Cherchez la différence

par | 19 avril 2026 | Politique locale

Qu’est ce qui différencie une ville classée divers droite (Béziers) d’une ville classée extrême droite (Carcassonne) ? Rien ou pas grand-chose, les deux maires pratiquent une propagande choc qui a pour but de cliver leurs populations.

Le maire de Béziers vient de lancer une campagne de communication qui est une ode à l’asphalte et à l’artificialisation des terres.

On lit sur le message : « Avec le grand plan voirie, 30 000 tonnes d’enrobés en 6 ans ».

On voit sur l’affiche et sur le clip municipal un cantonnier grimé comme un des chanteurs de « Village People » taper avec force et virilité sur des pavés qui doivent se demander ce qu’ils lui ont fait.

Le tout avec un goût très douteux pour le style « propagande » des affiches staliniennes et maoïstes.

Staliniens et maoïstes que le maire de Béziers est censé abhorrer.

Ce clip ne sort pas à n’importe quel moment, il sort au moment où le mentor du maire de Béziers (Trump) s’affiche en christ guérisseur. Les deux images sont bien sûr générées par l’intelligence artificielle qui évite de payer des salariés.

Dans ce qui ressemble de plus en plus à une internationale fasciste nous avons droit à une branche régionale entre le maire de Carcassonne et le maire de Béziers.

Les deux vilipendent la LDH locale et attaquent leurs opposants, qu’ils viennent des comités de quartiers à Béziers (voir article aqui, aqui, es Besièrs 148 sur ce site) ou des lycées à Carcassonne. Les deux reprennent à leur compte des formules du style : « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ».

Si les deux villes subissent la propagande outrancière de leurs maires, elles n’ont pas le même degré de résistance.

À Béziers, les sucettes municipales distillent régulièrement par voie d’affiche le venin municipal. Elles jouent invariablement le rôle de piqures géantes qui inocule le poison.

Un appel à la constitution d’un collectif biterrois contre l’extrême droite a été lancé par plusieurs associations locales pour être à la hauteur des attaques. Nous vous tiendrons informés de son évolution.

À Carcassonne, des oppositions ont vu rapidement le jour :

  • refus des organisateurs du festival du film politique (FIFP) de bénéficier des subventions municipales,
  • création d’un syndicat de lycéens
  • création du collectif « Nous Carcassonne » autour du slogan « jamais la violence et la division n’ont fait une cité ».

Une opposition très large comme le collectif « Nous Carcassonne » qui rassemble déjà 700 adhérents et sympathisants autour d’une boucle.

La ville a besoin de ces oppositions car un groupe identitaire baptisé « Novelum » distribue un torchon intitulé « Lo camin » sur les marchés en se présentant comme une association locale de défense du patrimoine.

Les mêmes recettes de communication agressives et outrancières développées à Béziers et Carcassonne indiquent une chose : l’union des droites existe en pratique.

Si RN et Ménard se chamaillent à Béziers pour la prééminence, ils appliquent les mêmes recettes de propagande dans les deux villes.

Par un curieux signe du destin l’osmose entre les deux maires risque d’être scellée par la descente des deux clubs de rugby de Béziers et Carcassonne en nationale.

Deux villes qui seraient regroupées jusqu’au rugby dans un Rassemblement National ?

Partager sur

En Bref

Brèvinfo du 21 juillet – Avec le RN, on ne peut plus rien dire

«On ne peut plus rien dire», c’est la complainte des vieux réac’ qui se plaignent de ne plus pouvoir proférer de propos racistes et sexistes en toute impunité. En vérité, la liberté d’expression recule effectivement de manière inédite, mais de l’autre côté de...

< Retour à l'accueil

L'agenda Culturel

L'agenda Militant

Lettre d'informations En Vie à Béziers

Pour recevoir notre lettre hebdomadaire

La Revue de presse

Dessins et photos d'actualités

Le mot du maire de Béziers

En vie à Béziers Adhésion et/ou dons !

Le coin des lecteurs

« Les Assoiffeurs » : pomper l’eau, profiter du chaos

Enquête nourrie de centaines d’entretiens et sources scientifiques, « les Assoiffeurs » de Fabien Benoit et Nicolas Celnik révèle les jeux de pouvoirs et d’intérêts privés pour faire main basse sur les ressources en eau au moment où la sécheresse devient la norme....

Nous la regardons brûler

Après la fameuse déclaration de Jacques Chirac au Sommet de la Terre de Johannesburg en 2002 : « La maison brûle, et nous regardons ailleurs » (hypocrite, mais vraie), nous pourrions dire près de 25 ans plus tard : « La maison brûle et nous la regardons brûler ». Car...

3e Chantier de pédagogie sociale

Bonjour à tous et toutes,  Fote & La Rage du Social (https://laragedusocial.org/) organisent les 13 et 14 novembre 2026 le 3e Chantier de Pédagogie Sociale à Béziers. Ce temps de rencontre réunira environ 100 participant·es (voire plus) venus de...

Au bout du fil de la presse libre

L’association a bénéficié en 2018 et 2019 du fonds de soutien aux médias d’information sociale de proximité / Ministère de la culture

Nombre de visites

Nombre de visites

1110571
Total Users : 1110571

mardi 21 juillet 2026, 13:40

Didier Ribo

Description de l'auteur de l'article - co-fondateur du journal majoritaire de Béziers