On dit que tous les chemins mènent à Rome. Et si, pour une fois, quelques combats essentiels en repartaient ?
Après l’encyclique écologique de François, voilà Léon XIV qui dégaine la sienne sur l’intelligence artificielle. Et là, surprise : sous la calotte blanche, on peut trouver parfois du grain à moudre.
N’allons pas trop vite vers la canonisation car généralement, sous la soutane, il reste encore bien des choses à couper : sur les femmes, l’homosexualité, l’avortement et beaucoup d’autres sujets.
Mais reconnaissons-le : sur l’intelligence artificielle, l’angle est plutôt bon. Enfin quelqu’un, un dirigeant d’un pays qui plus est, pose le débat à la hauteur des enjeux. Car derrière les miracles annoncés par les gourous de la Silicon Valley se cachent quelques questions très terrestres : qui décide ? Qui contrôle ? Qui encaisse ? Et surtout, que devient l’humain dans tout ça ?
À l’heure où les algorithmes prétendent tout optimiser, où les milliardaires de la tech rêvent de piloter le monde depuis leurs serveurs et où les réseaux sociaux fabriquent plus souvent de l’indignation que du lien, nous avons tellement besoin de moins d’intelligence artificielle et d’un peu plus d’intelligence collective.
Quatre-vingt-dix ans après le Front populaire, l’actualité du moment n’est peut-être pas tant de commémorer que de recommencer. Faire front commun. Socialement. Culturellement. Politiquement. Retisser des liens entre celles et ceux, nombreuses et nombreux, qui refusent le repli, la haine et la résignation.
C’est précisément à cela que servent les lieux comme La Carmagnole, mais aussi La Baraquette, Le Macondo, Le QG, La Base, La Symbolique du Poulet et tant d’autres : permettre aux gens de se rencontrer, de débattre, de créer, de s’organiser et parfois même de refaire le monde au moins autour d’un verre…
Alors avant la pause estivale, remettons-en une couche!
Une conférence de plus. Un débat de plus. Une projection de plus. Une rencontre de plus. Une occasion de plus de faire vivre ce dont notre époque manque cruellement : du COMMUN !
Et à la rentrée, avec les Fourmilières et bien d’autres initiatives, nous continuerons à faire notre part. Parce qu’il faudra bien être nombreuses et nombreux pour résister à Bolloré, à son monde et à tous ceux qui rêvent de nous voir séparés les uns des autres, de nous asservir.
Amen? Parbleu non !
Plutôt RAMEN !
Et gloire au Spaghetti Monster, qui secoue les nouilles, sacrées ou non, qui bénit comme il se doit toutes celles et tous ceux qui refusent de laisser les algorithmes, les milliardaires ou l’extrême droite décider de notre avenir.
Que vive le Pastafarisme !
Nous Pasaran !
La Carmagnole





















