J’en reviens pas : Criminaliser l’activisme climatique

par | 26 octobre 2021 | Société

Les actions de désobéissance civile se multiplient. De plus en plus d’associations ou de collectifs lassés des grandes messes revendicatives ou des impasses d’une légalité partisane ont changé de mode d’action pour mieux se faire entendre.
On ne compte plus ce type de mouvements qui sont rentrés dans une forme d’action qui interpelle les populations mais qui effraie de plus en plus les gouvernants.

ATTAC, Greenpeace, Les amis de la Terre, Extinction Rébellion, ANV-COP21, Alternatiba, les faucheurs volontaires, les Gilets jaunes et bien d’autres réinventent de façon non-violente des actions revendicatives sur le terrain quelquefois à la limite de la loi voire illégales.

Illégales peut-être mais légitimes sûrement !

Il en ait ainsi récemment de l’occupation de certaines pistes d’aéroport pour dénoncer les conséquences de l’industrie aéronautique sur le dérèglement climatique :
– 26 juin 2020, une trentaine d’activistes d’Extinction Rébellion ont occupé l’une des pistes du terminal 3 d’Orly
– le 3 octobre 2020 plus de quatre-vingts militants envahissent le tarmac de Roissy pour exiger la réduction du trafic aérien et pointer le projet de nouveau terminal T4.
– 5 mars 2021, neuf militants de Greenpeace ont repeint en vert un Boeing de la compagnie Air France stationné à Roissy pour souligner le manque d’ambition du projet de loi « climat » et le greenwashing du gouvernement – notamment l’avion « vert » à hydrogène, promu par le ministre des transports Jean-Baptiste Djebbari.
– le 3 octobre dernier, à Montpellier, une action un peu différente « arrêtez de faire l’autruche » sur la plage du Petit Travers sous un couloir aérien pour protester contre l’extension de l’aéroport de Montpellier par une trentaine d’activistes en particulier d’Alternatiba.

Tout ça fait désordre pour le gouvernement qui avait tenté en mai dernier d’inclure un délit d’introduction sur les pistes d’un aéroport dans la loi « Sécurité globale ». Sans succès !
Ce coup-ci, il a réussi, en catimini !

Un projet de loi passé complètement inaperçu vient d’être adopté ce lundi 13 septembre dans l’après-midi, dont un article créant un nouveau délit d’intrusion sur les pistes d’aéroport y a été inséré. Une réponse répressive aux actions sur les tarmacs menées ces derniers mois par des militants pro-climat.

Il mentionne que toute personne s’introduisant illégalement sur une piste d’aéroport pourra être punie de « six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ».
La peine monte à un an de prison et 15 000 euros d’amende si l’infraction est commise en réunion !

Un article de loi de circonstance qui criminalise l’activisme climatique alors que le 7 octobre dernier s’est ouvert le procès de cinq militants ayant occupé les pistes de l’aéroport de Roissy et que le 4 novembre, les neuf activistes de Greenpeace seront jugés pour avoir peint en vert l’avion d’Air France.

Je laisse la parole à Greenpeace :
« Au lieu de s’attaquer à la diminution du trafic aérien pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre comme lui a encore enjoint récemment le Conseil d’État, le gouvernement et ses alliés conservateurs préfèrent renforcer les moyens de répression envers les activistes qui les rappellent à leurs responsabilités. »

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