On aurait pu croire que les problèmes qui agitent l’OPHLM Béziers Méditerranée depuis 10 ans étaient identifiés par le président en place R. Ménard, il n’en est rien.
Depuis 10 ans, des problèmes d’incompétence et de copinage agitent l’OPHLM au détriment des locataires.
On pouvait croire que le récent licenciement de la dernière directrice en place pour un « management toxique » révélé par un audit interne allait stopper cette dérive (voir article aqui, aqui, es Besièrs numéro 139 sur ce site), il n’en est rien.
Vendredi 27 février 2026, la réunion du conseil d’administration convoquée pour nommer la nouvelle direction a donné lieu à un nouvel affrontement interne.
R. Ménard, président en titre de l’OPHLM a proposé au poste de directrice Bénédicte Rajnic, fille de l’ancien maire de Béziers, Raymond Couderc.
Sans juger des qualités ou des défauts de la candidate à la succession de Magali Bordja, on ne peut qu’être étonné qu’une fois de plus l’entre-soi érigé en mode de fonctionnement par le maire de Béziers ait fonctionné.
B. Rajnic est l’ancienne directrice de l’EPHAD « Les Cascades » et l’actuelle directrice générale adjointe du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Béziers.
Sa candidature a été proposée sans appel à candidature externe.
Cette façon de fonctionner est classique chez R. Ménard. Il revendique un fonctionnement : « à l’américaine » qui voit les élus choisir leurs « collaborateurs » au détriment des lois en vigueur dans l’hexagone. Collaborateurs qui se retrouvent embauchés et débauchés au gré des vicissitudes électorales.
Retenue sur des compétences locales, appréciées principalement par le maire, B. Rajnic s’est très vite retrouvée dans l’œil du cyclone.
Trois votes successifs ont été nécessaires pour l’élire au poste de directrice générale.
Au premier tour, la majorité qualifiée des 2/3 des votants à bulletin secret du conseil d’administration était nécessaire pour entériner sa nomination. Ça n’a pas été le cas.
Dans les débats précédents le vote, plusieurs intervenants avaient fait part de leur crainte de voir se reproduire les mêmes errements constatés lors des 10 dernières années, incompétence et copinage.
Malgré ces alertes, le président de l’OPHLM a imposé un tour de table pour imposer un deuxième vote.
C’est donc au final trois délibérations qui auront été nécessaire pour nommer la nouvelle directrice générale.
Cette façon de procéder pourrait ne pas être conforme au règlement.
le contrôle de la légalité de cette procédure va être examiné par la préfecture de l’Hérault. Pour certains membres du CA, l’hypothèse d’une invalidation du vote est réelle.
En attendant une éventuelle invalidation de la préfecture, une chose est sûre pour les 6700 locataires et pour tous les habitants de l’agglomération.
Il faut virer R. Ménard lors des prochaines élections municipales !
S’il n’est plus maire de Béziers il ne sera plus président de l’agglomération
Si changement il doit y avoir à l’OPHLM Béziers Méditerranée ce sera avec la défaite électorale de celui qui incarne les 10 ans de déviance de la structure.



























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