Ménard réélu avec 65,60%, certes 3 points de moins qu’aux dernières municipales mais comme la participation a été meilleure qu’en 2020, il rafle plus de 4000 voix supplémentaires. Autrement dit, au vu du taux de participation plus élevé (56,43%) qu’en 2020 la mobilisation des abstentionnistes a profité au maire sortant. À ce vote pour un maire qui ne cache pas ses idées d’extrême droite, s’ajoutent les près de 9% du RN Gabaron.
On pouvait attendre un second tour avec la liste de Thierry Mathieu qui n’y arrive pas avec ses 15,24%, malgré les soutiens de Couderc, Delga et Duplaa. La gauche (LFI + le Printemps biterrois) plafonne à 10,18 %.
Que dire ?
Que sur une ville de plus de 80 000 habitants, seuls 48 223 sont inscrits et 27 214 sont allés voter.
Que les plus pauvres sont restés à la maison, et que Béziers bat des records de pauvreté.
Qu’avec ses coups d’éclat, ses passages quasi quotidiens sur les plateaux TV, radio et presse de Bolloré, Ménard est devenu « populaire » et que la gauche manque de visibilité.
Que l’union des 3 listes anti-RN et Ménard pouvait créer un élan et être au deuxième tour.
Que des conseillers régionaux ou candidats PS soutenus par Carole Delga qui les appelait à aucune alliance avec LFI, ont été rétamés (Béziers/Mathieu, Sète/Denaja, Toulouse/Briançon…)
Que les antifascistes représentent environ 28% des votants, mais n’ont pas su mobiliser l’électorat en particulier dans les quartiers hors centre-ville.
Qu’il ne soit pas normal, qu’à Béziers, aucun collectif antifa n’existe… et ce sera le thème de la soirée que vous propose notre équipe, le samedi 11 avril, à la Cimade, avec l’espoir d’en créer un.
Et avec l’envie de continuer à se battre pour Béziers !































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