Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères qui n’a jamais pris aucune sanction contre Israël et ses crimes contre l’humanité, demande la démission de Francesca Albanese pour des propos qu’elle n’a jamais tenu. Il doit démissionner. (Conte Attaque)
Jaurès et la colonisation
Gilles Manceron est historien, membre de la Ligue des droits de l’homme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont avec Hassan Remaoun, D’une rive à l’autre. La guerre d’Algérie de la mémoire à l’histoire (avec Hassan Remaoun, Syros, 1993), Marianne et les colonies. Une introduction à l’histoire coloniale de la France (La Découverte, 2003) ou encore en 2007 :1885 : le tournant colonial de la République Jules Ferry contre Georges Clemenceau, et autres affrontements parlementaires sur la conquête coloniale
Jaurès et la colonisation
A l’âge de 24 ans, à l’époque de ses premiers engagements républicains, Jaurès a fait écho au discours colonialiste porté par Jules Ferry, en donnant en 1884 trois conférences où il s’est fait l’avocat de la politique coloniale, qui ont été abondamment citées par la suite pour justifier l’empire colonial. Mais Jaurès a évolué ensuite profondément à partir de 1898 et a produit de nombreux articles et discours de plus en plus critiques envers les politiques coloniales. Son humanisme et son universalisme l’ont conduit à un rejet du colonialisme. Ils qualifié l’intervention européenne en Chine en 1900 de « grand crime », et, en 1907, a dénoncé la conquête du Maroc par la France, qualifiant le massacre d’un village en 1908 d’ « attentat contre l’humanité ». La pensée de Jaurès sur la question coloniale a des échos d’une étonnante actualité à l’heure où les propos d’un journaliste à la télévision sur les « Oradours coloniaux » ont fait l’objet de dénis par des responsables politiques qui contredisent la vérité historique.



































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