En août dernier, la Chine a signé un contrat massif d’un milliard de dollars avec le Venezuela pour l’exploitation de ses champs pétroliers, un investissement qui devait permettre de remonter jusqu’à 60 000 barils par jour d’ici la fin de 2026, via une société chinoise privée opérant sur deux gisements clé et sous un contrat d’exploitation de 20 ans. Le tout vendu en yuans chinois, plus en dollars américains. Tout ça vient de voler en éclat.
Ce n’est pas juste une affaire économique : en prenant le contrôle réel des ressources vénézuéliennes, les États-Unis déclarent une guerre de facto à la Chine. Et ceci est à peine évoqué dans les médias. Il est clair que la Chine ne restera pas les yeux fermés sur ce coup d’état impérialiste.
La situation est explosive. Nous sommes dans un monde où la géopolitique des matières premières dicte l’ordre global, et où l’autodétermination des États souverains a totalement volé en éclat. L’ONU est réduite à un décor, incapable de freiner ces logiques de puissance qui se jouent en dehors de tout cadre démocratique. Tout devient possible et apparemment acceptable tant que cela sert les intérêts à court terme des puissances occidentales. 
Pendant ce temps, la dépendance énergétique reste le véritable levier de domination mondiale. Le Venezuela, entré dans l’histoire comme l’un des pays à plus grandes réserves pétrolières, se retrouve aujourd’hui piégé entre sanctions, appétits étrangers et intérêts stratégiques concurrents. Que se passera-t-il lorsque ces lignes aller-retour deviendront des lignes de front ?
Le monde est une poudrière et nous ne devrions plus ignorer qu’elle est, une fois de plus, prête à flamber. Merci au prix Fifa de la paix de mettre littéralement tout le monde en danger.
Guylaine Pouzolles



























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