En avril dernier, en vue des prochaines élections municipales et comme acteurs-ices
de la société civile, nous lancions un appel afin de sortir les idées d’extrême-droite et de la
droite extrême du débat démocratique.
A cette fin, nous appelions l’ensemble des forces de
progrès à s’unir dans l’objectif de battre la majorité municipale actuelle au pouvoir à Béziers.
Nous nous étions efforcés de rappeler que les idées, les discours, les pratiques, les
politiques de l’extrême-droite sont la négation absolue des droits fondamentaux qui nous
protègent tous. C’est parce que nous sommes confrontés aux réalités sociales, trop souvent
masquées par les discours politiques, que nous avons lancé cet appel : chasse aux
migrants.es, croisade anti-musulmans.es, gentrification de Béziers, mépris des classes
populaires, réfutation de l’urgence écologique, non-respect de la loi, priorité à l’idéologie sur
l’action… Ces politiques ont des effets réels sur les corps, les esprits, les relations, de
personnes qui se voient discriminées, délaissées, non soignées, mal logées et dont l’avis
n’est pas pris en compte.
Force est de constater que nous n’avons pas été entendus par les partis politiques
(réels ou dissimulés) qui proposent leurs candidatures aux prochaines élections. Force est
de constater que les discours et les refus polis et peu argumentés de tous démontrent leur
cécité face au réel. Force est de constater que les réflexes politiciens des candidats.es
cachent mal leurs positions sociales qui les protègent (encore) des conséquences réelles
du basculement général vers ces idées nauséabondes qui est en train de s’opérer partout
dans notre pays.
Nous renonçons donc aujourd’hui à tenter de convaincre les candidats.es non pas à
unir leurs idées mais leurs forces en vue de combattre un danger qu’ils.elles ne considèrent
pas prioritaire sur leur propre agenda politique, ce que nous regrettons. Pour notre part,
nous continuons notre travail, nos luttes, nos engagements divers et variés dans l’objectif
de construire une société moins inégalitaire c’est-à-dire à l’opposé de celle que va proposer
le vainqueur annoncé des prochaines élections municipales.
Cet arrêt de notre activité permet à chacun.e des membres qui composent notre
collectif de retrouver sa liberté de parole et d’engagement vis-à-vis de la campagne qui
s’annonce. Nous tenons également à affirmer clairement qu’aucune des listes qui se
présentent ne peut se revendiquer de notre démarche, même si certains.es candidats.es
ont signé notre appel.
Le collectif « appel des 100 »
30 janvier 2026































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