La nouvelle série du journal, « nos agents ont du talent » a retenu notre attention.

On est habitué à voir régulièrement dans le JDB des armes en tout genre brandies sur les illustrations, références transparentes au triomphe d'une virilité "puissante" et agressive, en accord avec les textes. Voyez « le retour de la force », qui n'est pas sans nous évoquer la fameuse affiche municipale d'un flingue en gros plan, « ami » de nos policiers municipaux.
Les femmes n'ont pas à s'en faire, elles aussi possèdent de fatales armes, généralement présentées dans de profonds décolletés. Tant qu' « elle se tait », comme Léa Seydoux, l’héroïne du dernier James Bond...

Des photos saturées de connotations sexuelles, essentiellement SM (sado-maso)


Cette nouvelle série nous présente des agents municipaux. Une première photo présente la couturière hilare, dans une main un fer à repasser, dans l'autre un outil plat en bois qui semble prêt à s'abattre sur le derrière d'un figurant (ou employé ? ), à quatre pattes, positionné devant elle. Étonnement, sur la seconde, deux mécaniciens alanguis, torses nus et barbouillés de cambouis (avec un "s", petite correction en passant), tendent leur bras l'un vers l'autre. L'un pointe son index, le deuxième lui tend une clé creuse. En bas à droite, une photo de femme nue de dos, jambes écartées, peaufine la déco. Sur deux autres photos des derniers numéros, on peut également découvrir avec surprise deux femmes aux yeux bandés, détail sans rapport avec le sujet car elles ne semblent en effet pas jouer à cache-cache.


Des photos saturées de connotations sexuelles, essentiellement SM (sado-maso). Mais attention, le titre « camboui soit qui mal y pense », détournement de « honni soit qui mal y pense » prévient ironiquement le lecteur de ces mauvaises pensées, et souligne par là même la mauvaise intention de celui qui feint l'innocence. La honte serait du côté du lecteur, on croit rêver ! Il est difficile de croire qu'il s'agit d'un simple retour du refoulé chez le photographe. Si c'est le cas il est temps pour lui ou elle d'assumer ses fantasmes inconscients qui contaminent massivement son travail. Sinon, laissons à chacun le choix de son interprétation sur ces messages « subliminaux »...

Qu’en dit le directeur de publication, M.Ménard, seul professionnel identifié dans la parution ?


La question se pose, plus sérieusement, sur le réel choix pour les employés municipaux de participer à la diffusion de cette image d'eux-mêmes dans un journal qu'on a déjà connu pornographique à plus d'un titre et qui n'en finit pas de dépasser les bornes d'un journal municipal.


Nos impôts le financent, ça fait mal…



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