On sent comme un vent de panique face au développement à marche forcée de l’Intelligence artificielle.
Jusqu’à présent seule l’édition à compte d’auteur était envahie par les romans écrits par l’IA mais voilà que l’on franchit une étape supplémentaire.
Un ouvrage encensé par la critique, sélectionné par l’académie Goncourt aurait été créé par des algorithmes. Le problème c’est que dans l’état actuel des expertises personne ne peut le prouver ou l’infirmer.
Les médias qui ont de plus en plus recours à cette technique pour supprimer des postes dans leur rédaction, s’insurgent devant le pillage de leurs contenus par des gens peu scrupuleux utilisant ces mêmes outils.
Les défenseurs des droits de l’homme s’inquiètent des progrès des armes létales autonomes, autrement dits des robots tueurs.
Même les spéculateurs se posent des questions sur l’avenir de la bulle financière créée autour des entreprises de l’IA qui multiplient augmentation de capital sur augmentation de capital, entrées en bourse tonitruante sans avoir encore gagné un euro.
Seuls à rester zen, de nombreux maires qui se battent pour accueillir sur leurs territoires des « data centers » synonyme d’artificialisation des sols, d’énorme consommation d’eau et d’électricité et nuisances sonores.
Ce doit être cela que l’on nomme le bon sens des hommes de terrain. Dans tous les cas, il ne s’agit pas d’intelligence, artificielle ou non.












