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	<title>Archives des Avril 2026 - En vie à Béziers</title>
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	<description>Le journal majoritaire de Béziers</description>
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	<title>Archives des Avril 2026 - En vie à Béziers</title>
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	<item>
		<title>Brèvinfo du 30 avril &#8211; Des cosmétiques toxiques autorisés encore 15 mois dans les magasins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Martin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 06:07:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les eurodéputés ont adopté à une très large majorité un ensemble de mesures, proposé par la Commission européenne qui vise notamment à prolonger l’utilisation de substances cancérogènes, mutagènes et toxiques [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/en-bref/brevinfo-du-30-avril-des-cosmetiques-toxiques-autorises-encore-15-mois-dans-les-magasins/">Brèvinfo du 30 avril &#8211; Des cosmétiques toxiques autorisés encore 15 mois dans les magasins</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
]]></description>
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<p class=" eplus-wrapper">Les eurodéputés ont adopté à une très large majorité un ensemble de mesures, proposé par la Commission européenne qui vise notamment à prolonger l’utilisation de substances cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction dans les produits cosmétiques. (<a href="https://reporterre.net/Des-cosmetiques-toxiques-autorises-encore-15-mois-dans-les-magasins" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reporterre</a>)</p>
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		<item>
		<title>Brèvinfo du 29 avril &#8211; « Il y a des risques de pollution accidentelle » : des forages autour d&#8217;une source d&#8217;eau pour une future ligne à grande vitesse font débat</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/en-bref/brevinfo-du-29-avril-il-y-a-des-risques-de-pollution-accidentelle-des-forages-autour-dune-source-deau-pour-une-future-ligne-a-grande-vitesse-font-debat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Robert Martin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 06:19:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un arrêté préfectoral du 8 avril 2026 autorise la réalisation de forages autour de la source d&#8217;eau d&#8217;Issanka, qui alimente en eau la ville de Sète (Hérault). Le but est [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/en-bref/brevinfo-du-29-avril-il-y-a-des-risques-de-pollution-accidentelle-des-forages-autour-dune-source-deau-pour-une-future-ligne-a-grande-vitesse-font-debat/">Brèvinfo du 29 avril &#8211; « Il y a des risques de pollution accidentelle » : des forages autour d&rsquo;une source d&rsquo;eau pour une future ligne à grande vitesse font débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
]]></description>
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<p class=" eplus-wrapper">Un arrêté préfectoral du 8 avril 2026 autorise la réalisation de forages autour de la source d&rsquo;eau d&rsquo;Issanka, qui alimente en eau la ville de Sète (Hérault). Le but est de faire des investigations pour la construction de la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan. Des élus de l&rsquo;opposition s&rsquo;y opposent. (<a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/sete/il-y-a-des-risques-de-pollution-accidentelle-des-forages-autour-d-une-source-d-eau-pour-une-future-ligne-a-grande-vitesse-font-debat-3337829.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France 3</a>)</p>
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		<item>
		<title>Brèvinfo du 28 avril &#8211; La critique sociale et écologiste interdite, le néo-nazisme encouragé</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/en-bref/brevinfo-du-28-avril-la-critique-sociale-et-ecologiste-interdite-le-neo-nazisme-encourage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Robert Martin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 06:28:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au pays de Charlie, la liberté d’expression est décidément à géométrie très variable. D’un côté, les discours contestataires ou tout simplement satiriques sont censurés et réprimés, de l’autre, la parole [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/en-bref/brevinfo-du-28-avril-la-critique-sociale-et-ecologiste-interdite-le-neo-nazisme-encourage/">Brèvinfo du 28 avril &#8211; La critique sociale et écologiste interdite, le néo-nazisme encouragé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
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<p class=" eplus-wrapper">A<strong>u pays de Charlie, la liberté d’expression est décidément à géométrie très variable. D’un côté, les discours contestataires ou tout simplement satiriques sont censurés et réprimés, de l’autre, la parole raciste, autoritaire et rétrograde est autorisée et même valorisée.</strong> (<a href="https://contre-attaque.net/2026/04/27/la-critique-sociale-et-ecologiste-interdite-le-neo-nazisme-encourage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Contre Attaque</a>)</p>
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		<item>
		<title>Boualem Sansal, ou l’imposture consacrée</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/place-aux-lecteurs/boualem-sansal-ou-limposture-consacree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lecteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:56:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Place aux lecteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des écrivains que l’on défend contre l’arbitraire. Il y en a d’autres que l’on transforme, au nom même de cette défense, en instruments de réhabilitation idéologique. C’est [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/place-aux-lecteurs/boualem-sansal-ou-limposture-consacree/">Boualem Sansal, ou l’imposture consacrée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
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<p class=" eplus-wrapper">Il y a des écrivains que l’on défend contre l’arbitraire. Il y en a d’autres que l’on transforme, au nom même de cette défense, en instruments de réhabilitation idéologique. C’est là que se joue aujourd’hui le cas Boualem Sansal : non dans la simple solidarité envers un homme frappé par la répression, mais dans la fabrication méthodique d’une figure utile à la droite extrême, au bloc médiatique de combat, au macronisme de raidissement et à ce vieux fond français SFIO qui n’a jamais tout à fait consenti à faire le deuil de l’Algérie coloniale.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il faut partir d’un point de netteté absolue, faute de quoi tout le reste sombrerait dans la tricherie polémique.</p>



<p class=" eplus-wrapper">L’arrestation, la détention et la condamnation de Boualem Sansal en Algérie ont bien relevé d’une séquence de répression politique grave. Son procès s’est déroulé dans le contexte d’une tension diplomatique majeure entre Paris et Alger, et la justice algérienne l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement. Défendre un écrivain contre l’arbitraire n’a rien d’optionnel : c’est une exigence élémentaire que personne de bonne foi ne saurait contester.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Mais c’est précisément parce que cette exigence est simple et légitime qu’il faut refuser le glissement frauduleux qui l’a suivie : faire de cette défense une absolution générale, une immunité intellectuelle permanente, une dispense d’examen critique sur sa ligne de pensée, ses amitiés de tribune, ses relais idéologiques et le sens politique profond de sa consécration française. La solidarité due à un homme injustement puni ne saurait être captée au service d’un récit qui, lui, n’a rien d’innocent.</p>



