Max est embastillé depuis une semaine pour 9 mois. Les événements qui ont conduit Max derrière les barreaux ont été largement relatés par la presse quotidienne régionale…mais pas toujours de manière neutre et indépendante. Et si, d'une manière générale, il faut défendre la presse et ses journalistes lorsqu'elle est attaquée, notamment par Ménard, il est aussi nécessaire de relever les errements et dérapages de certains auteurs d'articles.

Qu'est-ce qu'un journaliste ?

D'un point de vue juridique, le journaliste professionnel est celui qui a "pour occupation principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources." (art. L. 7111-3 du code du travail).

La détention d'un diplôme ou la réussite à un concours ne sont donc pas requis…

D'un point de vue déontologique, le journaliste doit "considérer la calomnie, les accusations sans preuves, la déformation des faits et le mensonge comme les plus graves fautes professionnelles" et "ne pas confondre son rôle avec celui du policier" (charte des devoirs professionnels des journalistes français).

Or, dans un article du 6 février 2021, la relation des faits qui ont conduit Max en prison comporte des inexactitudes et adopte un ton hautain et méprisant.

En effet, un article relatif à cette affaire est titré :

EVAB pqr errements JC 2021.02.00 image 1

L'interdiction visait la tenue d'une manifestation prévue le samedi 6 février à 11h00 qui devait se terminer sur le parvis du théâtre.

Mais quels sont donc ces dangereux "teufeurs" ?

Les teufeurs, ce sont les organisations : ATTAC, Solidaires, Ensemble, Génération(s), PCF, France insoumise, Mouvement de la paix, la Libre pensée... Et, pour connaître certaines personnes membres de ces organisations, j'avoue avoir quelque difficulté à me les représenter en "teufeurs" !

Ce ne sont donc pas les teufeurs qui ont été interdits de manifester mais un collectif d'organisations politiques, syndicales, associatives biterroises.

Un journaliste au ton hautain, infantilisant et méprisant

Ainsi, lorsque des témoins de l'action rapportent que les policiers seraient intervenus sans brassard et sans monter de carte de police, le journaliste commente, en moquant ces propos :

EVAB pqr errements JC 2021.02.00 image 2

Or, tout policier français, sur une intervention, doit porter des signes distinctifs ; pour le moins, il doit arborer un brassard de couleur orange siglé "police".

Et notre journaliste, cerise sur le gâteau, nous livre un encadré qui porte le titre : "stop aux fausses informations". Or cet encadré et l'ensemble de l'article dans lequel il est inséré comporte lui-même de fausses informations :

  • la manifestation interdite ne devait pas se dérouler à 14h00 mais à 11h00
  • on ne peut pas être et propriétaire et locataire d'un même véhicule
  • si les plaignants assurent avoir déposé une plainte en Gendarmerie…il aurait été facile de le vérifier

Bref, ce journaliste est un peu l'arroseur arrosé.

La récidive

Enfin, le journaliste a récidivé dans un billet de l'édition du dimanche 6 février 2021 : on atteint là le degré zéro de la pensée. Il écrit en effet

"Ce samedi, Nicolas Cossange, secrétaire départemental du PCF, soutenait la manifestation [du samedi 13 février]. Cette décision de la justice [la condamnation de Max] est remise en cause par un élu."

EVAB pqr errements JC 2021.02.00 image 3

Là, on atteint des sommets d'une dialectique filasse !

En effet :

  • la justice est rendue au nom du peuple français
  • la loi est votée par les représentants du peuple français
  • les délibérations communales sont adoptées par les représentants des citoyens de la commune…

Ainsi donc, un élu ne pourrait se prononcer contre une décision adoptée par une institution judiciaire ou une assemblée délibérante….bref, une majorité qui vaudrait unanimité derrière laquelle tout le monde devrait se ranger. C'est le degré zéro de la pensée !

Quand une personne se rend capable de tels errements écrits et publiés, au qualificatif de journaliste, on préfèrera celui de "pisse-copie".

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