Dans notre film Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2 qui sort ce mois-ci au cinéma, on revient notamment sur les origines de cette Amérique impérialiste qui a commencé dès Christophe Colomb et n’a jamais cessé sa conquête, de massacre en massacre. « La paix par la force », répète Donald Trump dans une vidéo citée dans le film à l’occasion de Thanksgiving Day. C’est la novlangue, de plus en plus grossière. Le prétexte de la lutte contre le narcotrafic est grotesque. La réalité est simple à comprendre : Trump et sa bande tentent d’annexer le Venezuela, en trahissant au passage ses électeurs à qui le bonimenteur en chef avait promis la fin des guerres d’intervention (déjà trahis au Proche-Orient à maintes reprises, ainsi qu’en Somalie).
La mafia est dans la place. Hier, le criminel de guerre recherché, du nom de Netanyhaou, quittait les États-Unis, juste avant l’attaque.
Le prochain épisode ? En mettant la main sur le pétrole vénézuélien, s’ils y arrivent, les États-Unis, sous le quasi-contrôle d’Israël, comptent avoir plus de marge pour attaquer l’Iran en réduisant les conséquences pétrolières et en espérant aussi reprendre la main sur les marchés perdus.
Rien de neuf. Les États-Unis n’ont cessé d’intervenir partout dans le monde et leurs dirigeants ont toujours considéré l’Amérique latine comme une arrière-cour. Donald Trump se revendique d’une nouvelle doctrine « Donroe », dérivée de la doctrine Monroe, proclamée en 1823 par le président américain James Monroe, affirmant que le continent américain est fermé à toute nouvelle colonisation européenne et que toute intervention européenne dans l’hémisphère occidental sera considérée comme hostile aux États-Unis. En contrepartie, les États-Unis s’engageaient à ne pas intervenir dans les affaires internes des puissances européennes… ce qui n’est évidemment pas le cas, au moins depuis la Première Guerre mondiale. Avec « la doctrine Donroe », Trump prend tout donc (c’est une séquence à venir dans le troisième film de Howard Zinn, une histoire populaire américaine).
Avec cette attaque du Venezuela et le kidnapping de son président, c’est une étape dans la nouvelle guerre mondiale, qui se fait beaucoup dans un grand cirque médiatique. Pour cela, il faut être assez sûr d’un contrôle total de l’Occident par la force, la soumission, l’humiliation. Avec beaucoup de communication à grand spectacle qui masque, pour l’instant, d’autres réalités qui apparaitront, notamment quelles complicités de l’intérieur ont permis cette opération et si cette opération aboutira vraiment sur une victoire américaine, ce qui n’est pas certain. Pour l’instant, la communication fonctionne…
L’Europe est aussitôt couchée. Ce qui n’est pas tolérable pour l’Ukraine est toléré pour le Venezuela. Les médias aux ordres sont fascinés par cette « démonstration de puissance », éblouis par la force de la communication par l’image et la mise en scène du kidnapping après avoir été fascinés par les actions de piraterie navale filmées et revendiquées. BHL a immédiatement validé par un tweet, comme toujours. Macron s’est aussitôt réjoui, il s’est même précipité pour le faire. Et le duo mafieux Israël-USA se sent tout puissant, prêt pour de nouvelles aventures. Bien sûr, ça ne va pas s’arrêter là, ces mafieux vont nous dépouiller, continuer à massacrer tout ce qui se mettra en travers de leur plan. Et ça vaut aussi chez eux aux États-Unis, où la démocratie interne va continuer à être de plus en plus malmenée, les opposants persécutés.
L’espoir réside en une résistance internationale qui s’organiserait face à ce front criminel qui terrorise le monde avec ses complices. Face à la propagande de guerre, ceux qui disent les choses continueront à être marginalisés, c’est déjà une certitude ! Mais ce sont dans les marges que s’écrit — lentement — l’histoire des peuples.
Les Mutins de Pangée coopérative cinématographique



























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