<p class=" eplus-wrapper">La fable la plus commode veut que Sansal soit un écrivain « récupéré ». Le mot est pratique, presque généreux, parce qu’il sauve l’image de l’auteur tout en reportant la responsabilité sur ceux qui le portent. Il permet de maintenir intacte la statue tout en blâmant les porteurs. Or ce que les faits, patiemment assemblés, donnent à lire est une thèse autrement plus sévère : il ne s’agirait pas d’un enlèvement idéologique subi malgré soi, mais d’une continuité assumée. Non le malentendu tardif d’un homme happé par des forces qui le dépassent, mais l’insertion progressive, cohérente et trop constante pour être accidentelle, dans les milieux des droites extrêmes françaises. Un nombre croissant de voix, y compris parmi ceux qui l’ont sincèrement défendu, ont fini par évoquer publiquement un malaise et le doute, jusque dans ses proches, sur un glissement vers la droite radicale. À partir de là, continuer à parler de malentendu relève moins de la prudence intellectuelle que du confort.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le point décisif n’est pas que Sansal ait été applaudi par des gens douteux : dans la vie intellectuelle française, cela ne prouverait pas grand-chose en soi. Le point décisif est qu’il s’inscrit depuis longtemps dans un réseau de compatibilités idéologiques trop dense et trop constant pour être tenu pour fortuit.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Son message adressé à Philippe de Villiers après son élection à l’Académie française. Les échanges rapportés avec Éric Zemmour, puis confirmés, sur l’idée que certaines propositions de ce dernier seraient « intéressantes » pour faire face à la présence musulmane en France. La présence au Cercle algérianiste. Les liens avec des espaces comme Valeurs actuelles. La participation au « Printemps de la liberté d’expression » organisé à Perpignan par la municipalité Rassemblement national contre le « wokisme » et le « frérisme ». L’inscription au comité stratégique de structures de combat idéologique fondées pour peser dans le débat public à droite.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Ce n’est pas une série d’accidents mondains. C’est un système de compagnonnages. À ce stade, l’écrivain n’est plus seulement reçu : il est situé.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Ce qui fait de Sansal un actif stratégique pour cet ensemble n’est d’ailleurs pas d’abord la qualité de son style ni la singularité de ses romans. C’est sa fonction de caution. Il est l’homme né de l’autre côté de la Méditerranée qui permet à certains Français de retrouver leurs plus vieux préjugés sans avoir à les formuler eux-mêmes. Il offre à la nostalgie coloniale le luxe inattendu d’une voix venue d’Algérie. Il permet à la panique identitaire de se donner les apparences du témoignage. Il procure au vieux récit de la France civilisatrice ce dont il manque cruellement depuis des décennies : un témoin d’origine algérienne qui, non content de dénoncer les impasses du régime d’Alger, réinscrit la période coloniale dans une trame de continuité, d’ordre, presque de promesse historique interrompue. Voilà la marchandise. Voilà la rente symbolique.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Car c’est ici que gît le cœur doctrinal de l’imposture. Un écrivain peut accabler l’Algérie post-indépendance sans basculer dans la mythologie impériale. Il peut dénoncer l’islamisme sans essentialiser l’islam. Il peut critiquer les faillites d’un pouvoir sans réhabiliter la domination coloniale. Mais dans la parole publique de Sansal, telle qu’elle se déploie depuis des années à travers ses entretiens et ses prises de position, le mouvement est plus grave : l’islam excède l’islamisme, l’arabisation prend les traits d’une dévastation culturelle, la souveraineté algérienne est constamment ramenée à une forme de déchéance, et la période coloniale se voit ré-éclairée comme matrice d’ordre et de grandeur.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Cette translation n’est pas un détail. Elle n’est pas une maladresse de langage. Elle constitue la clé de sa valeur d’usage. C’est précisément parce qu’il aide à transformer la colonisation en regret raisonnable qu’il devient si utile à ceux qui travaillent à la réhabiliter par éclats, allusions et demi-phrases.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Mais cette ligne ne s’est pas formée dans les marges. Elle a été stabilisée, polie, normalisée par un grand média d’opinion qui lui a fourni, pendant des années, la scène idéale : <em>Le Point</em>. Il faut dire les choses nettement : <em>Le Point</em> fut sa tribune. Non un support occasionnel, non une halte parmi d’autres, non une simple rédaction venue l’interroger quand l’actualité l’exigeait. Une tribune au sens plein : un lieu régulier de mise en scène, de consolidation et d’homologation, où sa parole revenait avec une constance remarquable.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Là, Sansal n’était pas présenté comme un romancier parmi d’autres, ni comme une voix mélancolique venue d’Algérie. Il y occupait un rôle stable : celui du témoin autorisé chargé d’annoncer à la France son abdication, de dénoncer ses élites, de vitupérer ses renoncements, de mettre l’Algérie au banc moral et de transformer une hostilité obsessionnelle en diagnostic d’époque.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Une parole n’est pas seulement ce qu’elle dit : elle est aussi le théâtre qui la rend crédible. Et, pour Sansal, ce théâtre a longtemps été celui du <em>Point</em>. La dramaturgie y était visible dans sa répétition même : l’écrivain menacé, puis l’oracle du désastre, puis le prisonnier libéré revenu au combat, le tout présenté dans la tonalité du martyr lucide dont la France ne mérite pas tout à fait les avertissements. La cohérence est trop forte pour être fortuite. <em>Le Point</em> n’a pas simplement accueilli une parole ; il l’a scénarisée, prolongée, installée dans une posture de magistère.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Cette fonction de tribune a eu un effet capital : elle a fait passer l’obsession pour de la clairvoyance.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Dans un cadre moins prestigieux, une telle insistance contre l’Algérie aurait pu apparaître pour ce qu’elle est souvent : une fixation, une incapacité à penser ce pays autrement que comme mensonge, déchéance et catastrophe. Dans un espace éditorial de notabilité bourgeoise, la même parole change de statut. Elle cesse d’être une répétition ; elle devient « constance ». Elle cesse d’être un durcissement ; elle devient « courage ». Elle cesse d’être une algérophobie de système ; elle devient « lucidité sur le réel ». <em>Le Point</em> n’a pas que contribué &#8211; très largement &#8211; à inventer cette ligne, il l’a rendue fréquentable. Il lui a offert le cadre rêvé : assez ferme pour flatter le goût du combat culturel, assez chic pour éviter le soupçon de brutalité doctrinale. L’outrance change de nature quand elle passe par les circuits élégants. Elle ne choque plus ; elle impressionne. Elle ne paraît plus obsessionnelle ; elle paraît prophétique.</p>



