Premier tour de la présidentielle : Le piège s’est refermé

par | 12 avril 2022 | Edito

Le président des riches, partisan de l’extrême libéralisme, s’affiche comme une protection contre l’extrême droite. L’héritière du milliardaire Le Pen, partisane de l’extrême droite, s’affiche en défense du pouvoir d’achat. La malfaçon frisait la classification en faux et usage de faux et pourtant c’est passé.

Dans cet après premier tour de l’élection présidentielle 2022, nous mesurons tous le piège qui vient de se refermer sur nous. Avoir à choisir entre la cause et les conséquences.

La cause, c’est l’extrême libéralisme, le capitalisme dans sa version sauvage et dérégulée. Cette version génère les fractures sociales et environnementales et alimente le réservoir électoral de l’extrême droite.

Les conséquences, c’est une extrême droite renforcée aux résultats cumulés beaucoup plus élevés qu’en 2017. Une extrême droite qui se nourrit du libéralisme et dont les résultats peuvent lui permettre d’accéder au pouvoir.

Pourtant, dans ce ‘’remake’’ de 2017 une chose a changé.

A la différence de 2017, qui peut croire que Macron nous protègera de l’extrême droite. Par quels procédés : en portant la retraite à 65 ans ? en traquant les chômeurs, les fonctionnaires et les précaires ?

A la différence de 2017, qui peut croire que Le Pen va se transformer en fée Clochette pour le social et le pouvoir d’achat ?

Il faut se rendre à l’évidence, ce deuxième tour de l’élection présidentielle n’est pas le nôtre ; notre deuxième tour ce seront les législatives de juin prochain.

Qui peut croire aujourd’hui qu’un vote Macron serait un rempart contre l’extrême droite ?

Qui peut croire aujourd’hui qu’un vote Le Pen serait un rempart contre l’extrême libéralisme ?

Le match de faussaires qui s’annonce n’est pas le nôtre. Nous ne pouvons pas choisir entre la peste et le choléra.

Notre match à nous, c’est la réaffirmation de l’urgence sociale et écologique. Rendez vous est pris pour ces urgences en juin prochain. L’enjeu est simple rendre la future présidence ingouvernable.

La Cinquième République est faîte pour un président et une majorité. La Cinquième République n’a pas été conçue pour la cohabitation.

A la perspective défensive que les camps de l’extrême libéralisme et l’extrême droite se neutralisent aux législatives, il faut rajouter une perspective offensive : élire et faire élire une majorité de députés partisans du social et de l’environnement.

Nous pourrions alors enfin marcher sur deux pieds, Assemblée Nationale et mobilisations, pour rejeter Macron et Le Pen.

 

 

 

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