Politique locale

Compilation des infos marquantes des législatives 2022

Le conseil municipal, réuni le 30 mai, a adopté le compte administratif 2021 de la ville de Béziers et pris connaissance de décisions du maire en matière d'emprunts.

EVAB avait déjà appelé l'attention sur la croissance du niveau de l'endettement de la ville de Béziers.

Aujourd'hui, il s'agit d'une véritable alerte : la politique erratique du maire de Béziers en matière d'emprunts conduit à accroître sans mesure le recours à l'emprunt.

Le président du conseil départemental de l’Hérault, Kléber Mesquida serait-il mesquin ?

À la suite du premier tour des élections législatives 2022, une seule nuance de brun domine dans l’ex-région Languedoc-Roussillon et dans le département de l’Hérault, c’est le brun du Rassemblement National.

À l’instar de leur nouveau mentor, E. Macron, les Ménards semblent reprendre dans une version biterroi / biterroise le célèbre ni de gauche, ni de droite présidentiel. Chez eux, ce serait plutôt : ni de droite extrême, ni d’extrême droite. A l’usage des faits le ni / ni présidentiel s’est révélé être carrément à droite. Qu’en est-il du ni / ni Ménardien ?

On peut regretter avec le NPA que l’Union populaire ne concrétise pas une rupture radicale avec le libéralisme en s’alliant avec le Parti socialiste. Il eût fallu pour cela que les conditions politiques permettent cette radicalité. Or le 2ème tour de la présidentielle a imposé pour la seconde fois un candidat libéral autoritaire et une candidate d’extrême droite. On peut se réjouir dans ces conditions que l’Union populaire permette aux forces de gauche de reprendre confiance en leur capacité à répondre à l’urgence sociale et écologique qui est la nôtre. Les vétérans du PS, atteints du syndrome de Stockholm, singent depuis trop longtemps les tenants du libéralisme autoritaire au nom d’un pragmatisme de mauvais aloi. Remettre en question leur héritage et leur reprendre le bâton de parole n’était pas imaginable il y a encore quelques semaines.

Dans un précédent article nous posions la question qui fâche à l’extrême droite : quelle plus-value amène la franchise Ménard au RN ?

Voici une liste (non exhaustive), des tops et des flops du deuxième tour de l’élection présidentielle dans le département de l’Hérault.

Depuis son retour à l’hôtel de ville, le conseil municipal compte un élu supplémentaire : un labrador jaune prénommé Jojo.

 Lors de la séance du 4 avril 2022, le conseil communautaire a voté le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM).  Ce taux (14.05 %), anormalement élevé par rapport au coût de fonctionnement du service, entraîne une compensation versée à la commune de Béziers.

 Une telle manœuvre constitue un détournement de taxe et une escroquerie au détriment du contribuable.

L’ex-région Languedoc-Roussillon était un fief RN depuis plusieurs élections. La question qui se posait avant le premier tour était : la région Occitanie peut-t-elle suivre la même orientation ?

Nous avons souvent alerté sur le fait que les Ménard utilisaient une sorte de franchise RN pour construire leur propre avenir politique, pour leur propre compte.

Dans un récent éditorial de l’organe publicitaire Mon Hérault, Kleber Mesquida choisit ce titre auquel on ne peut qu’adhérer.

Vous trouverez dans cette liste les villes et villages pas si Gaulois que ça dans le département de l'Hérault, où la gauche (en l'occurrence le vote Mélenchon) arrive en tête des suffrages exprimés.

Le premier tour de l’élection présidentielle à Béziers configure une nouvelle donne à gauche, à droite et à l’extrême droite.

Définition de coïncidence : événements qui arrivent en même temps par hasard.

Les Biterrois ont pu apercevoir récemment des affiches municipales d’où saillait une tête de cochon noir un peu inquiétante sur fond noir. Contre toute apparence ces affiches annonçaient dimanche 3 avril une foire aux cochonnailles autour des Halles. L’événement était initié par la mairie.  Étrangement ce n’était pas le terme de foire qui était utilisé, mais de feria, littéralement "fête" en espagnol, souligné par les couleurs hispaniques. Point de combat de cochons pour autant, mais un petit enclos de porcelets.