<p class=" eplus-wrapper">C’est à cet endroit qu’intervient un témoignage dont le prix est tout autre, parce qu’il ne vient pas d’un adversaire : celui d’Antoine Gallimard. Il faut mesurer ce que ce nom représente dans cette affaire. Antoine Gallimard n’est pas un procureur de circonstance. Il a défendu publiquement son auteur pendant sa détention, mobilisé sa maison, ses relais, ses avocats, son crédit moral et institutionnel pour obtenir sa libération. Il s’est battu pour lui, non par calcul éditorial, mais par fidélité envers un écrivain frappé par l’arbitraire. C’est précisément pour cette raison que son trouble pèse si lourd. Quand un homme qui vous a soutenu avec une telle constance laisse paraître sa peine, sa déception et son incompréhension, ce n’est plus un simple désaccord d’humeur : c’est un symptôme. C’est même, dans ce contexte précis, quelque chose qui ressemble à un aveu involontaire.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le contraste est brutal. D’un côté, un éditeur historique qui, au plus dur de l’épreuve, refuse le silence, organise la défense, récuse l’instrumentalisation partisane et tente de préserver à son auteur une dignité au-dessus des basses manœuvres. De l’autre, un écrivain qui, sitôt libéré, choisit de rompre avec cette fidélité pour rejoindre un environnement idéologique et éditorial beaucoup plus conforme à sa ligne de combat, tout en reprochant à Gallimard d’avoir préféré la diplomatie à la frontalité. Cette divergence devient politiquement parlante lorsqu’elle oppose, non deux nuances d’un même univers, mais deux conceptions radicalement différentes de ce que doit être la défense d’un écrivain : pour l’un, une protection qui évite de le livrer à la captation partisane ; pour l’autre, une logique d’affrontement qui trouve son milieu naturel dans les appareils de guerre culturelle.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le basculement vers Grasset &#8211; du groupe contrôlé par Bolloré &#8211; avec, dit-on &#8211; installation dans un appartement parisien financé par ce même groupe &#8211; n’est pas un détail biographique. C’est une scénographie. Les pièces du décor sont visibles : un écrivain, une prison, une libération, un transfert éditorial, un groupe médiatique de combat, des parrains politiques, des symboles nationaux. L’opération est presque didactique. Et ce que le malaise de Gallimard révèle, au fond, c’est qu’il n’a pas réussi à détourner son auteur de l’emprise idéologique qui l’attendait. Que ce soit justement cet homme-là &#8211; qui avait tout fait pour défendre, protéger et préserver, y compris contre les appropriations partisanes les plus voyantes &#8211; qui laisse entendre son regret suffit à ruiner la fable d’une évolution seulement subie.</p>



<p class=" eplus-wrapper">La consécration académique condense tout ce qui précède. Élu à l’Académie française au premier tour avec une quasi-unanimité, Boualem Sansal est désormais inscrit dans la galerie des Immortels, c’est-à-dire dans le récit officiel de la langue, de la culture et de la légitimité nationale. Ce geste dépasse de très loin la littérature. L’Académie ne s’est pas contentée de reconnaître une œuvre ; elle a transformé une figure déjà saturée d’effets politiques en emblème national, conférant à cette trajectoire une sanction de pierre. Là où l’écosystème médiatique fabriquait un personnage, l’institution a dispensé une onction. Le passage du débat à la consécration est toujours le moment le plus révélateur : c’est là qu’une société dit ce qu’elle veut absoudre chez elle-même.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Et ce que la France officielle cherche à absoudre dans cette séquence n’est pas difficile à discerner. C’est la possibilité de recommencer la colonisation sur le terrain symbolique après l’avoir perdue sur le terrain politique. Non plus avec l’armée, mais avec l’édition. Non plus avec les gouverneurs, mais avec les académies. Non plus avec les proclamations d’ordre, mais avec les romans, les interviews, les plateaux de télévision et les postures de civilisation. C’est plus propre en apparence. Ce n’en est pas moins une entreprise de falsification.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Car c’est ici que réside le cœur du problème mémoriel. Ce que l’on observe depuis des années dans la parole publique de Sansal n’est pas simplement une critique sévère du régime algérien &#8211; ce qui, en soi, n’aurait rien d’illégitime. C’est un mouvement plus profond et plus grave : rabattre l’Algérie presque entière sur les échecs de son pouvoir, puis les rabattre comme faillite résultant de l’échec supposé de l’indépendance elle-même, jusqu’à laisser flotter en permanence l’idée que l’histoire algérienne moderne aurait moins consisté à se libérer qu’à se perdre.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Cette pente n’est pas seulement polémique ; elle est mémorielle. Elle vise moins un régime qu’une légitimité historique. Et c’est pourquoi elle rencontre si bien, en France, certains vieux appétits. Rien ne séduit davantage une partie des élites françaises qu’une voix venue d’Algérie leur expliquant, au fond, qu’elles n’avaient pas tout à fait tort d’avoir tant regretté la fin de l’ordre colonial.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le plus remarquable est que cette opération se présente toujours sous les habits de la hauteur morale. On parle de « courage », de « liberté », de « Lumières », de « franc-parler », comme si ces mots avaient vocation à blanchir n’importe quelle régression, pourvu qu’elle s’exprime dans une syntaxe correcte. Mais les Lumières n’ont jamais consisté à substituer au travail historique un récit compensatoire où l’Empire devient presque une blessure infligée à la France elle-même. Elles n’ont jamais consisté à vêtir de langage universaliste une hiérarchie implicite des civilisations. Et le courage intellectuel ne consiste pas à épauler, plateau après plateau et tribune après tribune, les appareils idéologiques les mieux dotés du moment. Il y a là une fraude au vocabulaire. On mobilise les grands mots non pour élever le débat, mais pour soustraire certaines thèses au contrôle ordinaire de la raison critique.</p>



