Le maire de Béziers a un grave problème : celui du rapport à la loi. D'un côté, il exige une soumission complète des administrés biterrois à la loi :

  • sur les constructions illégales et détruites, il déclare : "La loi, c'est la loi" (JDB / n° 83 / 15 octobre 2018)
  • à propos de l'interpellation, par la police municipale, d'un véhicule roulant à 208 km / h sur la rocade…il écrit : "A Béziers, force reste à la loi" (page Facebook / ville de Béziers / 9 novembre 2020).

Robert Ménard rassure les Biterrois : la loi, c'est la loi et force reste à la loi. En cela, il fait application des dispositions de l'article L. 2122-27 du code général des collectivités territoriales qui précise que : "Le maire est chargé, sous l'autorité du représentant de l'Etat dans le département de la publication et de l'exécution des lois et règlements …" Or, dans la pratique, la légalité de l'action du maire de Béziers est souvent plus que douteuse !

Robert Ménard a signé un arrêté autorise "les commerces non-alimentaires de la ville de Béziers à rouvrir à compter du 31 octobre"… Ce coup de com' est particulièrement grave venant de la part d'un maire qui est chargé de faire appliquer la loi sur le territoire communal :

1 / les règles sanitaires ne relèvent pas de la compétence du maire

2 / dans un État de droit, il existe une hiérarchie des textes ; les arrêtés ne peuvent aller à l'encontre de la loi ou d'un règlement et un arrêté ne peut alléger une mesure restrictive adoptée par la loi ou le décret. Cet arrêté, manifestement illégal et de nature à créer un trouble à l'ordre public a été suspendu par le juge des référés le 3 novembre 2020. "La loi c'est la loi" et "à Béziers, force reste à la loi" ? Et, en même temps, délibérément, le maire de Béziers viole la loi.

Décidément, ce maire ose tout et c'est même à ça qu'on le reconnaît !

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