Dimanche 3 avril commençait le Ramadan. Mais les deux événements sont arrivés en même temps par hasard. Aucun lien avec la croisade identitaire de Robert Ménard.

Le label cité éducative obtenu par la ville de Béziers est une source de financement pour mener des projets et acheter du matériel à destination des jeunes de 3 à 25 ans sur le centre-ville. C’est ainsi que des élèves de CP ont reçu récemment chacun un dictionnaire.

Le label cité éducative sert également à financer la promotion personnelle du maire de Béziers qui a commandé à Hachette une édition spéciale avec sa photo en page liminaire. À noter qu’il est allé chercher une photo de lui avec son chien Jojo. Histoire de passer pour le gentil, auprès des élèves qu’il a notoirement stigmatisés et à qui il offre aujourd’hui des dictionnaires. On remercie Hachette, qui n’appartient pourtant pas encore au groupe Bolloré.

 

 

 Généralement, les presque 35 000 communes de France (34 954 exactement au 1er janvier 2022) ne procèdent à aucune évaluation des politiques publiques qu'elles conduisent.

 Cela est vrai en particulier à Béziers où le maire, Robert Ménard, ne s'interroge guère sur l'efficacité des actions engagées sous son autorité et sa responsabilité.

 Le système de vidéosurveillance, ou de vidéo-protection selon la nouvelle appellation, illustre parfaitement cette absence d'évaluation d'une politique sécuritaire pourtant très coûteuse pour le contribuable biterrois.

 Mais inefficace !

Vous voyez le quartier Port Notre Dame, au bas du Faubourg ? Il s’étale de part et d’autre du « Canalet », trop-plein du Canal du Midi.

Lors de la dernière séance du conseil municipal (7 février 2022) l'assemblée délibérante a décidé d'accorder la gratuité de la salle zinga zanga pour l'organisation d'un concert du chanteur d'extrême-droite Jean-Pax Méfret (avec entrée payante, de 25 à 30 euros !).

On apprenait en décembre que Robert Ménard est allé faire du gringue aux maires de Bassan et Coulobres qui ont accepté de rejoindre la majorité ménardienne à l’Agglo Béziers-Méditerrannée. Cette décision montre combien la montée de l’extrême droite en France ne s’appuie pas seulement sur la monopolisation médiatique, le relai d’une grande partie de la classe politique des discours lepéno-zemmouriens et la multiplication des violences ultra-droitistes contre des journalistes ou des militants. L’appel à une forme de real politik en constitue également un fer de lance.

Les nuages s'accumulent sur la gestion de la ville par Robert Ménard : le budget primitif 2022, adopté lors de la séance du conseil municipal réuni le 13 décembre, révèle les limites d'un "volontarisme" qui ne parvient pas à masquer un certain amateurisme.

Alain Biola, maire de Bassan (2 144 habitants) et Gérard Boyer, maire de Coulobres (364 habitants) ont décidé de rejoindre la majorité ménardienne de la communauté d'agglomération Béziers Méditerranée après avoir siégé dans les rangs de l'opposition. Ces deux transfuges justifient leur choix en invoquant leur désir de "travailler pour le bien commun" et leur volonté de "participer aux décisions".

Les élus locaux qui participent à l'exécutif (maire et adjoints, président et vice-présidents, conseillers délégués…) perçoivent des indemnités pour l'exercice de leur mandat. Mais la répartition de ces indemnités est très inégalitaire.

Selon la note de synthèse présentée dans la délibération, près de 300 commerçants, restaurateurs et artisans sont partenaires du projet, ce qui représente près 100 000 francs biterrois mis en circulation sur notre commune.

Lors de la séance du 22 novembre 2021, la ville de Béziers a réévalué le montant de sa participation aux frais de fonctionnement des écoles maternelles privées sous contrat à 600 euros pour l’année 2021, par élève domicilié sur la commune.

Réuni le 15 novembre 2021, le conseil de la communauté d'agglomération de Béziers-Méditerranée s'est dessaisi d'un grand nombre de compétences qui ont été transférées au président de l'établissement public.