<p class=" eplus-wrapper">À cette mécanique vient s’agréger un fond plus ancien encore, moins bruyant mais plus constant : ce que l’on pourrait appeler la sensibilité sociale-coloniale française. Non comme appareil disparu, bien sûr, mais comme descendance morale tenace -cette manière de parler de République, de progrès et d’universel tout en gardant au fond de soi une blessure jamais refermée devant l’indépendance algérienne. C’est une sensibilité qui ne dit plus « Algérie française » comme slogan frontal ; elle la laisse remonter sous forme de regret diffus, de plainte civilisatrice, de soupçon jeté sur la décolonisation elle-même. Avec Sansal, cette famille morale retrouve une ressource inespérée : le récit de la perte peut enfin se raconter avec une voix algérienne, donc avec moins d’embarras, moins de honte, moins de risque d’être renvoyé à la vérité crue de la domination passée. Le détour par l’autre sert ici à réhabiliter le même.</p>



<p class=" eplus-wrapper">L’ancien discours colonial avançait à visage découvert : mission, ordre, supériorité, civilisation. Le nouveau procède avec infiniment plus d’adresse. Il parle de liberté d’expression, de laïcité, de lutte contre l’islamisme, de courage littéraire, de lucidité sur l’échec algérien, de fidélité à la langue française. Rien de tout cela n’est en soi illégitime &#8211; c’est précisément ce qui rend l’opération habile. Elle avance à couvert derrière des causes réelles pour glisser une conclusion qui ne l’est pas : la France coloniale serait, au fond, moins coupable qu’on l’a dit ; l’Algérie indépendante aurait ruiné une promesse ; l’histoire impériale mériterait révision non par l’archive et la rigueur, mais par le ressentiment sophistiqué. Nous ne sommes pas devant un retour grossier de l’OAS ; nous sommes devant un réarmement élégant du vieux réflexe colonial. Et la littérature sert ici de gant blanc à la main sale de l’idéologie.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le mot juste, dès lors, n’est ni « écrivain engagé », ni même « polémiste ». Le mot juste est auxiliaire. Auxiliaire littéraire d’un bloc français qui cherche à régler sous une forme noble plusieurs comptes à la fois : avec l’Algérie souveraine, avec la mémoire anticoloniale, avec la critique de l’islamophobie, avec les scrupules historiques de la gauche, avec tout ce qui entrave la reconstitution d’un récit national durci. L’auxiliaire n’a pas besoin d’obéir à un centre de commandement. Il suffit qu’il rende un service. Et le service rendu est majeur : il permet de faire entrer dans le salon légitime ce qui, formulé trop brutalement par ses alliés naturels, en serait aussitôt expulsé. Il transforme l’excès militant en matériau mondain. Il offre au ressentiment une diction.</p>



<p class=" eplus-wrapper">C’est pourquoi la défense courtoise de l’ambivalence ne suffit plus. On peut rappeler l’âge de l’homme, sa maladie, sa fragilité après sa sortie de prison, ses contradictions, ses déceptions, ses brouilles. Tout cela existe. Tout cela explique peut-être quelque chose à l’échelle psychologique. Mais politiquement, cela ne change rien à l’essentiel. Car une séquence intellectuelle se juge moins à l’intention de ses acteurs qu’à l’effet objectif de leurs positions. Et l’effet objectif, ici, est net : donner à la droite extrême un écrivain de parade, à un empire médiatique de combat un trophée, au macronisme un symbole, et à la vieille mauvaise conscience coloniale française un mécanisme d’acquittement par procuration.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Au fond, l’affaire Sansal parle moins de lui que de la France qui l’érige. Elle parle d’un pays dont une partie des élites n’ose plus assumer frontalement ses nostalgies, mais refuse encore d’en faire le deuil. Elle parle d’un champ médiatique où la littérature n’est plus seulement l’art de la forme, mais de plus en plus une logistique de guerre culturelle. Elle parle d’institutions capables de sanctifier au nom de la langue ce qui sert en réalité une ligne politique. Elle parle d’une bourgeoisie intellectuelle qui se croit encore subtile lorsqu’elle recycle, sous des mots plus fins, les plus vieux réflexes de l’ordre colonial.&nbsp;</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il faut donc finir sans euphémisme. Boualem Sansal n’est pas seulement un écrivain controversé. Il est devenu, en France, l’instrument distingué d’une revanche mémorielle, la caution algérienne d’un récit français de réhabilitation, l’embaumeur littéraire d’un cadavre que certains rêvent de faire passer pour un ancêtre glorieux</p>



<p class=" eplus-wrapper">C’est plus propre en apparence.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Ce n’en est pas moins une entreprise de falsification.​​​​​​​​​​​​​​​​</p>



