On assiste depuis le 1er mai à une véritable explosion des frais de séjour pour les étrangers.
Pour séjourner en France un étranger a besoin d’un Titre de Séjour ou une carte de résident que ce soit pour vivre, travailler, étudier ou se faire soigner par exemple. Ces documents, comme d’ailleurs tous les documents administratifs de type carte d’identité ou passeport ne sont pas gratuits évidemment mais depuis le 1er mai 2026 dans le cadre du projet de loi de finances 2026, les tarifs ont explosé ! Il faut bien réduire le déficit !

Dans le cadre d’une première délivrance d’un de ces titres de séjour, il en coûtera désormais 350€ contre 225€ auparavant. Même le tarif minoré pour certains motifs a doublé passant de 75€ à 150€.
Le coût pour le renouvellement d’un titre de séjour a également augmenté : le montant du timbre fiscal est fixé à 250 €, contre 225 € avant. (100€ au lieu de 75€ pour le tarif minoré)
Vous voulez un duplicata de votre titre ?
Pas de problème, il vous faudra débourser la bagatelle somme de 350 € pour le tarif normal, et de 150 € pour le tarif minoré
Nouvelle taxe !

Parce qu’il n’y a pas de petits profits, une nouvelle taxeest mise en place pourla délivrance et le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour. (APS : document délivré notamment à des étrangers effectuant une mission de volontariat en France, ou qui sont parents d’un enfant mineur gravement malade). Son montant est de 100 €.
Devenir français devient hors de prix !
C’est sans doute la hausse la plus marquante du texte : le droit de timbre pour les demandes de naturalisation, de réintégration dans la nationalité française ou de déclaration d’acquisition de la nationalité. Elle s’élève dorénavant à 255 €, contre 55 € soit une multiplication par près de cinq.
Les visas également impactés
Le montant de la taxe pour le droit de régularisation d’un visa de long séjour valant titre de séjour ou dispensant de titre de séjour est fixé pour sa part à 300 € depuis le 1er mai, contre 200 € avant.
À tous ces montants s’ajoute le droit de timbre, désormais fixé à 50 € (contre 25 €), dû à chaque délivrance, renouvellement, duplicata ou changement de titres de séjour.
Et pour les étudiants étrangers hors UE, c’est le pompon !
Outre les montants à débourser pour obtenir leurs Titres de séjour (ils bénéficient des tarifs minorés), leurs droits d’inscription vont exploser. Dans le cadre du plan « Bienvenue en France » ( !), le gouvernement a imposé aux universités une application stricte des droits d’inscription différenciés entre étudiants européens et non-européens. Le résultat pour celles et ceux qui ne seront pas exemptés est spectaculaire !
Les droits d’inscription différenciés
2 895 € pour une licence / DUT / BUT contre 178€ pour les étudiants UE
3 941 € pour un Master contre 254€
Des coûts multipliés par 15 ou 16 parce que vous n’êtes pas européen ! On frise la discrimination !
Sans parler des APL …
À partir du 1er juillet 2026, les étudiants étrangers hors UE, EEE et Suisse et sans bourse sur critères sociaux ne pourront plus bénéficier des APL. Alors, en tout cas côté étudiant, la fronde s’organise comme à Montpellier où à l’appel d’une dizaine de syndicats tant étudiants qu’enseignants, des actions ont été menées auprès du rectorat pour dénoncer ces décrets.
Il ne faisait déjà pas bon être étranger en France mais ça devient invivable financièrement ! De là à penser qu’au-delà des recettes attendues, l’objectif est ailleurs …. Par exemple cibler les plus précaires en mettant en place une sélection par l’argent. Bien dans la philosophie de ce gouvernement !
Pauvres et étrangers ? Il faut passer à la caisse !






































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