Politique locale

Par Clo et M.R.V.,

Envie à Béziers, Evab pour nos lecteurs, fidèle à son engagement, vous propose sur son site internet durant les semaines qui nous séparent de l’élection municipale 25 raisons de ne plus voter Robert Ménard comme maire de Béziers, sous forme de dessins légendés. Vous pourrez découvrir et partager un nouveau dessin chaque dimanche au fur et à mesure des semaines qui nous séparent des élections municipales sur notre site internet. En voici un échantillon pour notre journal papier.

Grands Travaux Inutiles6

1ème raison : Quel est le point commun entre le réseau de bus de Stockholm, des trains de banlieue de Boston, du métro de Shangaï et du parc de stationnement de Béziers ? D’être géré par le groupe privé Kéolis dont fait partie la société Effia, à qui Robert Ménard a confié pour 10 ans la gestion du stationnement par délégation de service depuis le 1er janvier 2018 sur la voirie et sur les parkings. On se souvient d’un temps où on pouvait se garer à Béziers à la gare, au Champs de Mars, dans de nombreuses rues du centre-ville gratuitement. Sous la mandature de Raymond Couderc les choses s’étaient progressivement dégradées. Un pas de plus important a été franchi. Et l’indulgence relative des préposés municipaux a été remplacée par la logique implacable des parcmètres d’Effia. Il faut compter 1 euro par heure de stationnement en zone bleue. L’abonnement de 30 euros mensuel n’est accessible qu’à des catégories sociales favorisées. L’amende a été majorée à 17 euros. Et les 30 minutes offertes en cœur de ville ne permettent pas de s’attarder pour du lèche-vitrine. Résultat : les biterrois sont contraints de trouver des systèmes D pour garer leur voiture. On le voit aux nombreuses places vides du centre-ville. Du jamais vu à Béziers. Pour autant aucune politique ambitieuse de circulation écologique n’est mise en place : parkings aux portes de la ville, navettes gratuites, pistes cyclables. La ville est donc à la fois cernée par un réseau routier de plus en plus dense et saturée de voitures à l’intérieur... Qui ne peuvent pas se garer.

L’absurdité de cette politique à contre-courant a atteint son acmé avec la présentation au conseil municipal du 23 septembre 2019 du projet de parking silo de 300 emplacements sur la place de Gaulle, censée permettre de desservir le cœur de ville, unique sujet d’intérêt pour Robert Ménard. Sa nécessité est d’ailleurs très contestable et la création d’un pôle entrepreneurial ne suffit pas à justifier les 4 850 000 HT que coûterait cette construction. On peut s’interroger d’emblée à qui profiterait ces Grands Travaux Inutiles ? Si la gestion de ce parking revenait à Effia, on pourrait dire que l’argent public a contribué à financer le privé. On ne parle pas de la question écologique et urbanistique. Le déplacement de la gare routière vers la gare largement saturée par la circulation du carrefour de l’Hours peut inquiéter. Et sans verser dans la nostalgie des vignes qui recouvrèrent cette place avant de devenir un pôle administratif (préfecture, collège, commissariat, ancienne cpam) et malheureusement la gare routière, on aurait pu imaginer un projet plus verdoyant et esthétique que cette verrue.

Horreur2

2ème raison : tout est dans le dessin. Robert Ménard a basé sa politique municipale sur le pari du tourisme. Pas sûr qu’elle soit compatible avec la campagne idéologique que le maire actuel mène à coup d’affiches, de journal de la ville, de conférences, de tweets, de procès aux frais des contribuables. Les charmes de Béziers sont bien édulcorés par ce musée des horreurs, où le touriste ne risque pas de se précipiter.

Avons-nous vraiment envie que Béziers soit marquée du sceau de l’extrême-droite ?