<p class=" eplus-wrapper">Cet article a été écrit par Yazid Sabeg, il est paru le 24 avril 2026 sur le blog de Médiapart, il vous est recommandé par J.P Turpin</p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/place-aux-lecteurs/boualem-sansal-ou-limposture-consacree/">Boualem Sansal, ou l’imposture consacrée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
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		<title>Brèvinfo du 27 avril &#8211; les fleurs de la concentration éditoriale</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/en-bref/brevinfo-du-27-avril-les-fleurs-de-la-concentration-editoriale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Robert Martin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 06:03:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.envieabeziers.info/?p=19744</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 15 avril, Olivier Nora, PDG des éditions Grasset, propriété de Vincent Bolloré, a été limogé. Cette décision a provoqué la prise de conscience d’une centaine d’auteurs : leurs idées [&#8230;]</p>
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<p class=" eplus-wrapper">Le 15 avril, Olivier Nora, PDG des éditions Grasset, propriété de Vincent Bolloré, a été limogé. Cette décision a provoqué la prise de conscience d’une centaine d’auteurs : leurs idées et leurs œuvres sont, depuis trois ans, la propriété de Vincent Bolloré. Et donc au service de son idéologie. (<a href="https://www.acrimed.org/Les-fruits-et-les-fleurs-de-la-concentration" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ACRIMED</a>)</p>
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		<title>L’agrivoltaïque quoiqu’il en coûte</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/environnement/lagrivoltaique-quoiquil-en-coute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Pougnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 19:55:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 26 septembre et 17 octobre 2024 deux projets d’agrivoltaïque sont déposés dans la procédure au cas par cas pour des puissances de 8 mégawat (Mw) à Villemolaque et 10 Mw à Banyuls dels Aspres deux communes voisines (soit 40 000 mètres carrés de panneaux chacun).</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class=" eplus-wrapper">Le 26 septembre et 17 octobre 2024 deux projets d’agrivoltaïque sont déposés dans la procédure au cas par cas pour des puissances de 8 mégawat (Mw) à Villemolaque et 10 Mw à Banyuls dels Aspres deux communes voisines (soit 40 000 mètres carrés de panneaux chacun).</p>



<p class=" eplus-wrapper">On est largement au-dessus de la grande majorité des dossiers au cas par cas qui sont habituellement de moins de 1 Mw (la procédure simplifiée du cas par cas dispense le porteur de projet d’une étude d’impact environnemental). Mais l’astuce consiste à présenter ces installations comme des ombrières (ici du photovoltaïque couvrant des cultures) qui, elles, peuvent passer au cas par cas.</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Dans ces deux installations, les surfaces sont cependant démesurées</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">Logiquement les deux dossiers sont refusés par le préfet suivant l’avis de la Dreal (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) qui demande les études d’impact le 24 mars 2025.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il pointe l’insuffisance de l’étude faunistique, l’implantation dans le périmètre protégé de trois captages d’eau potable, l’effet cumulatif aves d’autres installations dans cette zone et l’impact paysager.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Les deux dossiers sont traités au même moment.  Les porteurs de projet font appel au Tribunal administratif de Montpellier qui invalide la décision du préfet le 24 mars 2026 (juste un an plus tard).</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le préfet ne fait pas appel et accorde la dispense d’étude d’impact le 17 avril 2026.</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Les motivations de la décision sont instructives quant à l’incompétence des juges sur les sujets qu’ils traitent</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">Ainsi sur l’insuffisance de l’étude faunistique. Quand le préfet pointe qu’elle n’a été effectuée sur le terrain que sur une journée, le juge répond que «&nbsp;<em>une seule investigation sur le terrain le 7 mai 2024 par une ingénieure écologue ne saurait à elle seule établir l’insuffisance de l’étude</em>&nbsp;».</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il ajoute par ailleurs que concernant la présence du lézard ocellé, espèce protégée, aucun individu n’a été observé lors de la visite de terrain.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Pas de chance pour le lézard, il aurait fallu le prévenir&nbsp;!</p>



<p class=" eplus-wrapper">Sur les conséquences éventuelles sur les captages d’eau potable, il reprend l’argument de l’avocat du propriétaire, insistant sur le fait que les vignes seront cultivées en bio.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il semble confondre un cep et un panneau photovoltaïque&nbsp;!</p>



<p class=" eplus-wrapper">Sur l’impact paysager, le mépris pointe lorsqu’il affirme que<em> les photographies et photomontages (état actuel / état futur) permettent de visualiser aisément le faible impact paysager dans un environnement banal de vignobles et de cultures sans intérêt particulier</em>.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Les habitants de Banyuls dels Aspres seront contents d’apprendre que leur territoire n’a aucun intérêt&nbsp;!</p>



<p class=" eplus-wrapper">Enfin sur l’effet cumulé des différents projets, il s’embrouille entre une réfutation, rien n’indique que «&nbsp;<em>ces installations ont été approuvées et sont en cours de réalisation ou en fonctionnement&nbsp;</em>», et une remarque contradictoire «&nbsp;<em>la cartographie des projets photovoltaïques montre que le projet est situé entre 500 m et 1 km des autres projets&nbsp;</em>».</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Épilogue</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">Juste à côté, à cheval sur les communes de Bages et Villemolaque, une jeune agricultrice, ainsi qu’elle se présente, dépose le 24 mars 2026 (jour fétiche pour l’agrivoltaïque&nbsp;!) un dossier pour une puissance de 5Mw (20 000 mètres carrés de panneaux).</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le préfet sans doute refroidi par la décision du TA accorde la dispense d’étude d’impact.</p>
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		<title>Sitio (109) &#8211; Des icônes et des hommes</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/societe/sitio-109-des-icones-et-des-hommes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Pougnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 16:59:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Sitio]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.envieabeziers.info/?p=19716</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un soldat de Tsahal a détruit à coups de masse une statue de Jésus, né à Nazareth de mère vierge et de père inconnu, certainement le juif le plus célèbre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class=" eplus-wrapper">Un soldat de Tsahal a détruit à coups de masse une statue de Jésus, né à Nazareth de mère vierge et de père inconnu, certainement le juif le plus célèbre au monde.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le premier ministre d’Israël ne s’y est pas trompé, lui qui n’a pas un mot pour les palestiniens assassinés par des militaires ou des colons, a certainement repéré là un acte antisémite et promis les plus lourdes sanctions.</p>



