Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie aujourd'hui de vous parler de Nicolas Sarkozy ! Vous vous souvenez de cet ancien président de la République, abonné aux ennuis judiciaires et multirécidiviste, concernant principalement sa carrière politique. Sur les douze affaires qui le concernent nous avons à ce jour une condamnation, deux non-lieux, mais plusieurs dossiers sont toujours en cours.

Commençons par la condamnation. C'est dans l'affaire des écoutes dite également affaire Paul Bismuth qu'il a été condamné en première instance à trois ans de prison dont un an ferme.

La justice lui reproche d’avoir tenté d’obtenir d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations secrètes issues d’une autre affaire le concernant. L’accusation se fonde sur des écoutes téléphoniques de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat sur une ligne officieuse, deux téléphones prépayés achetés sous le nom de « Paul Bismuth ».

Deuxième affaire : les Comptes de la campagne de 2012 (dite affaire Bygmalion).

Nicolas Sarkozy, dont la stratégie consiste à n’avoir assisté jusqu’ici à aucune des audiences du procès de sa campagne présidentielle de 2012, a été interrogé, ce mardi 15 juin, par le tribunal correctionnel de Paris. On le soupçonne de financement illégal grâce à de fausses factures, pour masquer un dépassement massif par le candidat du plafond légal des dépenses électorales autorisées pour la campagne. Il risque un an de prison.

Toujours à propos de financement de campagne électorale mais en 2007, on le soupçonne d'avoir bénéficié d'un important financement lybien. Une affaire à rebondissements avec le revirement du témoignage du principal témoin (Ziad Takieddine). Dans cette affaire et à la surprise générale, la communicante Michèle Marchand et le journaliste François de Labarre viennent d'être placés en garde à vue, jeudi, dans le cadre d'une enquête pour "subornation de témoin" et "association de malfaiteurs". Rien que ça !

D'autres affaires ont valu à Nicolas Sarlozy de faire la une de la presse judiciaire :
L’affaire de Karachi où il est témoin assisté. Des commissions faramineuses ont été versées lors de ventes d’armes au Pakistan et à l’Arabie saoudite. Une partie des sommes serait revenue par des intermédiaires pour financer la campagne présidentielle de M. Balladur, dont M. Sarkozy était porte-parole.
L'Affaire russe (Reso-Garantia) dont on parle moins. La justice s’interroge sur un virement de 500 000 euros reçu début 2020 par Nicolas Sarkozy, dans le cadre d’un contrat de conseil auprès du groupe russe d’assurances Reso-Garantia. Une enquête préliminaire pour trafic d’influence a été ouverte contre Nicolas Sarkozy par le Parquet national financier à l’été 2020.
Il a été par contre été mis hors de cause grâce à son immunité présidentielle dans l’arbitrage du Crédit lyonnais en faveur de Bernard Tapie.reconfiné

Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un non-lieu dans l'affaire Bettencourt. Après avoir été auditionné plusieurs fois, placé sous le statut de témoin assisté puis mis en examen pour abus de faiblesse, trafic d’influence et recel. Les enquêteurs n’ont pas réussi à réunir les preuves suffisantes montrant qu’il aurait profité de l’état de faiblesse de la richissime Liliane Bettencourt, héritière du groupe L’Oréal.

Pas mal non ? pour un homme public qui a représenté la France, ses valeurs, son histoire, ses combats !

Pas mal non ? que le même homme n'ait pas encore connu ni la prison, ni remboursé tout l'argent public ou pas qu'il a détourné pour financer ses ambitions politiques !

Le fric, le fric, le fric ! toujours le fric ! toutes ces affaires et pas que les siennes empestent le fric !

Vous connaissez la dernière ? François Fillon, ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, vient d'intégrer le groupe pétrolier public russe, Zaroubejneft.... pour l'amour de la littérature russe ?
On a les responsables politiques qu'on mérite dit-on, alors la balle est dans notre camp !