Green washing ta mère ! Décidément, ils osent tout, mais on les reconnait  !

le 25 octobre, 2026

La ligne nouvelle Montpellier-Perpignan TGV (LNMP) (en violet et jaune sur la carte, l’A9 est couleur saumon) est supposée faire gagner une trentaine de minutes de leur temps précieux à quelques ultrapressés, un peu comme l’autoroute A69 si vous voyez ce que je veux dire. (Ici).

Évidemment, les partisans, dont not’bon maire (rappelez-vous son affiche immonde où une femme était ligotée sur les rails « Avec le TGV elle aurait moins souffert ! »( Ici ) ne disent pas que ce gain de temps sera réduit à néant parce qu’il faudra emprunter une navette entre la gare TGV et le centre-ville, que ce soit pour Béziers Narbonne ou Perpignan. Cette ligne TGV, en panne depuis 13 ans, est passée à la vitesse supérieure, le chantier commence à se matérialiser. Les protestations de plusieurs communes (Sète, Poussan… Eh non, pas Béziers !) n’y ont rien fait. Voir, entre autres, ici  ou ici
En cause, les forages qui pourraient polluer les nappes d’eau potable, la destruction de zones Natura 2000 abritant des espèces rares, la suppression quasi obligatoire de certains trains régionaux, l’obligation pour les habitants d’Agde et Sète d’aller à Béziers ou Montpellier pour rejoindre Perpignan, etc. « Mais puisqu’on vous dit que ça va renforcer le ferroutage ! » hurlent les apprentis sorciers adeptes de la vitesse qui ne sert à rien ! Sauf que : « Sur le papier, le transport de marchandises par rail devait bouleverser la donne, libérer les routes, verdir la logistique. Mais derrière les discours, la réalité du fret ferroviaire en France ressemble à une longue partie d’échecs, où chaque avancée se heurte à une muraille d’intérêts, de contraintes techniques et de choix politiques. » Ici :
En cause surtout, l’absence totale de prise de conscience que la fuite en avant du capitalisme est suicidaire, que la vitesse ne résoudra rien, que le suréquipement, avec son lot de destructions d’espaces naturels, est aussi responsable du dérèglement climatique.

Du côté de Cers, le tracé passe juste au sud de Bourbaki, de l’autre côté de l’autoroute. Depuis quelque temps, des piquets avec un bourgeon rouge ont poussé dans les parcelles pour délimiter la zone. La semaine dernière, les bourgeons ont fleuri et de jolis petits panneaux rappellent qu’il s’agit d’un « secteur à enjeu écologique »Vouiiii ! Et là, je me dis qu’ils osent tout et nous prennent carrément pour des « billes » (qu’entre eux, ils écrivent « C.O.U.I.L.L.O.N.S »).

Ce territoire n’a jamais été l’objet du moindre appel au respect écologique (les dépôts sauvages y sont fréquents) et voilà que, à la veille de démarrer le chantier, ils nous demandent de protéger la « biodiversité ([juste]  pendant la durée du chantier » !) sur la zone qu’ils vont détruire ! « Ne pas polluer les milieux ! » « Ne pas perturber la faune et la flore. » Il fallait y penser parce que franchement, c’est génial, non ? Plus c’est gros et plus ça passe, mais, OK, pas de problème, j’irai vomir ailleurs, bien obligé puisque le TGV passera là où je me balade !

En Bref

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