<p class=" eplus-wrapper">La communauté internationale qui ne s’émeut pas de la gale, des poux, du choléra, des infestions respiratoires qui déciment la population de Gaza, s’est, elle aussi, indignée de ce geste iconoclaste.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Les voix du Seigneur sont vraiment impénétrables.</p>
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		<title>J&#8217;en reviens pas ! Le selfie de la honte !</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/societe/jen-reviens-pas-le-selfie-de-la-honte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Robert Martin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 16:59:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[J'en reviens pas]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.envieabeziers.info/?p=19682</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le selfie est aujourd’hui l’autographe d’hier ! Quand on était jeune, on essayait d’obtenir l’autographe d’une vedette, d’une star, de quelqu’un de connu et il fallait être au bon endroit, au bon moment.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class=" eplus-wrapper">Le selfie est aujourd’hui l’autographe d’hier&nbsp;! Quand on était jeune, on essayait d’obtenir l’autographe d’une vedette, d’une star, de quelqu’un de connu et il fallait être au bon endroit, au bon moment.</p>



<p class=" eplus-wrapper">C’était le trophée du fan et l’impression de se rapprocher ainsi indirectement de la notoriété par celles ou ceux qui la possèdent. Comme l’autographe, le selfie devient un Graal, un symbole de réussite et de fierté qui se raconte et qui s’exhibe.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Pourtant, à bien y réfléchir, les deux personnes ne se connaissant pas la plupart du temps, cette image est tout à fait irréelle et n’a aucun sens car la notoriété ne se partage pas.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le selfie comme l’autographe apporte un sentiment de bonheur personnel à celui qui est en admiration de la vedette, de la star. C’est légitime et compréhensible puisque c’est le but. Il exprime effectivement pour certains un moyen d’exprimer la joie de la rencontre physique avec la personne admirée. Mais en faire part, montrer publiquement sa fierté de l’avoir obtenue est du domaine du fétichisme et de la vanité.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Ce phénomène ne touche pas que les adolescents en recherche de différence, les adultes en sont aussi les «&nbsp;victimes&nbsp;»&nbsp;!</p>



<p class=" eplus-wrapper">C’est exactement mon sentiment quand j’ai découvert dans Midi Libre (édition de Lodève du 18 avril 2026) la publication d’un selfie où apparaissent Frédéric Roig et Jean-François Soto au côté d’Emmanuel Macron&nbsp;!</p>



<figure class=" wp-block-image aligncenter size-full eplus-wrapper"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="550" height="311" src="https://www.envieabeziers.info/wp-content/uploads/2026/04/selfie-roig.jpg" alt="" class="wp-image-19683" srcset="https://www.envieabeziers.info/wp-content/uploads/2026/04/selfie-roig.jpg 550w, https://www.envieabeziers.info/wp-content/uploads/2026/04/selfie-roig-480x271.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 550px, 100vw" /></figure>



<p class=" eplus-wrapper">Je rappelle que Frédéric Roig (à gauche), ancien député PS, est maire, président de l’association des maires de l’Hérault et récemment élu président de la Communauté de Communes Lodévois-Larzac. Jean-François Soto (au centre) est maire de Gignac, président la Communauté de Communes Vallée de l’Hérault et vice-président national de l’association des collectivités.</p>



<p class=" eplus-wrapper">En voyant ce cliché, j’ai eu honte pour eux et leur mine réjouie m’a mis mal en l’aise&nbsp;! Ce selfie, pourquoi&nbsp;? Cette publication, dans quel but&nbsp;? Acte purement commercial et/ou technique d’auto-promotion, mais de qui&nbsp;?</p>



<p class=" eplus-wrapper">Le selfie entre amis ou famille a un sens très affectif. Mais obtenir d’un président de la République un selfie n’a aucun sens si ce n’est pour le plaisir personnel du moment. Plaisir malsain, légitime, ambigu ? Mais pourquoi le partager&nbsp;?</p>



<p class=" eplus-wrapper">Encore une fois la vanité guette car l’intérêt est de montrer aux autres le fameux selfie obtenu au profit d’une&nbsp;reconnaissance personnelle.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Messieurs, le président de la république n’a sûrement aucune idée de qui vous êtes parmi les 500 invités de cette journée et la plupart du temps le selfie est accordé pour une question d’image médiatique.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Mais quand on a des responsabilités publiques, que c’est en tant qu’élus, en plus à priori de l’opposition à la politique gouvernementale, qu’on est invité, quel est la signification de ce selfie et sa publication dans Midi-Libre&nbsp;? Ce n&rsquo;est pas digne! Ils sont fiers de quoi, nos deux héraultais&nbsp;?</p>



<p class=" eplus-wrapper">Avec des élus de cette trempe, avec cette admiration béate et un comportement digne d’adolescents fanatisés, avec un sourire ravi et niais, on ne peut que s’interroger sur les chances de changement politique <a></a>dans notre pays.</p>



<p class=" eplus-wrapper">On a les hommes politiques qu’on mérite, dit-on, alors on n’est pas en très bonne santé démocratique.</p>
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		<title>L’étrange modernité de Georges Orwell (6e et dernier). Les guerres sans fin du 21e siècle</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/societe/letrange-modernite-de-georges-orwell-6e-et-dernier-les-guerres-sans-fin-du-21e-siecle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Didier Ribo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 16:58:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[On se souvient]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.envieabeziers.info/?p=19695</guid>

					<description><![CDATA[<p>La géopolitique du monde contemporain diffère considérablement de celle du roman « 1984 ». Les régimes totalitaires ne dominent pas la planète. Pour comprendre leurs politiques étrangères et guerrières, les hypothèses d’Orwell peuvent pourtant être pertinentes et utiles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class=" eplus-wrapper">La géopolitique du monde contemporain diffère considérablement de celle du roman&nbsp;«&nbsp;1984&nbsp;». Les régimes totalitaires ne dominent pas la planète. Pour comprendre leurs politiques étrangères et guerrières, les hypothèses d’Orwell peuvent pourtant être pertinentes et utiles.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Pourquoi la Russie de Poutine a-t-elle entrepris de détruire militairement l’Ukraine ?</p>



