C’est beau ce qui se passe quand l’ordre commence à dérailler. Des choses petites mais inouïes, qui rompent l’enfermement résigné et l’atomisation dont les pouvoirs font leur pouvoir. Ici des agriculteurs amènent des paniers de légumes aux cheminots en grève ; là un restaurateur libanais distribue des falafels aux manifestants nassés ; des étudiants rejoignent les piquets ; on verra bientôt des particuliers ouvrir leur porte pour cacher des manifestants de la police. Le vrai mouvement commence. D’ores et déjà nous pouvons dire que la situation est pré-révolutionnaire. À quelles perspectives fait-elle face ? Se peut-il qu’elle puisse se débarrasser du « pré- » pour devenir pleinement révolutionnaire ?
Brèvinfo du 4 août – Nawal a créé ManYaya, une librairie dédiée à l’antiracisme
Face à l’intensification des discours racistes et à une histoire coloniale que la France peine encore à regarder en face, Nawal a voulu rassembler, dans une librairie en ligne, des ouvrages qui permettent de comprendre les mécanismes du racisme et de découvrir des...





