Cest dCgueulasse4

3ème raison : Tout est dans le dessin. Mardi 29 mai 2018, le plafond d’une école de Béziers, l’école Pellisson, s’effondre, faisant 14 blessés légers. Cet accident est à l’image de l'état des écoles de la ville, parfois tout à fait indigne pour les plus anciennes. S’il n’en était pas responsable au début de sa mandature, le maire actuel a fait le choix de privilégier d’autres investissements et de ne pas procéder à un gros effort de rénovation des écoles existantes et de construction de nouvelles écoles ou d’espaces de cantine. Il suffit de comparer les orientations budgétaires consacrées à l’embellissement du coeur de ville (26 millions) à celui prévu pour les écoles (4,5 millions) sur la période 2015-2020 pour s’en rendre compte. Pourtant il n’est pas sûr que le retour sur investissement n’aurait pas été plus profitable. Autre responsabilité de la municipalité actuelle, c’est le budget alloué par enfant pour le matériel ou à l’équipement informatique qui est loin d’être à la hauteur : il y a des écoles qui fonctionnent avec un seul ordinateur en tout et pour tout. L’accès aux complexes sportifs ou le financement des transports pour y accéder a été réduit à peau de chagrin. Le financement des classes vertes a été supprimé. Beaucoup d’écoles fonctionnent donc à minima, contredisant le principe de l’égalité. Tout ceci est à l’image du mépris social du maire pour les classes populaires souvent défavorisées de Béziers et une préférence certaine pour les écoles privées si possible de confession catholique et les classes sociales plus nanties. Les rodomontades de Robert Ménard sur son compte tweeter le 5 novembre 2019 contre le gouvernement suite à l’incendie criminel de l’école des Tamaris le 31 octobre 2019 ne doivent pas masquer ses propres choix « dégueulasses » pour reprendre son expression faussement indignée.

Facadisme8

4ème raison : L’une des plus grosses illusions qu’ait donné le maire actuel est d’avoir été à l’origine de la rénovation des façades à Béziers. En réalité ce plan d’action national qui concerne de nombreux cœurs de ville a démarré pendant la dernière mandature de Raymond Couderc et s’est poursuivi avec celle de Robert Ménard et l’élection d’Emmanuel Macron. Les principaux pourvoyeurs de fonds sont l’Etat et Action logement (1% patronal) auxquels s’ajoutent pour une moindre part les collectivités territoriales et différents organismes. Il en est de même pour les quartiers dits populaires comme celui de la Devèze. Ces rénovations auraient eu lieu quel que fût le maire en place. Il y a derrière ces plans une volonté de gentrifier les cœurs de ville (habitants aisés) et d’installer les classes moyennes dans les quartiers populaires en les vidant des classes sociales les plus pauvres, pour qui il n’est pas sûr que soient construits assez de logements sociaux. 

Mais la recette n’est pas si aisée. Et on voit que de nombreux commerces ferment ou ont une durée de vie éphémère, le problème majeur restant l’emploi à Béziers. Proposer aux propriétaires de remplacer les commerces par des garages est un tour de passe-passe qui permet de réduire le nombre de commerces, mais relève tout autant du façadisme. 

Lutter contre la paupérisation ne peut se faire en excluant les plus pauvres. Question de valeur, mais aussi de pragmatisme. 

« M’en voudrez beaucoup si je vous dis un monde / Où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort/ Ce soir j’aime la marine / Potemkine » (Extrait de « Potemkine » Jean Ferrat)

Moins on en a plus12

5ème raison : Le moins qu’on puisse dire c’est que la vie culturelle n’est pas le fort du maire actuel. Pourtant c’est souvent le marqueur d’une ville dynamique, celle qui donne envie d’y revenir ou d’y rester, celle qui fait se rencontrer les habitants de tout horizon ou de tout âge. Le théâtre municipal à travers ses différents lieux présente grâce au travail des équipes des spectacles intéressants. Mais l’offre reste très limitée, sans parler d’une politique peu démocratique en termes de tarifs ou d’activités proposées. Et d’autres choix parmi les manifestations de la ville relèvent de la nostalgie, voire d’un rejet revendiqué de formes modernes de la culture. On est davantage dans le divertissement anesthésiant que dans un vrai projet culturel qui fait ressentir de profondes émotions et donne à penser. Plus inquiétant encore est la diminution ou disparition de l’accès à certains espaces culturels comme les Musées de Béziers, la restriction de l’offre en direction des scolaires en matière d’ateliers, alors même qu’un travail formidable était accompli depuis de nombreuses années. Sans parler du sauvetage in extremis par l'opposition de ces lieux de mémoire que sont la maison de Jean Moulin ou le Palais épiscopal. Ce mépris de Robert Ménard pour la culture moderne comme pour le monde enseignant, une certaine approche peu favorable à la vie associative qui a pu transparaître à travers sa mandature, dessine bien le portrait d’un homme d’extrême droite. Qu’on ne s’y trompe pas.

