En ce cœur d’été, deux évènements sont venus inonder le flot ininterrompu des chaînes dites d’ »information ». Bien sûr les feux de forêt dans plusieurs régions françaises mais également la prétendue « invasion » marocaine de Ceuta.
Il faut toujours chercher et trouver des responsables à toutes les situations mais certains (suivez mon regard …) sont des spécialistes de la politique du bouc-émissaire et du triple salto arrière pour retomber sur leurs pattes.
Concernant les feux de forêt, évidemment il ne fait aucun doute que c’est la faute aux écologistes. Ces fous-furieux, ces éco-terroristes, qui refusent que l’on abatte des arbres, que l’on retienne l’eau et qui sont donc les principaux et premiers responsables du terrible incendie qui a ravagé la forêt landaise. Moins d’arbres = moins de propagation de feu. CQFD !
Le RN l’a toujours dit : les tenants de l’écologie punitive sont les premiers responsables de ce type de catastrophe. …. Avec le RN, ça n’arriverait pas !
N’y voyez aucun opportunisme ni manipulation afin de promouvoir leur propre agenda et d’en tirer un bénéfice politique. Le RN est prêt a assumer ses responsabilités et en terme d’écologie, il a les solutions !
Alors que la multiplication des événements climatiques extrêmes fragilise leur déclarations antérieures sur des phénomènes qu’ils s’attachent habituellement à minimiser, voire à nier, ils persistent et signent. Mais qu’importent les contradictions, il faut souffler sur la braise (!) et tirer profit de la situation. Et voilà comment on passe de « climatosceptique » à « meilleur défenseur du climat ». On efface tout, on oublie et on recommence ?
Concernant Ceuta et les dizaines de milliers de marocains qui ont franchi la frontière pour se retrouver en « Espagne », le responsable, c’est évidemment Pedro Sanchez, ce premier ministre gauchiste espagnol qui, dans sa volonté de régulariser en masse les sans-papiers, a ouvert grande la porte de l’Europe aux sauvages africains. La peur du grand remplacement, de l’invasion migratoire a refait surface avec des remises en cause de l’espace Schengen, le renforcement des frontières et la traque encore plus virulente aux migrants. Quel déferlement de haine, quelle honte pour cette Europe qui se targue de droits humains que de la voir montrer ses griffes de souveraineté qu’elle devrait peut-être garder pour redéfinir ses relations avec les Etats-Unis.
Résultat, la plupart de ces marocains n’a pas quitté le continent africain et sont repartis dans leur pays. On peut se demander qui a organisé tout cela et a instrumentalisé la peur migratoire. Car on est loin d’un mouvement spontané !
Que tirer comme leçon de ces deux évènements ?
Que la menace que fait peser l’extrême droite sur nos démocraties et les droits humains n’est pas une opinion ou un fantasme. C’est une donnée, un fait qui, jour après jour, nous enfonce un peu plus dans l’inconnu. Les thèmes, le narratif, le vocabulaire (novlangue) sont imposés par cette droite extrême qui n’hésite plus, comme le caméléon, à prendre la couleur de l’air du temps, de brosser dans le sens du poil les instincts les plus bas d’une société qui souffre et qui, faute d’espérance, est prête à tout perdre en croyant se sauver !





















