… d’un projet de 66 hectares de photovoltaïque sur ses terres
Montcuq, village médiéval perché sur une petite colline du Quercy Blanc, est situé au sud-ouest du département du Lot.
Avec son nom, il a inspiré de nombreuses blagues à Daniel Prévost, dans l’émission Le Petit Rapporteur en 1976. Depuis, de nombreux touristes viennent se prendre en photo devant l’un des panneaux d’entrée de la commune. Une rue du village porte d’ailleurs le nom Le Petit Rapporteur, la mairie à l’époque avait de l’humour !
Moi je prononçais le Q final comme un K, je n’avais pas compris la blague.
Bref, ce n’est pas de cela dont on va parler, mais d’une découverte qui pourrait sauver le village d’un projet industriel photovoltaïque sur 66 hectares de terres agricoleset naturelles.
Le territoire de Montcuq étant par ailleurs classé grand site projeté dans le Lot, projeter un tel massacre est complètement aberrant.
Porté par l’entreprise Photosol – filiale du groupe pétrolier Rubis – le projet en l’état ne verra pas le jour.
En effet, dans le cadre des fouilles préventives réalisées en amont de la construction du site industriel, une découverte archéologique majeure vient d’avoir lieu sur l’une des trois parcelles du projet. Les archéologues ont trouvé une véritable bourgade gauloise de la fin du
2ème Âge du fer (entre -450 et -50), contiguë à une voie gallo-romaine.
Marqué par une occupation dense, la valeur patrimoniale de ce site est assurée.
La suite de cette importante découverte, qui ouvre des perspectives passionnantes, sera dans les mains de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Occitanie, qui devra décider notamment de la nécessité d’une fouille intégrale.
Cette excellente nouvelle pour les amateurs d’archéologie et du patrimoine constitue un obstacle majeur à la construction de ce projet industriel déjà refusé par la préfecture du Lot en 2022 (refus hélas cassé par le Tribunal administratif de Toulouse).
Si les habitant-es et leurs associations ne s’étaient pas battu-es c’est l’équivalent de 94 terrains de foot noircis de panneaux, que les villageois et les touristes auraient pu admirer depuis le donjon de Montcuq.
Ce projet symbolise l’accaparement et la destruction des écosystèmes par les industriels
Dans le Lot, on dénombre 74 projets industriels photovoltaïques dont 58en zone agricole, naturelle ou forestière (soit 78%).
Le Collectif d’Habitant.e.s de Montcuq, Bouloc, Lauzerte et des environs appelle la communauté à se réapproprier, à l’échelle locale et avant qu’il ne soit trop tard, toutes les questions concernant la préservation des territoires et de leurs écosystèmes, aujourd’hui
largement menacés par une multitude de nouveaux projets industriels.
Ils ont eu du bol, car dans le Parc naturel régional du Haut Languedoc, sur la commune de Cambon et Salvergues (34) une société archéologique voulait préserver un site néolithique qu’elle venait de découvrir. Or le préfet s’est assis dessus donnant l’autorisation au promoteur d’y construire 5 éoliennes. Les travaux monstrueux et leurs implantations vont tout ravager (sans parler du reste, forêt, biodiversité, etc.) et impacter un jeune apiculteur qui nous a dit que ses abeilles devenaient folles… Les 5 vont en effet s’installer à côté d’une autre centrale… quelle misère !
Contact lotois : collectif-montcuq-bouloc-lauzerte@riseup.net
Hérault : presse.tne@gmail.com


























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