Une autre histoire: 30 septembre 1955, James Dean se tue au volant de sa Porsche

par | 28 septembre 2021 | Culture

Le 30 septembre 1955, voilà exactement, 69 ans, en Californie, un jeune homme de 24 ans se tue au volant de sa Porsche. Il a pour nom James Dean.

Il est né le 8 février 1931 dans l’Indiana. Son passe-temps favori consiste à improviser des pièces de théâtre avec sa mère à l’aide de figurines et d’une scène miniature. Sa mère meurt de cancer alors qu’il n’a que neuf ans. Ces quelques faits marqueront sa vie de façon permanente et unique.

Il suit, dès 1950 les cours d’art dramatique de James Withmore qui y dispense un enseignement anti-conformiste. Il débute à l’écran en faisant de la figuration et tient quelques rôles au théâtre.

Elia Kazan le remarque et l’engage pour tourner sous sa direction A l’est d’Eden en 1954. La première de ce film fait du jour au lendemain de James Dean une vedette incontestée.

EN 1955, il tourne La Fureur de vivre de Nicholas Ray et la même année Géant de Georges Steven qui sort sur les écrans deux mois après sa mort.

3 films, avec une sorte de parenté psychologique qui  unit les trois héros : un même complexe du mal-aimé et son corollaire, l’état de fils maudit. Ils ont suffi à hisser l’acteur au niveau d’une vedette à part entière et en passe de devenir une « superstar »

Sa mort accidentelle ce 30 septembre 1955 allait donner naissance à un autre James Dean qui va supplanter le premier, le James Dean mythique.

Un véritable culte posthume parfois proche de l’hystérie morbide et de l’idôlatrie se développe aux Etats Unis entre les années 55 et 60. Il trouve son origine dans le fait que pour la première fois dans l’histoire du cinéma l’adolescence revendique ses droits et manifeste son identité à l’écran. Ce faisant l’acteur rompt avec la conception traditionnelle du héros , du jeune premier du cinéma américain trop souvent sorte de superman idéalisé ou grand boy scout au sourire éclatant.

James Dean a bouleversé  le jeune public en incarnant un personnage diamétralement opposé : celui de l’adolescent fermé sur lui-même, refusant de jouer le rôle des adultes, en conflit avec le monde parental mais aspirant farouchement à l’amour et à la tendresse.

Ne peut-on déceler d’ailleurs dans la vérité saisissante de ses interprétations la trace de ses expériences personnelles ? Car si ses rôles inoubliables confirment le génie dramatique de James Dean, sa vie, en revanche, connaît une série d’échecs, comme son histoire d’amour avec une autre étoile, Pier Anageli, dont il ne guérira jamais totalement. James Dean était-il capable de trouver le bonheur ? De l’accepter ? Ou était-il destiné à souffrir comme les personnages de fiction qu’il incarnait? Où, en effet, s’arrête la légende et où commence la vie?

Il donnait l’impression d’un garçon inquiet voué corps et âme à quelque lointain idéal. A certaines heures il se laissait aller à méditer, détendu, poussé comme par une nécessité intérieure à se perdre dans un rêve, une douceur étrange et inconsciente irradiait alors toute sa personne. Orphelin dès la prime enfance, il semblait toujours en quête de quelque tendresse perdue.

Ses trois rôles au cinéma ont permis de créer un personnage libérateur, à partir d’un style de jeu anticonventionnel. En cela il suivait la voie ouverte par Marlon Brando, chef de file des jeunes comédiens américains. « Son jeu contredit 50 ans de cinéma. Chaque geste , chaque attitude , chaque mimique est une gifle à la tradition. Il est de ceux qui échappent à toutes les règles et à toutes les lois » disait François Truffaut.

60 ans après, malgré les quelques réserves qu’on peut faire sur le jeu de l’acteur qui semble parfois dater, James Dean demeure un présence irremplaçable du cinéma américain. Héros marginal, mi-blouson noir, mi-romantique des temps modernes, James Dean a été UN moment dans l’histoire du cinéma en marquant la fin d’une époque , celle des grandes stars et le commencement d’une autre, celle des idoles pour la jeunesse.

Aujourd’hui existe-t-il un nouveau James Dean ? Johnny Depp ? Brad Pitt ?  Léonardo Di Caprio ? d’autres peut-être mais on leur souhaite à tous contrairement à James Dean, une longue vie !!!

…mais leurs vies, c’est une autre histoire

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