<p class=" eplus-wrapper">Pourquoi la Chine de Xi s’est-elle mise sur le pied de guerre face à Taïwan ?</p>



<p class=" eplus-wrapper">De multiples raisons sont avancées qui ont chacune un certain poids. Mais la plus décisive pourrait être celle que suggère «&nbsp;1984&nbsp;»&nbsp;: en régime totalitaire, les guerres extérieures et les entreprises de conquête ont leur origine dans&nbsp;: «&nbsp;la guerre que mène chaque groupe dirigeant contre ses propres sujets&nbsp;».</p>



<p class=" eplus-wrapper">Accepter l’indépendance de l’Ukraine et son entrée dans l’Europe ne nuit pas au développement économique et civilisationnel de la Russie. Si un gouvernement russe voulait conduire le pays sur la voie de la prospérité raisonnée, il devrait tourner le dos à une logique d’empire.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Mais Poutine n’en a cure. Seul compte son pouvoir, et il pense le renforcer par la guerre.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Les hommes du peuple transformés en chair à canon, la population encagée dans un univers de désinformation, des élites sous contrôle et tenues resserrées autour de lui de gré ou de force, une économie de guerre qui donne tous les leviers à son clan politico-mafieux, une administration étatique qu’il contrôle entièrement de haut en bas&nbsp;: sont désormais les piliers du régime poutinien.</p>



<p class=" eplus-wrapper">De la même manière, reconnaître l’indépendance de Taïwan et les règles du droit international en mer de Chine ne nuirait aucunement au développement économique et civilisationnel de la Chine. Mais en affirmant haut et fort vouloir annexer l’île aux 24 millions d’habitants, XI contraint tout le parti et le peuple à faire bloc derrière lui.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Qu’il vive à Taïwan, sur le continent ou n’importe où dans le monde, un Chinois est assujetti.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il va de même pour les régimes «&nbsp;seulement&nbsp;» autocratiques de Trump et Netanyahou qui sont dans une logique de guerre militaire et économique permanente.</p>



<p class=" eplus-wrapper">En régime totalitaire, la différence entre politique étrangère et politique intérieure est abolie. Tout opposant politique interne est considéré comme un agent de l’étranger, toute opinion divergente est interprétée comme une menace contre l’unité nationale (l’Iran en est actuellement le meilleur exemple).</p>



<p class=" eplus-wrapper">Être en guerre contre une puissance étrangère, c’est renforcer le régime dans son combat contre ses opposants internes.</p>



<p class=" eplus-wrapper">La logique du pouvoir totalitaire exige de chacun de ces régimes qu’il mène la guerre en permanence et s’installe dans un état de guerre sans fin. Toute concession pour l’apaiser sera vue par lui comme un gain partiel et un signe de faiblesse de son adversaire. La politique étrangère immédiate de Trump et Netanyahou en est le meilleur exemple, même si on ne peut pas qualifier leur régime de totalitaire.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Pour que la guerre puisse durer indéfiniment, elle ne doit pas être totale.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Comme leurs analogues de «&nbsp;1984&nbsp;», les dirigeants totalitaires contemporains ne veulent pas l’apocalypse atomique.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Poutine est en guerre contre l’Occident et son but est de le détruire. Mais à condition de ne pas mettre en jeu l’existence de la Russie et la pérennité de son propre pouvoir. Les guerres en Ukraine, à Gaza, au Liban, en Iran ne sont que des «&nbsp;opérations spéciales&nbsp;», pour ceux qui les ont déclenchées.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Faire la guerre et la perpétuer devient plus important que de la gagner.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Ses buts deviennent modulables à l’infini, selon les jours, les interlocuteurs et les circonstances.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Qu’importe, comme dans «&nbsp;1984&nbsp;», qu’on ne la gagne jamais totalement, puisque c’est elle qui est le but qui ne doit jamais prendre fin.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Du moment qu’on ne la perd pas, son déroulement et ses hasards sont relativisés&nbsp;: «&nbsp;Puisqu’aucune victoire décisive n’est possible, il importe peu que la guerre se déroule bien ou mal. Tout ce qui est nécessaire, c’est qu’il existe en état de guerre&nbsp;». («&nbsp;1984&nbsp;»)</p>



<p class=" eplus-wrapper">Sur les écrans de «&nbsp;1984&nbsp;», des communiqués de victoire sont proclamés en continu, mais ils sont invérifiables. Orwell suggère que dans les conflits de l’ère totalitaire, la guerre physique, celle des corps et des machines, compte moins que celle de la désinformation.</p>



<p class=" eplus-wrapper">La guerre sévit aussi pour le contrôle des esprits.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Les pires atrocités peuvent être transformées en images de propagande. Simultanément hyperréelles et déréalisées, elles deviennent un décor quotidien.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il en résulte un effondrement moral où toute distinction entre le bien et le mal a disparu.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Conformément aux intuitions d’Orwell, le concept de guerre a profondément changé. L’urgence actuelle, c’est que des maîtres de la double pensée gouvernent et dirigent les guerres sans fin du 21<sup>e</sup>&nbsp;siècle.</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Cet article est une recension du livre de Jean-Jacques Rosat «&nbsp;l’esprit de Georges Orwell et “1984”, face au XXIe&nbsp;siècle&nbsp;», paru aux éditions «&nbsp;Hors d’atteinte&nbsp;» en 2025. Il est vendu 23&nbsp;€. Je vous en conseille vivement l’achat et la lecture intégrale.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/societe/letrange-modernite-de-georges-orwell-6e-et-dernier-les-guerres-sans-fin-du-21e-siecle/">L’étrange modernité de Georges Orwell (6e et dernier). Les guerres sans fin du 21e siècle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Parc naturel régional du Haut Languedoc a t-il un avenir ?</title>
		<link>https://www.envieabeziers.info/environnement/le-parc-naturel-regional-du-haut-languedoc-a-t-il-un-avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Michèle Solans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 16:58:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Avril 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.envieabeziers.info/?p=19718</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’avis du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), sur le projet de renouvellement de la charte du PNR Haut Languedoc, a été publié le 25 mars 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/environnement/le-parc-naturel-regional-du-haut-languedoc-a-t-il-un-avenir/">Le Parc naturel régional du Haut Languedoc a t-il un avenir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class=" eplus-wrapper">L’avis du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), sur le projet de renouvellement de la charte du PNR Haut Languedoc, a été publié le 25 mars 2026.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Avant sa visite sur le terrain, une délégation du collectif Toutes Nos Énergies 34-81 avait été attentivement auditionnée par les deux experts du CNPN. La délégation leur a fait part des contractions et manquements du projet du PNR.</p>



