Note de la rédaction : Nous avons reçu il y a plus d'un mois cet article d'un lecteur qui voulait participer au journal. Le temps de créer la rubrique et voilà le travail.

Ça va péter !

Béziers, 4ème ville la plus pauvre de France, 17ème ville sur 200 pour le taux de chômage, dans la région où le taux de fiscalité est le plus élevé de France, a bien besoin de solutions urgentes pour survivre.

Un mois après les attentats de Paris, une idée lumineuse, voire explosive a germé dans le cerveau fertile de son édile, mais bien sûr, pour redresser une situation plus que préoccupante et humainement catastrophique, qu'inventer de plus urgent et adapté que le gun ?

Face à la détresse sociale, au désespoir populaire, en particulier de la jeunesse, à la déréliction, à l'exclusion, à la détérioration des conditions éducatives, à l'image que renvoie le meurtre de Rémi Fraisse, la répression musclée des manifestants, la suppression progressive des services publics et de la législation du travail, le gun, le gun, le gun...

Pas besoin de médiation, de travail socio-éducatif, d'encouragements aux solutions citoyennes et alternatives, de réflexion sur le vivre-ensemble, que du gun, cette virile et productive façon de remettre les choses à leur place, surtout ces pauvres si encombrants et urticants.

On est sauvés, encore que...

Les syndicats de policiers se mettent en retrait (Midi Libre du 11 février), pressentant bien ce que cette basse provocation - gun meilleur ami du flic - signifie comme mise en danger pour eux-mêmes et les autres citoyens. Qui sème le vent récolte la tempête...

Il paraît qu' « il faut appeler un chat un chat ». Si c'est comme ça que le maire voit sa police, quel mépris pour elle comme pour le reste de la population ! Et comment doit-on l'appeler, lui, alors ?

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant par exemple de réaliser des statistiques de visites.
Plus d'informations Ok