Fontaine musicale9

6ème raison : La rénovation de la place Jean Jaurès, dite place de la Citadelle, à Béziers est l’un des sujets de satisfaction des biterrois. La première étude commandée à l’agence valencienne APS par la municipalité d’alors date de 2 000. Elle ressemble à s’y méprendre au réaménagement qui a été réalisé. N’empêche, un peu de verdure n’est pas pour déplaire comme la disparition du parking en surface. Des allées la traversent et facilitent la circulation piétonnière. On sera sensible ou non à la fontaine musicale et au design minéral qui nous éloigne du charme méditerranéen biterrois. On  toussera sur le budget alloué de plus de 20 millions d'euros pour ce réaménagement.

On comprendra encore moins pourquoi les pelouses ont été interdites d’accès, les enfants privés de patauger dans les plans d’eau même sous 40 degrés, les bancs retirés. À l’inverse de ce qu’ont pu faire des villes comme Bordeaux ou Marseille. 

Si ce n’est en se référant à cette obsession du maire actuel de faire disparaître de la ville toute marque de culture méditerranéenne, comme on a pu le voir avec l’interdiction de faire sécher son linge aux fenêtres à la napolitaine, sa volonté de limiter les kebabs ou la fermeture du marché de plein air de la Devèze qui sentait bon les épices. Aux États-Unis on parlerait d’une volonté de faire régner la culture wasp (white anglo-saxon protestant). Ici on pourrait inventer l’acronyme bfc (blanc français catholique). 

L’extrême droite se glisse parfois dans des choix apparemment anodins mais qui peuvent préparer les esprits à de plus graves atteintes au droit, si on n’y prend garde. L’histoire nous l’a appris.

Effetmaire11

7ème raison : On ne peut pas dire le contraire : Robert Ménard a vraiment cherché à redynamiser le cœur de ville. Cela a même été sa préoccupation principale. Il a mis en place une équipe municipale efficace et avenante pour favoriser l’ouverture de nouveaux commerces et tisser des liens avec les commerçants et leurs associations. Il est parti en bataille pour sauver les Galeries Lafayette et a guerroyé contre l’enseigne Orchestra. Il a installé un parking sur la place du Champ de Mars. Il a tenté d’appliquer toutes les bonnes vieilles recettes : installation d’une grande roue, animations de rue, musique dans les hauts parleurs, sons et lumières, décorations et parterres de fleurs. Il a rebaptisé la ville en « capitale mondiale du vin » et autres florilèges. Mais au bout de 6 ans de mandat, le cœur de ville de Béziers a un pouls toujours très bas. De vieilles enseignes bien connues des Biterrois, dont le restaurant étoilé, ont fermé leurs portes, d’autres ont déménagé pour le Polygone ou les zones commerciales de la périphérie. Des boutiques éphémères se succèdent. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. Et on ne peut nier la difficulté de la problématique. Néanmoins il est fort à parier qu’en visant des populations plus diverses et variées en âges et en catégories socio-culturelles, la ville aurait tout à gagner. La campagne de revitalisation un tantinet désuète menée par la mairie actuelle cible un public touriste ou pas trop restreint pour que la vie s’installe à Béziers. L’entre-soi a toujours signé la décrépitude des villes. Goldoni et son théâtre vénitien aurait bien à nous en apprendre là-dessus.

LCon fait le paon 7

8ème raison : Ce n’est pas tant l’égo de Robert Ménard qui nous vaut ce dessin de notre caricaturiste que le manque d’inventivité du maire. À l’étroit dans son costume de maire d’une ville moyenne, il ne peut rêver Béziers qu’à l’image des grandes villes. Aussi lui applique-t-il toutes les recettes éculées des métropoles pour attirer le touriste. C’est ainsi que les biterrois ont pu voir apparaître cette grande roue en bas des allées centrales réaménagées à cette occasion pour la modique somme de 800 00 euros. Il n’y avait pas plus urgent à Béziers en termes d’investissement ni plus efficace en termes d’attractivité ni plus fidèle à son charme occitan. La grande roue a ça de bon qu’elle fait parler et bouillaquer. C’est qu’on n’y voit quasi jamais personne et qu’elle tourne le plus souvent à vide. De là à en faire un symbole de la politique municipale ménardienne... Léon léon léon... Crie le paon incompris tout en faisant la roue.