<p class=" eplus-wrapper">« <em>Le CNPN émet un avis favorable au projet d’extension territoriale et de charte du Parc naturel régional du Haut Languedoc par 12 voix favorables, 5 voix défavorables et 0 abstention, <strong>sous trois réserves qui valent chacune avis défavorable si elles ne sont pas levées</strong> </em>».</p>



<p class=" eplus-wrapper">Si les experts ont laissé sa chance à la nouvelle charte (2028-2043), ils n’en indiquent pas moins des manques à combler et des choses à rectifier.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Avant toute chose, ils pointent les prescriptions (et pressions irrespectueuses sur le vote raisonnable des élu-es) des préfets de l’Hérault et du Tarn sur le volet énergies renouvelables adressées dans un courrier particulièrement virulent au Parc. Car si ces préconisations sont adaptées hors des zones protégées elles ne peuvent s’appliquer à un PNR.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Ils rappellent la hiérarchie des missions selon le code de l’environnement : en premier, de protéger les patrimoines naturel et culturel, et les paysages, notamment par une gestion adaptée et seulement en troisième position de contribuer au développement économique.</p>



<p class=" eplus-wrapper"> « <em>Il importe de hiérarchiser la mission de contribution des parcs naturels régionaux à celle fondamentale et première de protection. En conséquence, ce courrier préfectoral s’inscrit en contradiction avec ces dispositions </em>» ajoute le CNPN qui insiste sur le fait que ce courrier préfectoral « <em>a perturbé de façon manifeste la concertation engagée par les instances du PNR dans son processus de renouvellement de sa charte.</em> »</p>



<p class=" eplus-wrapper"> <strong>Plus grave, il recommande à l’État de</strong> « <em>réaffirmer la mission première de protection des patrimoines et des paysages au PNR. L’absence de prise en compte de cette demande de clarification pourrait conduire à s’interroger sur le maintien de ce classement concernant l’un des plus anciens PNR français</em> ».</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Après ce premier avertissement suivent trois réserves qui, si elles n’étaient pas prises en compte, rendraient l’avis du CNPN défavorable.</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Réserve 1</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">La charte du PNR doit poser comme orientation fondamentale de mettre le territoire sur une trajectoire visant à atteindre au moins 10 % en ZPF.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Une ZPF est une zone géographique terrestre ou maritime dans laquelle les pressions engendrées par les activités humaines susceptibles de compromettre la conservation des enjeux écologiques sont absentes, évitées, supprimées ou fortement limitées.</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Réserve 2</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">Le PNR doit retravailler le zonage relatif aux espaces naturels et paysagers du territoire.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Et enfin,</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Réserve 3</strong> : elle concerne les énergies renouvelables.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Pour préserver l’essence même ce que devrait être un PNR, la contribution du PNR du Haut-Languedoc aux enjeux énergétiques doit être compatible avec sa mission fondamentale de protection du patrimoine naturel et des paysages en application de l’article R. 333-1 du code de l’environnement.</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Cela doit se traduire par différentes mesures</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Pour l’éolien</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">Le plafond de 300 mâts ne saurait être dépassé.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Les éoliennes en zone rouge doivent être soit bridées soit démantelées et déplacées en zone blanche sans dépasser la hauteur de 125 m et, et c’est souligné, dans le maintien du plafond actuel de puissance installée (à chiffrer) ce qui permettrait de diminuer leur nombre.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Cette puissance installée a été chiffrée non par le Parc, mais par les associations environnementales du territoire et transmise dernièrement au CNPN.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Les éoliennes implantées ayant un impact paysager fort et problématique doivent être démantelées prioritairement pour restaurer l’intégrité paysagère du Parc.</p>



<p class=" eplus-wrapper">La taille des éoliennes doit être appréciée au cas par cas. Pas de repowering (renouvellement d’une centrale) en zone rouge et pour les autres zones, tout repowering doit être considéré comme une modification substantielle entraînant la nécessité d’une nouvelle autorisation environnementale.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Pour les suivis de mortalité, les services de l’État doivent transmettre les données au PNR. Un manquement souligné par les associations.</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>Pour le photovoltaïque</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">Ne pas généraliser l’autorisation en espaces agricoles et naturels, terrestres et aquatiques, de centrales photovoltaïques et agrivoltaïques au sol et sur plan d’eau, à l’exception des terrains pollués ou artificialisés. Le projet de charte n’interdit ces centrales que dans les zonages remarquables d’espaces paysagers et naturels. Or, la note de cadrage de la Fédération des parcs naturels régionaux du 18 décembre 2025 indique que des installations sur terre agricole, prairiale ou naturelle, ne peuvent</p>



<p class=" eplus-wrapper">s’envisager que de façon exceptionnelle.</p>



<p class=" eplus-wrapper"><strong>En conclusion</strong></p>



<p class=" eplus-wrapper">Le CNPN rappelle que la production d’énergie ne doit pas altérer la mission première du Parc de protection des patrimoines naturels et culturels et des paysages.</p>



<p class=" eplus-wrapper">Il précise : « <em>À défaut, le maintien du statut de PNR est en question</em>« .</p>
<p>L’article <a href="https://www.envieabeziers.info/environnement/le-parc-naturel-regional-du-haut-languedoc-a-t-il-un-avenir/">Le Parc naturel régional du Haut Languedoc a t-il un avenir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.envieabeziers.info">En vie à Béziers</a>.</p>
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