Qu’est ce qui différencie une ville classée divers droite (Béziers) d’une ville classée extrême droite (Carcassonne) ? Rien ou pas grand-chose, les deux maires pratiquent une propagande choc qui a pour but de cliver leurs populations.
Le maire de Béziers vient de lancer une campagne de communication qui est une ode à l’asphalte et à l’artificialisation des terres.
On lit sur le message : « Avec le grand plan voirie, 30 000 tonnes d’enrobés en 6 ans ».
On voit sur l’affiche et sur le clip municipal un cantonnier grimé comme un des chanteurs de « Village People » taper avec force et virilité sur des pavés qui doivent se demander ce qu’ils lui ont fait.
Le tout avec un goût très douteux pour le style « propagande » des affiches staliniennes et maoïstes.
Staliniens et maoïstes que le maire de Béziers est censé abhorrer.
Ce clip ne sort pas à n’importe quel moment, il sort au moment où le mentor du maire de Béziers (Trump) s’affiche en christ guérisseur. Les deux images sont bien sûr générées par l’intelligence artificielle qui évite de payer des salariés.
Dans ce qui ressemble de plus en plus à une internationale fasciste nous avons droit à une branche régionale entre le maire de Carcassonne et le maire de Béziers.
Les deux vilipendent la LDH locale et attaquent leurs opposants, qu’ils viennent des comités de quartiers à Béziers (voir article aqui, aqui, es Besièrs 148 sur ce site) ou des lycées à Carcassonne. Les deux reprennent à leur compte des formules du style : « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ».
Si les deux villes subissent la propagande outrancière de leurs maires, elles n’ont pas le même degré de résistance.
À Béziers, les sucettes municipales distillent régulièrement par voie d’affiche le venin municipal. Elles jouent invariablement le rôle de piqures géantes qui inocule le poison.
Un appel à la constitution d’un collectif biterrois contre l’extrême droite a été lancé par plusieurs associations locales pour être à la hauteur des attaques. Nous vous tiendrons informés de son évolution.
À Carcassonne, des oppositions ont vu rapidement le jour :
- refus des organisateurs du festival du film politique (FIFP) de bénéficier des subventions municipales,
- création d’un syndicat de lycéens
- création du collectif « Nous Carcassonne » autour du slogan « jamais la violence et la division n’ont fait une cité ».
Une opposition très large comme le collectif « Nous Carcassonne » qui rassemble déjà 700 adhérents et sympathisants autour d’une boucle.
La ville a besoin de ces oppositions car un groupe identitaire baptisé « Novelum » distribue un torchon intitulé « Lo camin » sur les marchés en se présentant comme une association locale de défense du patrimoine.
Les mêmes recettes de communication agressives et outrancières développées à Béziers et Carcassonne indiquent une chose : l’union des droites existe en pratique.
Si RN et Ménard se chamaillent à Béziers pour la prééminence, ils appliquent les mêmes recettes de propagande dans les deux villes.
Par un curieux signe du destin l’osmose entre les deux maires risque d’être scellée par la descente des deux clubs de rugby de Béziers et Carcassonne en nationale.
Deux villes qui seraient regroupées jusqu’au rugby dans un Rassemblement National ?

































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