"... DE TOUS LES BITERROIS"

Quel politique n'a pas promis d'être le maire, président... De tous ses administrés ?
Combien l'ont réellement été ?

Après les travaux somptuaires effectués sur la place Jean-Jaurès, sous les fenêtres du mai(t)re, on avait compris que le miroir d'eau, la fontaine musicale, étaient faits pour le plaisir de tous les biterrois.

Et ben non !

Les premières semaines, il y avait des bancs, des sièges répartis tout autour de la place sous les ombrières. Mais ce n'étaient pas des bancs ni des sièges sélectifs, n'importe quel séant pouvait s'y reposer.
Ils furent donc enlevés, tous !

Au début, en haut du miroir d'eau, étaient 2 à 3 fonctionnaires municipaux, dont des gardes champêtres.
A nos questions, ils répondirent que « ces gens-là » se dévêtaient de leurs Tshirts ou chemises pour se rafraîchir. Ah bon, c'est qui, "ces gens-là?". Embarras et réponse vague : "vous voyez bien !".

En effet, à Béziers, il y a des biterrois moins biterrois que les autres, on vous laisse deviner lesquels…

Régalez-vous bien quand vous souhaitez vous reposer un moment à l'ombre, avec 40 degrés au soleil ! Balancez-vous d'un pied sur l'autre quand vous voulez admirer le spectacle de la fontaine musicale !

 

Les aventures du baron noir : épisode 30

Par Didier

Chers amis antiracistes et antifascistes, chers amoureux des arbres et des forêts primaires, secondaires et tertiaires. . .

Bonjour !

Le scoop de cet été c’est que les fachos ne sont que des copieurs. Et oui, même les plus grands fachos mondiaux ne font que du copié-collé.
Il suffit que Trump tweete maladivement jour et nuit pour que le baron noir l’imite.
Il suffit que Salvini saborde sa coalition électorale pour B. Johnson l’imite.

Le Maire de Béziers nous fait savoir sur 4 pages du Journal de Béziers (n°4) qu'il s'est rendu à ses frais au village syrien chrétien de Maaloula déchiré par une guerre cruelle, en vue d'un jumelage et d'un soutien. Cette démarche vis-à-vis d'une population opprimée d'abord par la guerre même, et également du fait de ses convictions religieuses, est évidemment opportune. Elle ne doit cependant pas rester sélective.

Le n°5 du journal de Béziers vient de paraître, et à sa lecture cela ne fait plus aucun doute : Robert adore le caca. La question qu'il nous reste à trancher est : quel est son animal totem ? Est-ce la mouche qui butine d'étron en étron ? Ou bien le bousier, qui avec acharnement, fait rouler sa boulette ? Le bon côté des choses c'est que l'odeur nous remet en mémoire les raisons de l'existence de notre journal « En vie à Béziers ».

Dévotion débridée, apologie des armes à feux, stigmatisation des communautés, le maire de Béziers propose à ses administrés les éléments d'un modèle de société dont on retrouve les fondations outre-Alantique aux États-Unis d'Amérique, où la violence et la mort se sont banalisées.

Le groupe de pression de la T.E.U.B. (« Tradition d'Éducation Ursuline en Biterrois ») nous fait part de ce communiqué de presse.

Par Ursula

Le dernier week-end de mai, Béziers a brillé de tous les feux d'un show extrême-droitier décomplexé à la gloire de l'inventivité de son maire, en matière de pensée politique.

Par Khan Did,

Voici un florilège de titres que vous avez pu voir dans le Journal de Béziers n°54. S'ils vous ont échappé, vous n'avez rien perdu. On croyait avoir lu le pire, mais non, le JDB peut aller jusque dans le caniveau !

De Jean-François Gaudoneix

 

En couverture

33assassinepatrimoine

Interview de Jean-Philippe Turpin à la CADA de la Cimade du centre-ville de Béziers.

par Khan Did,

Vous êtes en mal d'identité, pris dans l'impossibilité de vous reconnaître dans cette France qui se suicide (1) ? Dans ce Languedoc-Roussillon paupérisé ? Dans cet Hérault commandé par ces gauchistes de Montpellier ? Dans ce XXIème siècle décadent ? Rassurez-vous, votre identité c'est d'être...Biterrois : une Humanité à part entière.

