J’en reviens pas! On le savait : les marchés financiers gouvernent bien le monde !

par | 1 mai 2023 | Société

Comme au Lycée,  le professeur international d’économie « Fitch » a baissé la note de La France. On se demande bien pourquoi ! La France et son gouvernement ont pourtant bien écouté les conseils de leurs professeurs.

Ils ont engagé les réformes nécessaires pour plaire aux enseignants, réformé l’allocation chômage, le système de retraites, organisé la casse des services publics pour en faire bénéficier le privé, augmenté les profits des entreprises, refusé la hausse des revenus pour compenser l’inflation, refusé également d’augmenter les impôts des entreprises, des possédants, et j’en passe ! Ils font pourtant tout comme il faut, nos bons élèves de l’exécutif !

Et tout cela pour rassurer les marchés ! Moi qui croyais naïvement qu’un gouvernement avait pour objectif le bien-être et le bonheur de sa population et la défense des valeurs qui ont construit le pays.

Mais enfin que veulent-ils de plus ces charognards ? Le nombre de pauvres n’a jamais été aussi important, les queues devant les soupes populaires ne cessent de s’allonger, les salaires stagnent malgré une inflation record  ! Ce gouvernement docile est aux ordres et fait le boulot demandé non ? La dette publique a augmenté d’accord. Mais c’est surtout pour maintenir les valeurs du capital au plus haut niveau et de toute façon c’est nous qui allons la rembourser. Regardez d’ailleurs comment la Bourse se porte. Bien, très bien même !  Les actionnaires sont contents, les milliardaires se réjouissent. On fait le boulot merde ! dit notre ministre de l’Economie, en bon élève, soumis au corps professoral, le doigt sur la couture du pantalon, déçu de décevoir ceux qui l’ont propulsé au pouvoir et de ne pas être récompensé en conséquence.

Quelle injustice pour Macron et sa clique ! Pas de remerciements alors que les objectifs sont atteints ? Pas d’encouragements à continuer sur la ligne pourtant bien  exécutée d’une politique économique qui alimente la guerre sociale déclarée par le pouvoir financier. Non, le conseil de classe a été sans pitié. Ni félicitations, ni encouragements, ni tableau d’honneur. On est passé directement à la sanction, définitive, irrévocable, humiliante !

Mais qui sont ces agences privées de notation, toutes américaines,  qui s’autorisent à juger de la santé économique d’un pays en analysant les conditions politiques et sociales.

« Ils évaluent le risque »,  nous dit-on ! Quel risque ? Officiellement, le risque de non remboursement des emprunts de la France c’est à dire le risque que prendraient des créanciers qui nous financeraient. On peut se demander d’ailleurs d’où ils tiennent tout l’argent qu’ils possèdent ?

Il faut savoir que comme les ménages, l’État  emprunte aux banques privées et donc à des taux d’emprunt qui dépendent du dossier présenté, tout comme nous. Et désormais avec une note dégradée, le dossier est moins bon ! Ce système n’est pas sérieux car ce sont les banques nationales qui ont le monopole de battre monnaie et pourrait assumer les emprunts d’état. Mais les Etats, on l’a compris, ont perdu leur souveraineté, inféodés  au système bancaire international et n’ont plus la main sur le plan financier.

On se croit en démocratie (le pouvoir du peuple par le peuple…) et on s’aperçoit régulièrement que ceux qui déterminent les politiques de nos gouvernements sont les marchés financiers.

Cet épisode de baisse de la note de La France par « Fitch »  a révélé une nouvelle fois que les institutions politiques n’ont d’autre objectif que de nous soumettre aux lois de leur marché.

Je ne suis pas un partisan de la théorie du complot mais quand même ! On assiste à une sorte d’attaque mondiale organisée,  contre les populations qu’organisent le FMI, la Banque Mondiale, les Banques centrales, les banques nationales, le système bancaire en général, les grandes entreprises et leurs bras armés que sont les gouvernements, en clair tous ces lieux de pouvoir qui constituent le capitalisme, pour les soumettre à leur profit, les domestiquer, les rendre dépendants.

Alors, la même question se pose encore une fois : que faut-il faire ? Car on a quand même l’impression que les mobilisations populaires, le mouvement syndical, les manifestations ne font pas bouger d’un cheveu un système libéral, bien en place, qui s’adapte à merveille aux conditions socio-économiques pour maintenir et renforcer l’emprise de l’argent, la politique du profit et le pouvoir des possédants.

La démocratie représentative a atteint ses limites, viciée de l’intérieur par la puissance des médias aux mains des plus ruches, qui sont de plus en plus le quatrième pouvoir mais en aucune façon un contre-pouvoir, au contraire. Que nous reste-t-il ? Car « Même pas peur !  » semble nous dire, droits dans leurs bottes, les arrogants qui nous gouvernent !

Alors, il faut peut-être changer de logiciel pour réussir à fragiliser et renverser ce système et mettre un terme à tout ce gâchis collectif. Sans oublier de dénoncer les fausses solutions qu’on tente de nous imposer subrepticement, insidieusement, comme inéluctables, vous savez celles qui ont un goût de moisi, de nauséabond, de déjà vu, qui ne sont que l’autre alternative du capitalisme quand il se sent en danger, je parle bien sûr de l’extrême droite.

Dans tous les cas, nous serons confronté au « Mur de l’argent », comme en 1924, 1936 ou 1981. Il sera forcément un obstacle à franchir, on le sait. Et alors ?

J’ai déjà parlé dans cette chronique de désobéissance civile, j’y crois, je persiste et je signe !

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