Avec ses pouvoirs de police générale, un-e maire doit assurer des réponses à toute situation mettant en péril la population. La commune constitue ainsi le premier maillon de l’organisation générale de la sécurité civile.
Ce que précise le ministère de l’intérieur :Villes et villages élaborent un plan communal de sauvegarde (PCS). Le PCS, outil de gestion des crises des communes, permet de préparer la réponse à tout type d’évènements pouvant impacter la population, quelle qu’en soit la nature (accident, phénomène météo, inondation, etc.). Document à visée résolument opérationnelle, il a pour objet de définir, par avance, les procédures et organisations qui seront mises en place en cas d’événement. Cette démarche permet, en situation de crise, de ne pas se poser de questions sur l’organisation à mettre en place afin de traiter l’événement de manière rapide et pertinente.
Par ailleurs, les communes sont appuyées dans ces missions par les intercommunalités qui disposent des plans intercommunaux de sauvegarde (PICS). Ce plan leur permet de solliciter les moyens mutualisés des communes-membres de l’intercommunalité.
À Cerbère, Marcel Birba, simple citoyen, s’est proposé pour mettre en place un PCS pour le village de manière efficace. Il a quadrillé le village en secteur qu’il a numéroté plutôt que de reprendre le nom des quartiers. Ce qui voulait dire de faire le tour de la commune. Dans ces secteurs, il a repéré les personnes isolées, vulnérables, âgées ou pas (un jeune peut avoir des problèmes de santé précise-t-il). Pour cela il a interrogé – sans toucher au secret médical sur les pathologies des gens – infirmiers, médecins, pharmaciens.
« J’ai coupé Cerbère en 5 morceaux en notant les personnes, leurs adresses, leurs âges, leur état de santé, etc. C’est plus simple pour accéder rapidement aux infos que le nom d’un quartier que souvent les gens ne connaissent pas. Le tout est dans un classeur joint au plan communal de sauvegarde, consultable par les autorités. En ce moment on nous annonce des orages et tout est prêt pour évacuer le camping, rassembler les personnes pour les protéger et aménager le gymnase pour un meilleur accueil. Ça aide bien les pompiers ».
Marcel a tout prévu en fonction de la situation particulière de Cerbère : accident chimique car du fret passe et s’arrête à la gare, terminus avant la frontière espagnole ; tsunami puisqu’en bord de mer ; incendie malheureusement trop fréquent ; orages, inondations ; « plan froid » car au pied des Pyrénées…
Pendant deux ans bénévole volontaire, il est aujourd’hui élu, suppléant du maire siégeant à la communauté de communes, au syndicat eau, électricité. Un adjoint pompier est responsable de la sécurité et lui, il continue son bonhomme de chemin, coordinateur il aide à tout et puisqu’il faut en permanence mettre à jour le classeur, il refait à chaque automne son tour du village et des professionnels de santé.
Un plan communal de sauvegarde est obligatoire. Compte tenu de la situation climatique, le gouvernement vient de demander aux préfets de vérifier si toutes les communes en ont un. Les citoyen-nes que nous sommes peuvent aussi le faire. C’est un document public et consultable.



































