bords les ont repoussés, empotés, éradiqués, parqués. Le GNSA nous apprend une chose : l’arbre c’est l’indigène de la colonisation urbaine.

1er octobre. Article de La Pieuvre du Midi : « Un jour, il va bien falloir que la vérité éclate et qu’une fois pour toute, on dise au service archéologique municipal que les 2600 ans d'âge de Béziers ne sont qu'une légende urbaine. » L’idée n'avait pas été reprise par la municipalité Couderc avant que celle de Ménard n'y adhère.

« Cher Nicolas, je t’adresse cette lettre au sujet de la présidentielle. Ne prends pas mal ces quelques lignes, elles sont peut-être rudes mais sincères. Je veux simplement te dire ce que je pense . . . ». Trumpinou a le début de l’adresse publique qu’il va adresser personnellement à Nicolas Dupont Aignan, mais il peine à trouver la fin.

J’avais envie de vous raconter la grosse frayeur que je me suis faite l’autre jour. Au moment de passer le tunnel de la Croix de la Reille (1), là où depuis 2014 on n’a plus le droit de coller des affiches, sauf celles contre la PMA et pro « J’aime Papa », un personnage est sorti soudainement de l’ombre, le genre dandy draculesque qui ne sourit pas pour ne pas vous effrayer avec ses canines qui rayent le parquet. On se serait cru dans un train fantôme. Vous l’avez reconnu j’imagine. Sinon je vous donne un indice : il paraît qu’il veut être président. C’est ce qui avait marqué sur les affiches.

17 septembre. À la Médiathèque André Malraux (MAM), l’extrême droite précise sa vision culturelle. Le journal La Pieuvre du Midi explique : « Il y a eu des réductions d’heure d’ouverture des services ouverts au public, réductions du budget pour acquisitions des livres, revues, DVD et autres documents, réductions du nombre d’agents travaillant dans l’établissement et des ressources numériques.

‘’ Cher Florian, je t’adresse cette lettre au sujet de la Présidentielle. Ne prends pas mal ces quelques lignes, elles sont peut-être rudes mais sincères. Je veux simplement te dire ce que je pense . . . » Le tweet qu’il veut adresser à Florian Philippot, Trumpinou le tourne et le retourne dans sa tête. Au fond Trumpinou ne sait pas s’il doit considérer Philippot comme un concurrent ou comme un adversaire. Trumpinou hésite et soupèse les rapports de force en présence.

Chers amis antiracistes, chers amis antifascistes, chers amis passionnés, amateurs et professeurs d’histoire géographie du monde entier, Bonjour ! Si j’ai bien tout compris du livre de Richard Vassakos, La croisade de Robert Ménard, une bataille culturelle d’extrême droite, le Baron Noir serait donc un révisionniste.

"Cher Éric, je t’adresse cet appel au sujet de la présidentielle. Ne prends pas mal ces quelques pages, elles sont peut-être rudes mais sincères. Je veux simplement te dire ce que je pense . . . " Trumpinou finit de rédiger le tweet qu’il va adresser personnellement à Éric Zemmour via tous les médias et toutes les chaînes d’info. Il propose de le lire pour avis à Trumpinette qui vient juste de terminer sa prière du soir.

 1er septembre. C’est la rentrée scolaire. Évidemment le couple Ménard est venu lors de l’inauguration de la nouvelle école élémentaire publique les Tamaris qui avait brûlé en novembre 2019. Cette fois-ci le maire n’a pas parlé de « rendre gorge » aux jeunes mis en examen pour l’incendie de cette école. Cela dit, le lendemain, les Ménard n’ont pas oublié leur penchant « naturel » : ils ont rendu visite à l’école et au collège catholiques privés Fénelon accompagnés du directeur diocésain et de certains élus municipaux.

2 août 2021. Le journal Libération publie un article sur un testing de SOS Racisme à la Grande Motte, afin de « vérifier s'il n'y avait pas de discrimination à l’entrée des boîtes de nuit », indique Meddy Nedir (SOS Racisme de Béziers). Ceux qui pensaient que ce genre de "pratique" était de l'histoire ancienne, peuvent ranger cette idée bien au fond du tiroir, c'est malheureusement toujours d'actualité.

"Chère Marine, je t’adresse une lettre pour gagner la présidentielle. Ne prends pas mal ces quelques pages, elles sont peut-être rudes mais sincères. Je veux simplement te dire ce que je pense . . ."
Trumpinou referme le fascicule où sont écrites en quatrième de couverture ces quelques lignes qu’il adresse à Marine Le Pen. Il est satisfait. Il est souvent satisfait de lui-même mais là il est particulièrement satisfait. Comme dirait Trumpinette il frise la béatitude.

Chers amis antiracistes, chers amis antifascistes, chers amis, supporter, fan, tifosi, socio, abonnés, amoureux de notre club de rugby 11 fois champion de France, Bonjour ! Le Baron Noir a donc profité de la trêve estivale pour racheter l’ASBH. Nous voilà donc actionnaires majoritaires d’un club professionnel de rugby chroniquement endetté et déficitaire sans l’avoir demandé, à l’insu de notre plein gré. Devenir actionnaire majoritaire sans l’avoir demandé c’est une expérience particulière, proche de certaines expériences érotiques, proche du rackett ou de l’holdup.

Dans la saison 1 des aventures de Trumpinette et Trumpinou : « L’union des droites » à l’issue de 20 épisodes toujours visibles sur notre site, nous avons laissé nos 2 héros exsangues après une défaite cuisante aux régionales. Qu’en sera-t-il pour les présidentielles à venir ?

