Chers amis antifascistes, chers amis antiracistes, chers amis amoureux des livres d’enfants,

Bonjour !

Martine, c’est l’héroïne atemporelle d’une soixantaine d’albums pour enfants publiés entre 1954 et 2014 par l’éditeur belge Casterman.

Malgré ses presque 70 ans, Martine est restée bloquée, physiquement et psychologiquement, sur sa dizaine d’années. Entre 1954 et 2014 Martine, c’est la même.

Si Obélix est tombé tout petit dans la marmite de potion magique, elle a dû tomber, elle, dans la fontaine de Jouvence.

L’autre particularité de Martine c’est qu’elle enchaîne des aventures.

Enfin enchaîner c’est un bien grand mot. Au rythme de 60 aventures en 70 ans, elle ne vit même pas une aventure par an. On ne peut pas dire que ce soit Koh Lanta.

A vrai dire Martine fait des trucs que la plupart des petites filles font, elle va : à la mer, à la montagne, à la ferme . . .

Dans d’autres albums, Martine fait croire qu’elle a une vie dangereuse : elle est hospitalisée, elle a un petit frère, elle déménage . . .

Vous l’avez compris, chers amis amoureux des livres d’enfants, cette série d’albums de BD se résume à une série de clichés éculés sur l’enfance, la vie et le monde franco-belge.

Martine c’est la petite fille gnangnan dont personne ne rêve. La petite fille qui réveille l’agressivité parentale qui sommeille en chacun de nous. La petite fille qu’on ne supporte pas chez les amis et les voisins.

C’est pour ça que des millions de caricatures ont fort ingénieusement détourné cette image rétrograde et sexiste. 

Aux détournements officiels du site web « Martine cover generator », sont venus se rajouter les détournements sauvages de l’ultra gauche et des « BD terroristes ».

Certains sont devenus célèbres pour la postérité : Martine dénonce ses voisins sans papiers, Martine remplit son attestation, Martine travaille plus, pour gagner plus, Martine cherche un pays où c’est pas la merde.

Chers amis antiracistes et antifascistes, vous l’avez deviné le monde est partagé entre les vraies Martine et les fausses Martine.

Les vraies Martine nous en connaissons tous une. Les fausses il faut les chercher.

La femme du Baron noir, la Baronne, en est une, c’est une fausse Martine. Pas seulement parce qu’elle s’appelle Emmanuelle. Surtout parce qu’elle cultive quotidiennement ce côté gnangnan et cucul la praline.

Pas plus tard qu’il y a quelques jours, cette « grande pingasse » comme on dit à Béziers, n’a rien trouvé de mieux que de bouder.

Le Baron et la Baronne ont publiquement regretté de ne pas avoir été invités à l’assemblée générale des chasseurs héraultais à Bayssan.

Ils pensaient qu’après avoir dit que le revolver était le meilleur ami des policiers, ils avaient un ticket à vie aux AG des chasseurs.

Et bien non ! D’abord le meilleur ami des chasseurs c’est un fusil et pas un revolver.

Ensuite les chasseurs ils sont armés depuis la nuit des temps, pas comme la police municipale.

Après les chasseurs ils s’habillent en tenue camouflage ou fluo orange pas en Chanel ou en tweed.

Éconduits par les chasseurs, le Baron et la Baronne ne l’imaginaient pas dans le pire de leur cauchemar, et pourtant c’est arrivé !

Du coup Le Baron et la Baronne comme Martine l’héroïne de BD boudent.

Eux aussi sont restés bloqués dans l’enfance, dans une BD.

Pour les dérider chers amis antiracistes et antifascistes, chers amis amoureux de livres d’enfants, je vous propose de leur dédicacer une chanson d’Alain Bashung « Martine boude ».

Comme d’habitude on se retrouve sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville pour l’aubade et la sérénade.

 

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