J’en reviens pas! Il est temps de se réveiller !

par | 23 juin 2024 | Société

Les quelques jours qui arrivent sont déterminants pour notre avenir. Pourtant on entend vraiment n’importe quoi concernant cette échéance électorale provoquée par Macron avec un seul slogan : moi ou le chaos !

L’essentiel à retenir,  c’est que notre démocratie est en danger mortel. Avec cette drôle d’impression d’arriver au bout d’un cycle, l’épilogue d’une catastrophe annoncée suite à la politique collective de l’autruche qui a perduré depuis plusieurs dizaines d’années.

Pourtant, le péril néo-fasciste est réel !

Partout en Europe et dans le monde, des partis néo-fascistes s’emparent du pouvoir. Partout dans la société leurs idées xénophobes et autoritaires se répandent. et il n’est pas question de banaliser ce qui nous arrive. Pas question de normaliser un parti fondé par des Waffen SS et des partisans de l’Algérie française.

Le RN est un parti néo-fasciste. Il fantasme la pureté d’une nation refermée sur elle-même. Une nation « blanche et catholique » qui exclut et discrimine. Il promeut une guerre de civilisation. Il exalte la virilité, la masculinité toxique et la force brute. Il perpétue le racisme colonial le plus rance. Il stigmatise des boucs émissaires et désigne des ennemis intérieurs : hier c’était les les « judéo-bolcheviques », aujourd’hui les « islamo-gauchistes » ou les « écoterroristes ».

Le Rassemblement National s’inscrit dans la continuité historique des fascismes du XXe siècle. À la différence de l’Italie et de l’Allemagne des années 30, le néo-fascisme d’aujourd’hui n’est pas un mouvement de masse avec des milices armées qui tiennent la rue. Du moins pas encore. Régimes, rappelons-le,  qui sont arrivées au pouvoir suite au processus démocratique. En revanche, le RN s’est incrusté au plus profond de l’appareil répressif d’État. Il gangrène en profondeur les rangs de la police et de l’armée.

En moins de 20 ans, il a imposé ses idées dans le paysage culturel et médiatique, de la télé de Bolloré aux armées de trolls sur les réseaux sociaux. Il s’est installé peu à peu comme la première force électorale du pays. Aujourd’hui, il est aux portes du pouvoir.

Et cette prise de pouvoir possible des néo-fascistes est le prolongement logique des politiques néo-libérales et autoritaires des gouvernements précédents.

Depuis des années, droite et gauche de gouvernement comme on dit, lui préparent le terrain. Sarkozy s’est vanté de vouloir « passer les banlieues au karcher » et « débarrasser la racaille ». Il a créé un ministère de l’identité nationale et multiplié les lois sécuritaires. Hollande a proclamé l’État d’urgence. Il a arrosé la jeunesse de grenades pour passer en force sa loi travail. Il a voulu introduire la « déchéance de nationalité » dans la constitution.

Macron, lui, a supprimé le droit du sol à Mayotte. Il a interdit le port de l’abaya à l’école. Il a fait voter une loi séparatisme et une loi sur l’immigration qui reprennent les propositions du RN. Il a dissout plus d’associations que n’importe quel autre gouvernement. Il soutient aveuglément l’extrême-droite israélienne et le génocide qu’elle perpétue en terre de Palestine. En banlieue, à Sainte-Soline ou en Kanaky, il déploie une police radicalisée qui exerce une violence sans borne. Une police autorisée à mutiler en masse. Une police à laquelle il a délivré un permis de tuer.

En décrétant la dissolution de l’Assemblée Nationale, Macron offre un boulevard à l’extrême-droite pourrait bien revenir au pouvoir pour la première fois depuis le régime de Vichy.

Difficile d’imaginer la salve de mesures qui seraient adoptées en premier lieu contre les exilé·es et les personnes issues de l’immigration, les musulmans et les quartiers populaires, les personnes LGBT et les précaires, les travailleurs sociaux et les associations solidaires.

Difficile d’imaginer l’offensive brutale qui serait engagée contre les luttes sociales et écologiques. Historiquement, le fascisme a toujours cherché à écraser toutes celles et ceux qui s’opposent au régime, par tous les moyens. Impossible de se figurer les agissements d’une police en roue libre avec Bardella pour premier ministre.

Ces élections sont cruciales mais les bulletins de vote ne suffiront peut-être pas à stopper la montée du fascisme. Restons mobilisé.e.s car nous vivons un moment historique et l’heure est grave pour notre avenir. Il est temps de se réveiller

Partager sur

En Bref

< Retour à l'accueil

L'agenda Culturel

L'agenda Militant

Lettre d'informations En Vie à Béziers

Pour recevoir notre lettre hebdomadaire

La Revue de presse

Dessins et photos d'actualités

Le mot du maire de Béziers

En vie à Béziers Adhésion et/ou dons !

Le coin des lecteurs

Victoires populaires

Le temps de la colère a sonné. Nous faisons partie des 7 Français·es sur 10 favorables à un blocage total du pays le 10 septembre*. Après 8 années de pouvoir calamiteuses, le budget 2026 proposé par Bayrou est une insulte aux travailleuses, travailleurs et aux plus...

CAFÉ CITOYEN

AU CAFÉ CITOYEN PROPAGANDE ET RÉALITÉ       L’actualité nous dicte parfois le sujet du café citoyen. Celui du samedi 06 septembre débattra donc sur le surendettement de l’État français et sur l’embrouillamini du conflit israélo-palestinien. Sur ces 2...

Café associatif Barnabu

Réunion des adhérents vos envies et projets   pour la programmation dela saison 2025/2026  Chers membres, La saison dernière, l’équipe du Barnabu s’est efforcée de vous proposer une programmation dense, diversifiée et de qualité. Comme...

Monsieur le sous-préfet

Jeudi 14 et vendredi 15 août je me suis promené dans le périmètre feria avec quelques amis. Jeudi nous étions trois et six le lendemain. Sur la poitrine nous portions des messages : « Palestine solidarité » ou « Halte au génocide » ou encore « La Palestine appartient...

Au bout du fil de la presse libre

Défendons la presse libre

L’association a bénéficié en 2018 et 2019 du fonds de soutien aux médias d’information sociale de proximité / Ministère de la culture

Nombre de visites

Nombre de visites

1028583
Total Users : 1028583

dimanche 31 août 2025, 21:08

Robert Martin