( M épisode 11 ) Octobre 1920 : les fascistes lancent leurs escouades

par | 27 octobre 2022 | Extrême droite

« S’il doit y avoir une guerre civile, qu’elle ait lieu ! »

Il Fascio, organe des Faisceaux milanais, titre en pleine page, 16 octobre 1920

Quelques mois plus tôt, les fascistes étaient l’objet du mépris de tous, qualifiés de bandits, de tueurs, ou de vendus. Mais aujourd’hui nombre de ceux qui les ont raillés hier commencent à trembler.

Lors de la réunion du 10 octobre Mussolini a convaincu le conseil national des Faisceaux de combat de ne pas se présenter aux élections municipales.

Le fascisme n’est pas un rassemblement d’hommes politiques, mais de guerriers. Voilà pourquoi, le soir du 16 octobre son fondateur a rencontré le préfet de Milan. Il lui a assuré que : « Les Faisceaux s’opposeraient par tous les moyens possibles à la ruine de l’Italie souhaitée par les bolchéviques ». Il a souligné intentionnellement, « par tous les moyens possibles ». Satisfait le préfet de Milan à informé le Président du conseil Italien Giolitti.

Les Fascistes ont définitivement pris le parti de l’Etat libéral, si méprisé, ils lancent l’assaut des rouges.

A Trieste les Faisceaux ont incendié le siège du Lavoratore sans rencontrer de résistance de la part du cordon de douaniers défendant le journal ; à San Giovanni Rotondo, les carabiniers ont ouvert le feu contre les socialistes, que les fascistes affrontaient devant la mairie (onze morts et quarante blessés).

En l’espace de vingt-quatre heures, une vingtaine de morts et environ soixante-dix blessés de Trieste jusqu’aux Pouilles, de l’aube jusqu’au crépuscule.

Au cours des heures suivantes, alors que les résultats annonçaient le triomphe des socialistes aux élections municipales, on apprenait que de nouveaux Faisceaux se constituaient dans les provinces les plus rouges, à Ferrare, Bologne, Rovigo. Tous écrivaient au Comité central de Milan, réclamant des armes ou de l’argent pour en acheter.

Les fondateurs étaient des gens nouveaux, représentants de la classe moyenne. Pourtant ils ne sont pas différents des précédents, rancuniers, éclectiques, apeurés, antisocialistes.

Des fils de la guerre, mécontents de tout, remplis de ressentiments à l’égard des rouges, des libéraux et des planqués.

Mussolini sait qu’il peut surfer sur cette vague.

( Extraits de lecture du livre d’Antonio Scurati ‘’ M l’enfant du siècle ‘’ aux éditions Les Arènes )

Chaque mardi en exclusivité sur EVAB, vous avez rendez-vous avec la série ‘’M’’ qui va vous faire revivre les évènements qui ont fondé le fascisme en Italie, au siècle dernier.

Partager sur

En Bref

< Retour à l'accueil

L'agenda Culturel

L'agenda Militant

Lettre d'informations En Vie à Béziers

Pour recevoir notre lettre hebdomadaire

[sibwp_form id=1]

La Revue de presse

Dessins et photos d'actualités

Le mot du maire de Béziers

En vie à Béziers Adhésion et/ou dons !

Le coin des lecteurs

La Cimade : Cantine jeudi 12 février

Cantine Jeudi 12 février  Cher.es ami.es de Cuisine d'ailleurs, retrouvons nous si vous le souhaitez jeudi 12 février prochain entre midi et 14h, pour notre rendez vous mensuel gourmand et convivial, la cantine de l'Atelier Cuisine de la Cimade. Partageons...

Association PAÏS

En juin 1998 a été créée une association « P.A.I.S. » : POUR UN AMÉNAGEMENTINTÉGRÉ AU SALAGOU, dont l’Objet fixé est : réflexion, information, action surl'aménagement et le développement harmonieux du pays du Salagou dans lerespect de l'environnement humain et...

Au bout du fil de la presse libre

Condamnation de l'antifasciste Maja T. en Hongrie : "L'Allemagne s'est bien gardée d'intervenir" (Courrier international)

Des médias pour s'armer contre l'extrême droite

 

 

L’association a bénéficié en 2018 et 2019 du fonds de soutien aux médias d’information sociale de proximité / Ministère de la culture

Nombre de visites

Nombre de visites

1062559
Total Users : 1062559

mercredi 11 février 2026, 16:51

Didier Ribo

Description de l'auteur de l'article - co-fondateur du journal majoritaire de Béziers