Jusqu’à présent les fans mondiaux de Trump le plagiaient d’un point de vue politique. Le maire RN de Carcassonne a choisi, lui, de plagier Trump dans « l’être, le faire et le dire ».
Il ne manque que la banane peroxydée à Christophe Barthès, le nouveau maire RN de Carcassonne pour avoir le parfait déguisement de Trump.
Pour tout le reste, corpulence, virilisme blanc, machisme, populisme, goût immodéré de la provocation et du buzz, égo démesuré, climatosceptique, complotiste, viandard . . . la copie est parfaite.
Le mimétisme sciemment entretenu s’est amplifié quand l’actuel maire de Carcassonne était responsable de la Coordination Rurale de l’Aude. Il avait alors adressé à la députée EELV, Sandrine Rousseau, un incroyable « Va faire la soupe salope » en arborant fièrement une banderole.
Ces propos insultants avaient été tenus par un adhérent de la CR qui avait apostrophé publiquement la députée écologiste dans le cadre d’une manifestation à son encontre. Venue au procès qu’elle avait intenté, S. Rousseau avait été reçue par la reprise in extenso des propos qu’elle demandait de condamner juridiquement.
Là où l’adhérent merdeux bafouillait quelques explications confuses devant les juges, le responsable syndical réitérait les propos injurieux hors de l’enceinte du tribunal.
Cette façon de défendre et revendiquer pour lui-même le pire des autres est typique du personnage Barthès. C’est devenu une sorte de marque de fabrique.
Une marque qu’il cultive de la CR, au parlement quand il était député de l’Aude.
Il pose ainsi en lisant ostensiblement la revue spécialisée « la boucherie française » dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
Il inonde de posts comportant des images de steaks et de saucisses grillés la députée S. Rousseau qui est végane.
Il rédige un communiqué qualifié de « poisson d’avril » ?, en référence aux inondations catastrophiques de Trèbes qui ont causé 6 morts en ironisant : « Nous apprenons à l’instant que le maire d’une commune de plus de 5000 habitants de l’agglomération de Carcassonne serait mis en examen à la suite des inondations de 2018. Sources demi-sûres ! ».
Son accession au fauteuil de maire RN de Carcassonne depuis une quinzaine de jours semble lui donner des ailes.
Il se filme et se poste sur les réseaux sociaux en décrochant le drapeau européen du fronton de la mairie.
Il se filme et se poste également en signant un arrêté anti-mendicité.
Derrière le provocateur l’autoritaire n’est jamais bien loin.
Le maire de Carcassonne s’est ainsi invité dans une boucle de discussion « WhatsApp » de lycéens qui comptaient organiser une manifestation dans le centre-ville.
Il les a ni plus ni moins menacés de la police municipale et de sanctions !
Qu’un maire rappelle le cadre de la loi sur les conditions d’exercice d’une manifestation est une chose.
Qu’il le fasse en s’infiltrant dans une boucle de discussion où il n’était pas invité en est une autre.
La volonté de diriger les débats en cours dans cette boucle est manifeste, comme la volonté d’en contrôler la finalité.
Les Carcassonnais ont décroché une sacrée timbale, un « tambour », un « botch » comme on dit en Occitanie.
S’ils sont disponibles le samedi 11 avril nous invitons les Carcassonnais à la rencontre débat qu’EVAB organise le samedi 11 avril de 17 h à 19 h dans la salle de la Cimade à Béziers sur le thème « Comment s’organiser pour lutter contre l’extrême droitisation ? ».
Nous pensions localement avoir tiré le gros lot comme maire, apparemment il y a pire !
Il y aura de quoi échanger entre Béziers et Carcassonne.



































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