Le conseil municipal de la ville de Béziers s'est réuni le 22 novembre 2021 : une trentaine de dossiers étaient inscrits à l'ordre du jour, dont le débat d'orientations budgétaires pour l'exercice 2022. Des indicateurs qui virent au rouge…

Nous avions déjà apporté un regard critique sur les oppositions à la majorité ménardienne au sein du conseil municipal et de l'assemblée communautaire.

Depuis que Robert Ménard est maire de la ville de Béziers, il ne cesse de proclamer que l'encours de la dette (stock de dettes contractées que la ville doit rembourser) diminue : la ville se désendetterait chaque année…

La tâche n'est pas difficile, il suffit de réduire les dépenses d'investissement pour ne pas devoir recourir à l'emprunt pour les financer.

Le stationnement payant sur voie publique génère des recettes de "forfaits post stationnement" (FPS). Le FPS est réglé en cas d'absence ou d'insuffisance de paiement immédiat de la redevance.

Les autorisations de programmes (crédits que le maire peut engager sur une opération) donnent lieu, après achèvement des travaux, à une clôture comptable. Par délibération en date du 22 janvier 2015, le conseil municipal avait autorisé la création d'une autorisation de programme dénommée "Embellissement du centre-ville" d'un montant de 26 000 000 euros.

La ville de Béziers a décidé, lors de la réunion du conseil municipal du 27 septembre 2021, d’équiper sa police municipale d’une brigade cynophile.

Robert Ménard, en utilisant un véhicule de service municipal, cumule trois violations de la loi et du règlement.

Lundi matin, en "une" et en caractères plus gros que le nom du journal : " La patronne". Un tel enthousiasme, généralement réservé aux résultats sportifs, surprend dans une presse écrite jamais à court de superlatifs ; ce titre suscite quelques interrogations et commentaires et nécessite trois mises au point.

Le maire de Béziers dispose d'une très large majorité au sein du conseil municipal : sur 49 sièges, 44 sont issus de sa liste et l'opposition ne dispose que de 5 sièges. Dans ces conditions, il est difficile d'infléchir la politique conduite par Robert Ménard ; Pascal Resplandy, démissionnaire de son mandat de conseiller municipal, avait alors déclaré : "Le travail d’opposition, ne peut pas servir positivement dans une assemblée menée par un clown qui fait du spectacle et qui est suivi d’une majorité de godillots sans caractère…". Ce qui est un juste diagnostic !

En séance du conseil municipal du 8 juin 2021, le maire de Béziers rappelle que la ville de Béziers projette la plantation d'environ 850 arbres chaque année jusqu’en 2026 pour arriver à un total de 5000 arbres en 6 ans (rapport n° 36). Pour atteindre cet objectif, un budget annuel de 500 000 est réservé.

Une fois encore, la ville de Béziers brade son domaine public. Deux dossiers soumis au conseil municipal du 8 juin, en témoignent (dossiers n° 17 et 19).

Le maire de Béziers propose au conseil municipal, réuni le 8 juin 2021, de mettre à disposition un agent de la communauté d'agglomération Béziers Méditerranée au profit de la commune : il s'agit d'un chauffeur pour assurer le remplacement des chauffeurs de la ville de Béziers déjà mobilisés sur cette mission (dossier n° 45).

Lors de la séance du 8 juin 2021, le conseil municipal a adopté une "décision modificative" afin de procéder à des ajustements du budget 2021 (rapport n° 5).

Le conseil municipal de Béziers s'est réuni le 6 avril à 17h00 au Palais des congrès. Selon le procès-verbal, établi par le maire, la séance a été déclarée close à 19h30 alors que le couvre-feu en vigueur à cette date interdisait toute circulation sans motif valable au-delà de 19h00.

Encore un exemple de "l'humour" d'un goût douteux de Robert Ménard. Le compte rendu intégral des débats de la séance précédente a été soumis à l'approbation du conseil communautaire réuni le lundi 10 mai.

Dans sa dernière livraison (n° 13, 15 avril 2021), le Journal du Biterrois (JDB), ce torchon à la gloire du seul maire de Béziers, réserve une portion plus que congrue à la communauté d'agglomération alors que la ville de Béziers se taille la part du lion.