La cour d’appel de Paris a confirmé que Marine Le Pen a détourné, de façon massive et organisée, des fonds publics européens pendant des années. La même décision la rend juridiquement capable de briguer la présidence de la République en 2027. Ce n’est pas une anomalie...
Les Rencontres du Maquis pour l’Émancipation 8 au 13-08 / Minerve – 34
Les Rencontres du Maquis pour l’Émancipation. Du 8 au 13 août 2026 – La Commune du Maquis Bois Bas MINERVE
Arrivée par Béziers, Carcassonne ou Narbonne : À Minerve prendre la direction Boisset. Puis suivre les indications BoisBas ou Le Maquis. C’est le même lieu, à une douzaine de kilomètres de Minerve.
Arrivée par S. Pons : Prendre la direction Narbonne. Quelques kilomètres plus loin prendre la direction Boisset, sur la droite. continuer, toujours en direction de Minerve, jusqu’à l’indication Le Maquis, à droite
Samedi 8 août
17 heures : Une usine raffine l’uranium pour les centrales nucléaires sur les hauteurs de Narbonne et tout a comme un goût de zone industrielle. Tel un personnage de Kafka qui tente de percer les secrets du château, Sébastien Navarro questionne les villageois pour comprendre ce qu’il se trame là haut. Ni scientifique ni militant chevronné, il nous dévoile le monde du nucléaire.
21 heures 30 : Diofel MOUANGA KAYA nous propose son spectacle “Slam, théâtre d’émotions”. Seul sur scène, dans une atmosphère intimiste et accompagné de la bande son de son parcours artistique. Au cours de ce spectacle, il retrace un voyage intérieur où s’entremêlent l’Afrique, la France, l’exil, l’espoir, la tendresse et la résistance.
Dimanche 9 août
11 heures : Les conflits autour de projets d’extension des (auto)routes se multiplient. Jean-Marc Ghitti propose une critique philosophique de l’aménagement du territoire qui va au delà des arguments écologistes. En
convoquant les critiques de Debord et Marcuse contre l’administration de la vie quotidienne et de l’espace, Ghitti démontre que l’aménagement des territoires est toujours au service d’un pouvoir centralisé et du développement économique. Il suggère, en creux, un autre rapport à la terre et à l’habitat.
17 heures : Vent debout contre la guerre que la société fait à la vieillesse, Lola Miesseroff soutient que le vieil âge, débarrassé de contraintes, tel par exemple le travail, peut aussi être un bel âge de la vie. Elle propose de lutter ensemble contre les formes spécifiques de la misère, de l’exploitation et de l’oppression qu’ont à subir les « anciens et les anciennes », tout en restant partie prenante des autres combats collectifs. Elle en appelle à la solidarité entre les générations, en particulier pour conquérir l’ultime liberté, celle de choisir librement sa fin de vie.
21 heures : Ce soir ça déménage sec! Entre chant, théâtre, cri de guerre et poésie, les textes d’Epilexique passent de l’intime à l’universel ,sur une musique électronique épurée, complexe et festive à la fois, jouée exclusivement sur des machines (sans ordinateur) et invitant le spectateur à danser autant avec son esprit qu’avec son corps.
Duo de reggae révolutionnaire, donc internationaliste, Acracia Sound réveille au présent les principes anti-autoritaires, irréductible ment là tout au long de l’histoire humaine !
Lundi 10 août
11heures : D’origine manouche et gitane, Ritchy Thibaud revient sur l’histoire des personnes appelées nomades ou gens du voyage par le pouvoir, soumises à un régime spécial et ayant connu la déportation dans les camps pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’attaque au racisme institutionnel qui perdure aujourd’hui, notamment à travers le droit à l’éducation, la santé, la citoyenneté, etc.
17heures : De l’équipe d’édition des 101 mots d’Élisée Reclus, composée de quatre membres, seule Pauline Couteau pourra être présente pour animer la causerie. L’œuvre d’Élisée Reclus forme un arbre au sein d’une forêt de thèmes et de projets émancipateurs encore pertinents. Ses deux branches maîtresses souvent dissociées méritent d’être réunies sur fond d’actualisation. Les 101 feuilles thématiques de cet arbre reclusien font le point sur des sujets d’actualité, comme la science, le milieu, le genre, la violence, le peuple, la révolution…
21heures30 : Cinéma. Mêlant poésie et humour, La passion du monde, de Nicolas Eprendre, fait le portrait d’une personnalité peu banale ; celle du grand voyageur, géographe de génie et homme de conviction révolutionnaire que fut Élisée Reclus. Un compagnon qui nous reste très proche et dont les analyses, à plus d’un siècle de distance, font toujours écho au nôtres.