Dans la veine la plus misogyne de l'idéologie historique portée par l'extrême droite, monsieur Robert Ménard et son équipe apparaissent comme des phallocrates bourgeois avec un maire omniscient, omnipotent, omniprésent, une sorte de Caudillo en pays occitan.

C'est amusant à sa façon, dans l'une des villes les plus pauvres de France, de programmer une « résurrection » par le luxe. L'équipe municipale qui épingle les journalistes (le « landernau médiatico­bobo parisien s'est affolé », lit­on dans le JDB n°9 du 15 mars 2015, p.3) reproduit exactement les mêmes travers.

Depuis bientôt 2 ans, la voix du maire, dans ses décisions, ses discours, son journal, sème des paroles de discorde et, se drapant dans une posture catholique prosélyte et intolérante, essaie inlassablement de dresser la population contre les maghrébins et syriens, qu'il couvre du terme générique de « musulmans », fussent-ils catholiques ou incroyants.
Responsables de tous les maux, ils sont transformés en boucs émissaires, selon une technique qui rappelle fâcheusement les dérives allemandes de sinistre mémoire.

par Khan Did

En juillet, nous avons pris connaissance, d'une part de l'attribution à Suez de la gestion de l'eau dans l'agglo et, d'autre part, des gesticulations du maire de Béziers sur cette attribution.

Par Jean-François Gaudoneix,

A Béziers on se traite de piche depuis des générations. On se traite de piche de village (c'est un superlatif), de piche con (c'est plutôt affectueux), d'enfoiré de piche (c'est plutôt coléreux), de putain de piche (c'est carrément coléreux)...

Par Didier

Les aventures du Baron Noir. Cette rubrique est issue d’une chronique tenue dans l’émission radio mensuelle d’EVAB sur RPH (à écouter sur ce site ou sur RPH).

Par Didier

 Les vrais / faux tweets de Robert Menard : Je suis le maillot jaune des gilets jaunes. Dans ma ville, à Béziers, j’ai anticipé sur le rapprochement des élites avec le peuple. La vierge que j’ai fait dorer à l’or fin sur le plan St-Jacques à Béziers, dispense, du haut de son rempart, sa bienveillance sur le Restaurant du Cœur du cours de la Marne situé en contrebas.

Pas (trop) de surprise, en découvrant l'éructation municipale des récentes affiches «Mauvaises nouvelles pour les racailles » biterroises . C'est la subtilité du discours et du projet municipal à Béziers depuis 5 ans : désigner à la vindicte les pauvres, les quartiers, les étrangers sous la capuche noire inquiétante des grandes affiches, comme causes du malaise social.

Par Khan Did

Les aventures du baron noir.  Cette chronique est issue de l’émission radio mensuelle d’Envie à Béziers sur Radio Pays d'Hérault.

Par Didier, 

"La loi, c'est la loi…" affirme Robert Ménard…quand ça l'arrange ! En revêtant un gilet jaune en séance du conseil municipal, il n'hésite cependant pas à violer les règles de la République. 

Par JC

Dans une retentissante interview parue dans le Midi libre du 2 janvier 2019, l’archiprêtre de Béziers Bernard Boissezon annonce que « dans 20 ans il n’y aura plus d’église catholique à Béziers. »

Par Didier

Il y a quelques jours, notre maire, avec la modération, la réflexion et la tolérance qui le caractérisent, a commis une virulente vidéo, complémentaire à ses noires affiches, citant en particulier les jeunes femmes voilées…, pour déplorer les quelques poubelles et l'excavatrice brûlées à la Devèze, au contact des immeubles détruits par la Ville et l'Agglo.

Par Khan Did

A Béziers, le maire conspue et invective Jupiter-Macron qui est « l'ennemi du petit peuple et des Gilets Jaunes en particulier », Gilets Jaunes que lui, le maire, a bruyamment pris sous son aile, les hébergeant au Palais des Congrès, les invitant à exposer leurs demandes dans une séance où il tenait le micro, distribuait la parole et la synthétisait, flanqué de la députée qu'on sait si proche des petits et des humbles.

par Khan Did

A ma droite, le maire d’Agde compte utiliser les millions d’euros de subventions de l’État pour rénover une friche industrielle de 20.000 m2 qui jouxte le Canal du Midi pour y construire un nouveau port fluvial, doublé d’un espace vert autour de la villa Laurens au bord de l’Orb.

