C’est beau ce qui se passe quand l’ordre commence à dérailler. Des choses petites mais inouïes, qui rompent l’enfermement résigné et l’atomisation dont les pouvoirs font leur pouvoir. Ici des agriculteurs amènent des paniers de légumes aux cheminots en grève ; là un restaurateur libanais distribue des falafels aux manifestants nassés ; des étudiants rejoignent les piquets ; on verra bientôt des particuliers ouvrir leur porte pour cacher des manifestants de la police. Le vrai mouvement commence. D’ores et déjà nous pouvons dire que la situation est pré-révolutionnaire. À quelles perspectives fait-elle face ? Se peut-il qu’elle puisse se débarrasser du « pré- » pour devenir pleinement révolutionnaire ?
Brèvinfo du 7 août – Après les profiteurs de guerre et de famine, les profiteurs de canicule
Grands sourires, ils posent devant leurs piles de climatiseurs pendant que des foules s’arrachent les rares modèles disponibles en magasins. Il y avait les profiteurs de guerre, qui font de l’argent sur les ventes d’armes, il y a désormais les profiteurs de canicule....




