Vous le saurez dans la saison 2 des aventures de Trumpinette et Trumpinou : « Tinette et Pinou font la pluie, le beau temps . . . et les présidents » sur notre site web et toujours en exclusivité sur EVAB.

Trumpinette et Trumpinou vont-ils enfin devenir des faiseurs de rois ou de reines ?

Rendez-vous le lundi 4 octobre 2021.

Tous les 15 jours chaque lundi jusqu’aux élections présidentielles un nouvel épisode vous amènera dans l’univers impitoyable de nos célèbres duettistes où règnent la trahison, l’ambition, la compromission.

Découvrez, faites découvrir la vie, les intrigues, la vénalité des faiseurs de rois et de reines.

 

16 juin. Juste avant les élections, voici quelques déclarations des candidats RN aux départementales :
- Bruno Lerognon (ancien commandant de police à la retraite et candidat à Pézenas) s’en prend aux mineurs non accompagnés (mineurs ayant fuient les guerres pour chercher un pays refuge). Pour le candidat RN « Le département encourage la fraude à l’immigration et la fraude sociale. » Il ajoute : « Un mineur non accompagné (MNA) coute 50 000 €. On arrive ainsi à 45 millions € de dépense pour ce poste soit les deux tiers du budget consacré aux collèges. » Bien sûr pour lui « il faut revenir à une gestion à l’euro près et chercher des économies, notamment en créant un outil de surveillance à la fraude au RSA et en diminuant les dépenses de fonctionnement. » Aussi comme Jean-Paul Garraud, il voudrait « sécuriser les abords des collèges et des crèches avec caméras » et en bon libéral « baisser les charges des entreprises pour qu’elles embauchent ».

1er juin. Pour être en lien avec l’actualité, la une du Journal du Biterrois (journal de propagande de Robert Ménard) titre « On déconfine », accompagnée de la photo d’une jolie femme en bikini allongée au soleil sur le pont d’un yacht. Dans ce numéro, on apprend qu’une campagne nationale de pub a été lancée avec ce titre mensonger « Béziers-sur-Mer » faisant croire que Béziers serait une ville côtière, alors qu’elle se trouve à 12 km de la mer.

Si nous restons sur notre région l’Occitanie et notre département l’Hérault deux chiffres rendent compte de l’ampleur de la déroute du RN au deuxième tour des dernières élections régionales et départementales. Au niveau régional l’ex FN avait enregistré 826 023 suffrages en 2015. Le RN en recueille 366 467 en 2021. Au niveau départemental l’ex FN avait enregistré 140 353 suffrages en 2015. Le RN en recueille 74 980 en 2021. Le RN perd donc 459 556 suffrages en Occitanie et 65 373 dans l’Hérault. Il est temps de comprendre les causes d’une telle déroute.

En 2015 le candidat FN Louis Aliot avait obtenu 12 111 suffrages sur la ville de Béziers au deuxième tour des élections régionales. En 2021 le candidat RN Jean-Paul Garraud obtient 6253 suffrages sur la ville de Béziers au deuxième tour des élections régionales.

16 mai. Après la présentation des candidats « ménardiens » aux élections départementales pour les trois cantons de Béziers, Henri Bec, militant royaliste et conseiller départemental sortant de Béziers 1, a tenu à réagir aux propos du maire de Béziers. Ce dernier avait dit à propos des 4 nouveaux candidats (sur 6) : « Il y a besoin de renouvellement. Certains peuvent être usés et d’autres n’ont pas fait leur travail ».

Seuls candidats à droite à l’extrême droite et au centre sur les trois cantons biterrois les franchisés de Ménard perdent 4678 votes en 6 ans au premier tour des élections départementales.

Chers amis antiracistes, chers amis antifascistes, chers amis amoureux des séquences électorales, du droit de vote et de la démocratie, Bonjour ! Pour avoir des élections il faut avoir des candidats. Pour avoir des candidats il faut avoir des supporteurs. Dans ces conditions là qu’est-ce qui différencie les élections du sport ? Normalement tout !

1er mai. Manifestations syndicales dans le département lors de la journée internationale des travailleurs Malgré une pluie battante, il y avait beaucoup de monde dans les rues. 2.000 personnes à Montpellier, plusieurs centaines à Béziers et à Sète, une centaine à Bédarieux et quelques dizaines à Agde. Dans un autre genre, la mairie de Béziers avait dans l’après-midi, appelé à un rassemblement pour soutenir la police.

" Y’a d’la joie / Bonjour bonjour les hirondelles / Y a d'la joie... " Nous sommes en 1936, l’année du front populaire et Charles Trenet écrit « Y’a d’la joie ». C’est l’année de l’alliance des forces progressistes d’alors, la SFIO, le PCF et les radicaux, contre les forces fascistes. L’année des « grèves de la joie » comme les a appelées Simone Weil qui aboutissent aux accords de Matignon et ses 2 semaines de congés payés, ses 40 heures de travail hebdomadaire au lieu de 48 ou la création des conventions collectives. Mais 1936 c’est aussi la guerre civile en Espagne. 3 ans nous séparent du lancement de la seconde guerre mondiale par les forces fascistes.

Le 27 mai a été dévoilé par Ménard le buste de Giacomo Matteotti, député socialiste opposant aux fascistes Italiens, enlevé et tué le 10 juin 1924, dont le corps a été retrouvé le 12 août le long d’un canal. La violence des fascistes ne date pas de là : déjà à partir de 1919, lors du biennio rosso, 2 ans de luttes sociales puissantes tant de la part des ouvriers du nord que des fermiers du sud, ils incendiaient les chambres du travail, violentaient physiquement les socialistes.