par Didier

La Délégation de Service Public relative aux transports liant la Communauté d'Agglomération Béziers-Méditerranée à la société Transdev Urbain1 arrive à échéance le 31 décembre 2018. 
Par Michel

Béziers capitale mondiale des patrons de France. « Je vous l'avais prédit et annoncé ! Dans ma ville après mon élection rien ne sera plus pareil à Béziers. La preuve : un illustre enfant de notre cité Geoffroy Roux de Bézieux vient de se faire élire au congrès du Medef »

Par Didier

 

Robert Ménard aime la crèche, il nous le répète tous les ans, et tous les ans ça nous coûte pas mal d'argent, mais c'est tellement beau n'est-ce pas, cette magie de Noël, ces santons qui sentent bon l'enfance. 

Par Clo,

Annoncé par de belles affiches municipales, le rayonnement de Béziers va enfin advenir. Car, en 2018, le « rayonnement » était très spécial.

Par Khan Did,

En mai 2018 le maire de Béziers faisait voter par le Conseil municipal la cession à un particulier d'un terrain communal sis dans le quartier dit de Rebaut le bas « pour éviter les préjudices liés la cabanisation » (1).

Par M.R.V.,

Chers amis anti fascistes et anti racistes, chères petites têtes blondes, brunes, rousses, noires, frisées ou crépues, Bonjour ! La semaine dernière, je me promenais sur les allées lorsqu'un enfant que je ne connaissais pas m'a demandé : « S'il te plaît, monsieur, dessine-moi un couillon ».

Par Didier,

"La loi, c'est la loi", pouvait-on lire à la une du Journal de Béziers du 15 octobre 2018. Le maire de Béziers, directeur de cette publication financée par le contribuable local, rappelle que chaque citoyen doit se soumettre à la loi. 

Par JC,

ugopalheta

Oh ! pardon, chers lecteurs d'Envie à Béziers. Un fou rire incompressible. Hi hi hi. Toute l'équipe voudrait vous souhaiter une belle....ha ha ha belle année 2019.... Ha ha ha Bon, il faut qu'on vous dise ce qui nous fait tant marrer. Ha ha ha Vous....vous avez vu.... Robert Ménard..... ? On veut dire Robert Ménard en gilet jaune !? Ha ha ha ça ne lui va pas du tout !

Quelle est la chanson que Robert Menard préfère dans le répertoire d'Aznavourian dit Charles ?

Le 25 Octobre 1954, le maire de Châteauneuf-du-Pape dans le Vaucluse, Lucien Jeune, aurait pris un arrêté interdisant le stationnement et le survol des soucoupes volantes sur le territoire de la commune :

Par JC

Cette rubrique est issue de l'émission radio d'EVAB que vous pouvez écouter sur Radio Pays d'Hérault . Chers auditeurs antifascistes et antiracistes de Béziers et de la généalogie mondiale. Bonjour ! Dans son édition du 29 juillet 2018 le quotidien Midi Libre nous apprend que le baron noir et Emmanuel Macron himself seraient cousins au douzième degré.

Par Didier

parisienAC'est la rentrée pour Envie à Béziers et l'occasion pour ce numéro 26 de vous présenter notre nouvelle formule, en attendant la refonte de notre site en 2019. Nous continuerons à faire paraître un numéro bimestriel et notre page sera alimentée régulièrement par des brèves sur l'actualité, les dessins de Clo et les annonces de l'agenda. Nous poursuivrons également notre collaboration avec Visa, cette ancienne association intersyndicale de vigilance contre l'extrême droite. La nouveauté c'est que nous publierons nos dossiers en décalé. Et à travers ces dossiers nous nous demanderons où en est notre ville de Béziers, où en est cette ville moyenne dirigée par l'extrême droite. Certains disent que Béziers va mieux. D'autres qu'à part une nouvelle pelouse et la grande roue rien n'a changé. On vous en dira plus sur notre prochain dossier consacré à la politique du cœur de ville. Pour ce numéro 26 il est beaucoup question d'écologie tant elle est préoccupante et aussi des fanfaronnades macroniennes ou ménardiennes, peu préoccupées du bien commun. Bonne lecture et Bella ciao, Béziers !

