On l’a vu poser fièrement devant une pancarte « Va faire la soupe salope » lors des mobilisations agricoles de janvier 2024. On l’aperçoit tous les mardis en pleine lecture du journal spécialisé La Boucherie française dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. On l’observe régulièrement – non sans consternation – poster des images de steaks et de saucisses grillés à destination de l’écologiste Sandrine Rousseau. On le retrouve aujourd’hui maire de Carcassonne (Aude).
Au terme d’une campagne dominée par les peurs et la confusion, le député RN Christophe Barthès, 59 ans, a été élu avec 40,40 % des suffrages exprimés, loin devant son adversaire de droite. En l’emportant dans cette commune de 46 429 habitant·es, il offre aussi au parti d’extrême droite l’une de ses plus belles victoires. Sa première décision ? « Arrêter la mendicité en centre-ville », confiait-il peu avant son élection, ciblant « les punks à chien avec des bières à la main ».
Longtemps élu dans la ville voisine de Trèbes, où le RN s’est nourri des traumatismes, le nouveau maire de Carcassonne est accusé depuis plusieurs années de faire du « trumpisme occitan ». Une image qu’il ne renie pas : « J’aime bien Trump, si ça leur fait plaisir, ça me convient », confiait-il en 2023. Il s’est aussi maintes fois illustré sur les réseaux sociaux, comme lorsqu’il écrivait après l’affaire Crépol (Drôme) : « Le combat continue, jusqu’à ce que la racaille succombe à son tour. »
Ellen Salvi Journaliste à Mediapart



































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