Les biterrois sont convaincus par le JDB que, depuis que le maire a fait passer les effectifs des policiers municipaux de 37 à 101, les a armés de leur "meilleur ami" et multiplié par 5 le nombre des caméras de vidéo-surveillance, ils ne risquent plus rien.

Souvenez-vous quand, avant mai 2014, JDB n°99, vous n'osiez plus traverser avec vos enfants les Allées Paul Riquet à partir de 20h, au risque de voir déferler des gangs armés jusqu'aux dents qui terrorisaient vos fils et vos compagnes (non, là, je m'égare).

Maintenant, le ballet incessant des bagnoles de police (merci, le bilan carbone) qui parcourent l'hyper-centre pour rassurer le maire quand il met le nez à sa fenêtre, la lutte implacable contre les bars à chichas, l'implantation des kebabs, les paraboles et le linge aux fenêtres, ont ramené la sécurité.

Oui, mais non.

Un viol en réunion près de la gare, un bus touché par une balle en 2018.

Et là, cette année, l’écœurement du maire : l'incendie d'une école et de deux salles de classe d'un collège à la Devèze ! A la Devèze, combien de voitures de police en rotation permanente ? Même à la gare, tiens ?

La sécurité des habitants n'est pas que punitive, elle est en amont, globale : elle doit être économique, sociale, éducative, sanitaire et ce ne sont ni le nombre de flics, ni celui des caméras qui la ramènera. Rendez-leur la médiation municipale, qui est passée sous l'aile de la police. Il faut organiser la sécurité des Biterrois dans son ensemble, sans discriminer, stigmatiser, dresser les gens les uns contre les autres, sans susciter la peur, mais en cessant de détruire les services publics, le logement décent, en proposant des emplois utiles, non délocalisables, en favorisant le "vivre ensemble" dont je sais qu'il ne fait pas partie des mantras du maire, dommage !

 

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