 

Au début les 300 gardes verts de la police de la nature du département devaient traquer les dépôts d'ordures sauvages. Jusque là il n'y avait rien à dire.
Par Didier

L'autre jour avec ma femme je distribuais des tracts sur les allées Paul Riquet pendant la manif unitaire contre Macron. Le gros des manifestants était près du théâtre pendant que maire et députée de Béziers présidaient à côté un hommage morbide aux victimes de la route. 

Par Didier

Béziers premier par-ci, Béziers premier par-là... Béziers capitale mondiale... La communication municipale adore les premières places et les superlatifs. A entendre Maire et Députée on pourrait croire que Béziers est l'alpha et l'oméga, the place to go in the world.

Par Didier

L'annonce d'une possible féria payante pour les non Biterrois dès 2019 a sonné le glas de la forme de féria que nous connaissons depuis plusieurs décades. Une féria libre, ouverte et gratuite (au moins dans sa partie spectacle). Nous ne savons pas encore si des "checkpoints'' seront installés aux portes de la ville pour filtrer les Biterrois et les non Biterrois.

Par Didier

Sans doute subjugué par le succès commercial du film « 50 nuances de gris », le maire de Béziers donne à son tour dans le sado maso avec l'affiche de la féria 2018. Sous un gros chiffre 50 un taureau noir et menaçant planqué dans le côté gauche de l'affiche vise avec d'un œil avisé la prochaine paire de couilles qu'il va embrocher avec une corne rutilante.

Par Didier

Comment le baron noir a basculé du côté obscur de la force. Amis antifascistes de Béziers et de toute la galaxie, Bonjour ! Vous êtes nombreux à vous demander pourquoi le jingle de ma rubrique sur RPH reprend la musique de la Guerre des étoiles. Tout simplement parce que Georges Lukas s'est inspiré d'un fait divers biterro / biterrois pour composer sa saga Star Wars.

Par Didier

Monsieur Ménard, Oui, c'est vrai, nous n'avons pas fortement déploré « l'ignoble agression » dont vous avez été « victime » à Saint-André de Cubzac lors de votre visite pour un rassemblement des extrême- droites. Votre chute, lors d'un pas de danse malencontreux de votre garde du corps, a entraîné une ITT de huit jours mais le lendemain, une danse joyeuse dans VOTRE ville à l'occasion de la victoire des volleyeuses a rassuré le peuple.

Par Khan Did

Oints de la doctrine jupitéro-berno-macronienne, nous suggérons à notre municipalité d'ouvrir une loterie « pour la rénovation des écoles maternelles et élémentaires de Béziers »....

Par Khan Did 

Le 30 juin prochain Roro fait son Aïd à lui perso, pas pour fêter la fin du ramadan bien sûr, mais pour lancer la starification de son quartier qu'il a refait aux frais des contribuables biterrois. Bientôt son quartier sera aussi célèbre que lui comme l'annoncent les affiches municipales. 

Par Didier

Après avoir été capitale mondiale du vin, du buzz et du nougat de Montélimar (comme le dessine Clo dans EVAB), Béziers ne sera pas capitale mondiale de la mêlée. Le record de 1848 participants a été approché mais pas battu avec 1400 présents mercredi 30 mai au stade de la méditerranée.

Par Didier

Par Didier

Chi chi pom pom la députée Ménardienne de la circonscription brillait jusqu'à présent pour ses prises de position tout en finesse contre l'avortement, le mariage homosexuel et la procréation assistée.

Après une incursion historique en défense du génocide des Vendéens pendant la révolution française de 1789, voilà qu'elle s'intéresse au problème économique des zones franches. C'est peut-être la preuve que dieu existe et qu'il peut révéler à ses plus fidèles sujets les voies de la rédemption !

 

 

Dans un excès de confiance propre au personnage, le maire de Béziers vient de décliner toute proposition de soutien des partis politiques (dont l'ex F.N) pour les prochaines municipales de 2020.

Par Didier

Cette rubrique est issue de l'émission radio mensuelle d'EVAB que vous pouvez écouter en podcast sur RPH (Radio Pays d'Hérault). Amis antiracistes et antifascistes de Béziers et du Trocadéro, Bonjour !

Par Didier

Vous n'avez pas été sans constater que la voirie municipale s'enrichit rapidement de trous et dénivellations sournois rendant parfois problématique la circulation des personnes âgées, des handicapés, des landaus et poussettes, et des vélos. Ils n'auront qu'à prendre la grande Roue !

par Khan Did

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