Extrême droite

16 juin. Juste avant les élections, voici quelques déclarations des candidats RN aux départementales :
- Bruno Lerognon (ancien commandant de police à la retraite et candidat à Pézenas) s’en prend aux mineurs non accompagnés (mineurs ayant fuient les guerres pour chercher un pays refuge). Pour le candidat RN « Le département encourage la fraude à l’immigration et la fraude sociale. » Il ajoute : « Un mineur non accompagné (MNA) coute 50 000 €. On arrive ainsi à 45 millions € de dépense pour ce poste soit les deux tiers du budget consacré aux collèges. » Bien sûr pour lui « il faut revenir à une gestion à l’euro près et chercher des économies, notamment en créant un outil de surveillance à la fraude au RSA et en diminuant les dépenses de fonctionnement. » Aussi comme Jean-Paul Garraud, il voudrait « sécuriser les abords des collèges et des crèches avec caméras » et en bon libéral « baisser les charges des entreprises pour qu’elles embauchent ».

1er juin. Pour être en lien avec l’actualité, la une du Journal du Biterrois (journal de propagande de Robert Ménard) titre « On déconfine », accompagnée de la photo d’une jolie femme en bikini allongée au soleil sur le pont d’un yacht. Dans ce numéro, on apprend qu’une campagne nationale de pub a été lancée avec ce titre mensonger « Béziers-sur-Mer » faisant croire que Béziers serait une ville côtière, alors qu’elle se trouve à 12 km de la mer.

Si nous restons sur notre région l’Occitanie et notre département l’Hérault deux chiffres rendent compte de l’ampleur de la déroute du RN au deuxième tour des dernières élections régionales et départementales. Au niveau régional l’ex FN avait enregistré 826 023 suffrages en 2015. Le RN en recueille 366 467 en 2021. Au niveau départemental l’ex FN avait enregistré 140 353 suffrages en 2015. Le RN en recueille 74 980 en 2021. Le RN perd donc 459 556 suffrages en Occitanie et 65 373 dans l’Hérault. Il est temps de comprendre les causes d’une telle déroute.

En 2015 le candidat FN Louis Aliot avait obtenu 12 111 suffrages sur la ville de Béziers au deuxième tour des élections régionales. En 2021 le candidat RN Jean-Paul Garraud obtient 6253 suffrages sur la ville de Béziers au deuxième tour des élections régionales.

16 mai. Après la présentation des candidats « ménardiens » aux élections départementales pour les trois cantons de Béziers, Henri Bec, militant royaliste et conseiller départemental sortant de Béziers 1, a tenu à réagir aux propos du maire de Béziers. Ce dernier avait dit à propos des 4 nouveaux candidats (sur 6) : « Il y a besoin de renouvellement. Certains peuvent être usés et d’autres n’ont pas fait leur travail ».

Seuls candidats à droite à l’extrême droite et au centre sur les trois cantons biterrois les franchisés de Ménard perdent 4678 votes en 6 ans au premier tour des élections départementales.

Chers amis antiracistes, chers amis antifascistes, chers amis amoureux des séquences électorales, du droit de vote et de la démocratie, Bonjour ! Pour avoir des élections il faut avoir des candidats. Pour avoir des candidats il faut avoir des supporteurs. Dans ces conditions là qu’est-ce qui différencie les élections du sport ? Normalement tout !

1er mai. Manifestations syndicales dans le département lors de la journée internationale des travailleurs Malgré une pluie battante, il y avait beaucoup de monde dans les rues. 2.000 personnes à Montpellier, plusieurs centaines à Béziers et à Sète, une centaine à Bédarieux et quelques dizaines à Agde. Dans un autre genre, la mairie de Béziers avait dans l’après-midi, appelé à un rassemblement pour soutenir la police.

" Y’a d’la joie / Bonjour bonjour les hirondelles / Y a d'la joie... " Nous sommes en 1936, l’année du front populaire et Charles Trenet écrit « Y’a d’la joie ». C’est l’année de l’alliance des forces progressistes d’alors, la SFIO, le PCF et les radicaux, contre les forces fascistes. L’année des « grèves de la joie » comme les a appelées Simone Weil qui aboutissent aux accords de Matignon et ses 2 semaines de congés payés, ses 40 heures de travail hebdomadaire au lieu de 48 ou la création des conventions collectives. Mais 1936 c’est aussi la guerre civile en Espagne. 3 ans nous séparent du lancement de la seconde guerre mondiale par les forces fascistes.

Le 27 mai a été dévoilé par Ménard le buste de Giacomo Matteotti, député socialiste opposant aux fascistes Italiens, enlevé et tué le 10 juin 1924, dont le corps a été retrouvé le 12 août le long d’un canal. La violence des fascistes ne date pas de là : déjà à partir de 1919, lors du biennio rosso, 2 ans de luttes sociales puissantes tant de la part des ouvriers du nord que des fermiers du sud, ils incendiaient les chambres du travail, violentaient physiquement les socialistes.