Mardi 11 août
11heures : Dans Folies d’Espagne Freddy Gomez dresse un panorama critique de cette révolution d’Espagne où, pour la seule fois dans l’histoire, du moins aussi massive ment, un peuple en armes est monté à l’assaut du ciel avec la force de résister au fascisme tout en jetant les bases d’un monde sans domination ni exploitation. Ombres et lumières de l’activité anarchiste durant la guerre civile.
17 heures : Nedjib Sidi Moussa invite à discuter, à rebours de la fausse ou de la mauvaise conscience qui prévalent
dans les débats, au sujet du rapport au passé colonial, devenu l’une des problématiques les plus sensibles dans notre
société fragmentée. Question qui, souvent perçue à travers le prisme algérien, soulève de nombreux enjeux contemporains, par delà les controverses inhérentes aux cercles intellectuels : de la persistance niée du racisme à l’instrumentalisation de la diversité, en passant par la politisation de la présence musulmane, le tout sur fond de décomposition du vieux mouvement ouvrier et de crise du capitalisme néolibéral.
21heures30 : Monsieur Jack, Jacques Vincensini, caresse entre autres instruments, tous avec grand talent, la flûte traversière et des flûtes « bansouri » des percussions dont un tamani , un rebolo, une hadjini, des balais (de ménage), un djembé, un handpan chromatique, divers doudouks et jusqu’à un Ukulélé basse fretless… Un magnifique dessert pour les oreilles.
Mercredi 12 août
11 heures : L’industrie française de l’armement est un fournisseur de première grandeur pour les États fauteurs de guerre contre les insubordinations populaires, à commencer par l’État dit de la République française lui-même. Sayat, de l’observatoire de l’armement animera un débat visant à dégager ce qu’il serait possible d’entreprendre contre l’activité criminelle du 2e/3e exportateur mondial d’outils à tuer. Budgets militaires en forte croissance et course aux armements sont les pomesses d’une prochaine guerre généralisée.
17 heures : Avec Histoire du sabotage Victor Cachard retrace l’évolution du sabotage depuis le Moyen-Âge jusqu’aux luttes contemporaines, en montrant comment cette forme d’action s’est adaptée aux différentes formes d’exploitation et d’oppression. Du « travail à coups de sabot » d’une CGT non encore domestiquée jusqu’à nos contemporains incendies anti 5 G, il est clair que «face aux systèmes industriels aliénants, détruire c’est se défendre.
21heures 30 : Ce soir, au théâtre. Le texte de Pisser dans l’herbe est inspiré des vies de trois personnes incarcérées, deux femmes et un homme. L’histoire de Camille est imaginée à partir de leurs lettres. Un tableau de la «justice», de l’administra tion Pénitentiaire et des modes répressifs aussi nocifs et cruels que le système qui les produits.
Jeudi 13 août
11heures : Bertrand Louart, menuisier ébéniste à la coopérative Longomaï, pose de façon simple et pédagogique, le dilemme de la critique sociale actuelle : comment critiquer un système dont nous sommes matériellement hyper-dépendants ? En effet, l’histoire du capitalisme industriel est, depuis l’époque des enclosures, celle de la destruction de l’autonomie collective et individuelle. Pour sortir de cette impasse, il défend, contre tous les admirateurs de l’abondance industrielle, la réappropriation des arts et des métiers : reprendre en mains nos conditions d’existence, à la fois pour mieux vivre et saper la mégamachine.
Petite fédération rurale, La Commune du Maquis est établie sur le Hameau de Bois Bas, à 12 km. du village de Minerve (34210), en pleine campagne. Le Maquis étend ses presque 270 hectares entre la rivière Cesse et les contreforts de la Montagne Noire, à quelque 45 km. de Narbonne, 60 de Béziers, ainsi que de Carcassonne et Mazamet.
Propriété collective d’un groupement de plus de 100 personnes physiques et morales, ce lieu a été acquis pour, entre autres choses, y voir éclore des mises en pratique du dépassement de la propriété privée et la réalisation du gouvernement de soi par soi même, de par l’usage de l’autoorganisation collective.
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• Les gares SNCF les plus proches sont Narbonne et Lézignan Corbières.
• Le camping est spacieux et ombragé.
•Il y a un petit nombre de chambres et gîtes.
• Bar et restauration sur place.
Le camping, et la restauration sont à prix libre pour les personnes venant, du 8 au13août, assister aux Rencontres.
Réservations (chambres et gîtes) à : etais.emanci@laposte.net






















