La question de la viabilité de l’aéroport de Béziers/Cap d ’Agde est un serpent de mer dans le biterrois.

Avec seulement 200 000 passagers l’an dernier, sa totale dépendance à la compagnie aérienne Ryanair, la concurrence de 5 autres aéroports dans un rayon de 100 km, un déficit d’exploitation annuel de 4,7 millions d’euros, tous les clignotants sont au rouge.

Un rapport de la Chambre régionale des comptes d’Occitanie (CRCO) confirme l’extrême fragilité de l’aéroport de Béziers/Cap d’Agde.

À ce jour seules les contributions publiques maintiennent l’aéroport sous perfusion. Elles s’élèvent à 5,1 millions d’euros par an, soit 20,69 euros par passager transporté.

L’effort demandé est énorme pour les collectivités publiques, locales, départementales et régionales.

Nuage noir supplémentaire dans le ciel biterrois, la Commission européenne (suite à une plainte déposée par Air France pour concurrence déloyale) doit supprimer en avril 2024, le régime spécial qui autorise certaines aides publiques.

Cette suppression concernerait l’aéroport de Béziers/Cap d’Agde.

Jusqu’à quand un aéroport sous perfusion peut-il vivre ? C’est la question qui va être posée à tous les élus locaux dans les mois à venir.

La majorité départementale et régionale dit vouloir y répondre par le maintien du statu quo.

La Présidente de la région Occitanie, Carole Delga, avec le triple discours qui la caractérise indique ce qui pourrait être sa sortie de crise pour cette majorité.

« Placer les consommateurs en juge de paix »

Nous connaissons la réponse à cette pseudo délégation de responsabilité.

Si les subventions publiques sont légalement supprimées :

  • Ryanair abandonnera son exploitation.
  • Le consommateur - soi-disant arbitre - ira par la force des choses dans un aéroport environnant.

Mais la Présidente de la région Occitanie n’aura pas appuyé elle-même sur le bouton « Eject ».

 

 

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