Notre président a cru bon de se rendre à l’île Longue, base de sous-marins nucléaires français, dans l’avion présidentiel entouré par 4 Rafales.
Ses prédécesseurs se contentaient des motocyclistes de la Garde Républicaine en guise d’escorte de parade, lui voit plus grand.
C’est certainement l’illustration de qu’il pense quand il proclame « Pour être libre, il faut être craint et, pour être craint, il faut être puissant. »
En dehors du fait que cette mise en scène frise plus le ridicule qu’elle n’inspire la crainte, il faudrait qu’il nous explique ce qu’il entend par libre et qui gagne cette liberté.
Personne ne pensait que les peuples de l’Union Soviétique, citoyens d’une immense nation puissante et crainte se soient sentis un tant soit peu libres.
Pour atteindre son objectif de puissance, Macron compte développer la dissuasion nucléaire qui coûte déjà 7, 5 milliards par an, presque deux fois le budget de la culture.
Pourtant, sans même évoquer l’immoralité fondamentale de l’arme nucléaire, la France remplit depuis des décennies ce tonneau des Danaïdes qui n’a jamais servi à rien et surtout pas à garantir l’influence du pays dans le monde.
Si l’on veut vivre dans un pays libre, il faut que ses citoyens le soient et donc qu’ils bénéficient, entre autres, d’une autonomie maximum en matière d’alimentation, d’eau et d’énergie. Cela passe par des circuits courts dans tous ces domaines et en plus cela permet une résilience d’autant plus forte en cas d’agression.
S’il doit y avoir une nouvelle doctrine de défense peut-être serait-il temps de la penser à hauteur humaine et non depuis la base de Taverny.


























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