Politique locale

Le maire de Béziers a un grave problème : celui du rapport à la loi. D'un côté, il exige une soumission complète des administrés biterrois à la loi :

  • sur les constructions illégales et détruites, il déclare : "La loi, c'est la loi" (JDB / n° 83 / 15 octobre 2018)
  • à propos de l'interpellation, par la police municipale, d'un véhicule roulant à 208 km / h sur la rocade…il écrit : "A Béziers, force reste à la loi" (page Facebook / ville de Béziers / 9 novembre 2020).

Le 13 août dernier Michel Bousquet, ancien colistier de Robert Ménard aux municipales de 2020, était condamné à 4 mois de prison avec sursis et 8 000 euros de dommages et intérêts pour avoir déclaré à l’encontre de la députée LREM Laetitia Avia : « Elle s’exprime comme une merde dont elle a la couleur ».

Le numéro 4 du Journal du Biterrois, daté du 1er novembre 2020, ne laisse un espace d'expression qu'à la majorité et à la minorité qui siègent au sein du conseil communautaire ; bulletin communautaire et municipal, le JDB, contrairement aux dispositions législatives en vigueur, n'accorde aucune place réservée aux conseillers municipaux qui n'appartiennent pas à la majorité…

Lors du conseil municipal du 2 novembre 2020, Robert Ménard a demandé à sa majorité municipale de confier le service public de la restauration municipale à une entreprise privée, la SHCB, une société privée dont le siège social est situé en Isère. Précédemment, la gestion de ce service public était assurée par une société d'économie mixte, la SEM occitane de restauration : même s'il s'agissait déjà d'un démembrement du budget et des services publics, les usagers et l'assemblée délibérante pouvaient exercer un contrôle étroit sur le service rendu, notamment grâce à la représentation du conseil municipal au sein de la société.

Robert Ménard s'oppose au transfert de la compétence "Plan local d'urbanisme" à l'intercommunalité. Les motifs exposés pour justifier une telle opposition ne semblent pas très sérieux :

Le maire de Béziers veut construire un parking en silo sur la place Charles de Gaulle… Ce projet est une absurdité architecturale, écologique et financière :

1 / quand on se veut maire écolo, on privilégie des modes de déplacement "doux" et on abandonne les politiques du "tout-voiture" en centre-ville avec la multiplication des parkings incitant à utiliser la voiture

Lors du conseil municipal du 2 novembre 2020, le maire de Béziers a demandé, une fois encore, d'attribuer des aides directes et indirectes à la SASP Béziers rugby, sans que le moindre compte soit fourni par cette société et ce, malgré les demandes réitérées de différents membres de l'opposition municipale. Quelques rappels. L'attribution d'une subvention à une association ou à une entreprise (200 00 euros alloués lors de la dernière séance du conseil municipal) donne lieu à un contrôle exercé par la collectivité.

Robert Ménard a signé un arrêté autorisant "les commerces non-alimentaires de la ville de Béziers à rouvrir à compter du 31 octobre"… qui met en danger les commerçants et les clients. Ce coup de com' est particulièrement grave venant de la part d'un maire qui est chargé de faire appliquer la loi sur le territoire communal :

1 / les règles sanitaires ne relèvent pas de la compétence du maire

Cette chronique est dédiée aux dessinateurs de presse et à Samuel Paty mort pour avoir fait son métier d’enseignant.

Chers lecteurs, le dessin de Clo qui accompagne ces lignes, fait allusion à la tentative d’expulsion des syndicats de la Bourse du travail par le maire actuel de Béziers. Pour en comprendre toute la portée, faisons un petit retour sur la saga qui oppose les syndicats à la mairie de Béziers depuis 2014.

Le JDB est devenu…le JDB ! Le Journal de Béziers est donc devenu le Journal du Biterrois. Changement de titre mais : même format, même graphisme, mêmes contenus indigents, même propagande proménardienne. Le JDB s'autoproclame "libre". Sous le titre "LIBRE, LUI…"une affiche le proclame : le JDB est libre. Libre ? Pour être libre, il faut un minimum d'indépendance.

Encore une fois, la Bourse du Travail de Béziers a été menacée par le maire Ménard. Au-delà de la forte charge symbolique et politique de sa décision initiale d’expulsion des syndicats et d’installation en ces lieux de la police municipale, il est nécessaire de rappeler l’importance des Bourses du Travail dans la construction des luttes collectives et dans la défense des droits des travailleurs, des chômeurs, des précaires. Car, même si cette décision est pour le moment suspendue, il faudra rester vigilant aux attaques qui pourraient mettre de nouveau en péril à la fois le lieu et ce qu’il incarne...

Le bilan de la gestion ménardienne de la ville de Béziers est catastrophique. En particulier, sa politique en direction de la jeunesse est inexistante et les moyens qui lui sont affectés sont en très forte diminution. La commune finance les structures d’accueil de l'enfance (crèches, haltes garderies, centres de vacances, centres de loisirs, garderies, etc.) ainsi que les bâtiments et activités scolaires du premier degré.

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