Les belges sont habitués aux crises politiques. Après les élections de 2019, la formation de l’actuel gouvernement, une grande coalition réunissant écologistes, socialistes, libéraux et droite, avait ainsi pris plus d’un an. La combinaison d’un système proportionnel et d’une fragmentation des forces politiques conduit en effet à un morcellement qui rend toute majorité très compliquée à atteindre. A cette division politique se combine un écart croissant entre la riche Flandre, qui plébiscite de plus en plus l’extrême-droite indépendantiste, et la Wallonie post-industrielle, où le Parti du Travail de Belgique (PTB) est en progression régulière.
Brèvinfo du 1er août – RN et ultra-droite : relation discrète, relation parfaite
Pour comprendre pourquoi ce lien tient depuis si longtemps, il faut remonter à la fondation même du parti. Le projet n'est pas de rassembler des électeurs autour d'un programme, mais de réunir sous un même toit tous les courants de l'extrême droite : identitaires,...



















