Dans le cadre du Festival antifasciste " Les Fourmilières ", samedi 10 octobre, le collectif biterrois contre l’extrême droite appelait à une journée de débat à Vendres, commune accueillante qui conserve depuis des décennies une équipe municipale ancrée à gauche dans un océan de mairies de droite ou d’extrême droite.
Cette invitation était un pari qui n’allait pas de soi dans un contexte de fatalisme face à la montée du RN, en particulier dans le défunt Midi Rouge. Belle surprise, plus de trois cents personnes au fil de la journée ont répondu présentes.
Un vrai succès quand on sait que les syndicats, à l’exception de Solidaires et les partis politiques dits de gauche à l’exception de LFI, du NPA et de Génération.s n’ont pas voulu se joindre à cette journée de réflexion, de rencontres et d’échanges.
Malgré cette frilosité des institutions de la gauche, les gens de tout âge étaient au rendez-vous pour écouter et débattre avec la Ligue des Droits de l’Homme, l’association Patrimoine et Nature de Vendres qui mène un combat exemplaire pour préserver un des derniers îlots de nature sur le littoral languedocien ; Richard Vassakos, maire de la commune, historien et auteur d’un ouvrage très pertinent sur le « Ménardisme » ainsi que Denis Lanoy, homme de théâtre et tout nouveau adjoint à la culture de Nîmes, ville récemment reprise à la droite et face à l’extrême droite gardoise.
Plus de 150 repas servis par l’Atelier cuisine de la Cimade de Béziers, un final en concert avec les Z’étourdis, Machino troubadour et Enfant du macabre, et quelques dizaines de sympathisants qui se sont joints au collectif biterrois. Des associations ont tenu leur stand toute la journée (entre autres Le Barnabu, France Solidarité Palestine…).
Cette mobilisation montre une fois de plus que de nombreux citoyens sont en recherche de réponses et de modes d’action pour lutter contre la peste brune avant qu’il ne soit trop tard. La qualité des questions posées par la salle et des débats qui ont suivi chacune des interventions ont souligné que comme le dit la formule « que les absents ont eu tort ».
À bientôt pour un autre rendez-vous !










